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Louis XIV : Le roi de guerre en procès

"J'ai trop aimé la guerre..." Ces mots que Louis XIV aurait prononcés sur son lit de mort sont peut-être apocryphes. Ils n'en expriment pas moins le bellicisme qui a marqué le règne du roi et sont goût proclamé pour la guerre. Trois cents ans après la signature en 1713 du traité d’Utrecht qui a établit une paix durable en Europe, que reste t'il des ambitions militaires du roi soleil ? Du conflit de frontière à la guerre quasi mondiale en passant par le sac du Palatinat, le numéro d'avril du magazine L'Histoire ouvre le procès des guerres de Louis XIV.

La passion de la guerre

Rien n'est plus étranger à la morale princière que l'obsession de la paix . La gloire du roi a pour source principale la parure du chef de guerre let le triomphe des armes. Jamais autant que sous Louis XIV on n'observe une telle consubstantialité entre la royauté et la guerre. Repousser les frontières, conquérir des territoires ou, s'il faut se replier, s'évertuer à les défendre ou à les consolider, telle est la vocation du monarque. Au temps de la féodalité, c'était fief contre fief, seigneur contre seigneur : la guerre royale a unifié la belligérance sous l'autorité de l'État.

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Le règne de Louis XIV a porté cette logique à son comble. Cette omniprésence de la guerre (un an sur deux entre 1661 et 1715) a provoqué des changements dans tous les ordres de la société et dans l'administration de l'État. A une guerre quasi permanente, il faut des moyens, des effectifs, un armement renouvelé. On assiste à une professionnalisation de l'armée, de ses cadres, de ses techniques. Cela coûte cher, les impôts se renforcent, la population est saignée à blanc. Le recrutement des soldats ne peut plus se nourrir du volontariat ; on procède à l'enrôlement des sujets, par tirage au sort, dans la milice, qu'inventé Louvois. La guerre inspire aussi l'innovation technique, celle des armes d'abord, et particulièrement des armes à feu qui font de l'infanterie la reine des batailles, au détriment de la cavalerie. Prendre des places et les protéger implique une architecture de fortifications, dont Vauban est le grand maître d'oeuvre. Le paysage en est changé, comme ce fut le cas jadis, au temps des châteaux forts.

 

Que reste-t-il de tout cela ? Les guerres menées contre l'Europe pour renforcer la nation et solidifier les frontières assurent à Louis XIV et à ses généraux une place dans l'histoire aussi solide qu'une forteresse de Vauban. Après tout, le roi n'a-t-il pas gagné le Roussillon, Lille, Strasbourg, la Franche-Comté, donnant à la France son visage presque définitif ?

D?un autre côté, ces guerres incessantes menées notamment contre les puissances protestantes, solidement armées aussi pour la propagande, ont valu au roi de guerre une réputation exécrable. Au cœur du procès, les ravages perpétrés au Palatinat (sur lesquels L'Histoire fait un point dans ce dossier) et qui révèlent autant le martyre de la province que l'évolution de la sensibilité. La légende noire a souvent dépassé la réalité...

Louis XIV, le roi de guerre en procès. Mensuel L'Histoire, avril 2012. En kiosque et sur abonnement.

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