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Hannibal contre Rome (Guerres et Histoire)

Tous les chemins mènent à rome... Mais pourquoi donc Hannibal, pourtant maître de l'Italie après avoir anéanti les légions, n'en a-t-il jamais vu les murs ? N'aurait il pas su exploiter ses victoires, comme lui reprochaient les Anciens ? Pas si simple. Pour y répondre, le bimestriel Guerres & Histoire rouvre le dossier de la deuxième guerre punique, la plus meurtrière de l'antiquité.

 

gh octobre2015
Cannes, 216 avant J.-C. : la victoire tactique parfaite. Une idée simple, lumineuse; un piège séduisant par son esthétique et sa mécanique ; la destruction quasi intégrale du corps de bataille ennemi, pourtant deux fois plus nombreux, et un rapport de pertes de 1 à 7 ou 8 en faveur d'Hannibal. Cette bataille modèle, acmé de la deuxième guerre punique, qui survient après deux autres succès fracassants, sur la Trébie et au lac Trasimène, a été la plus étudiée de l'histoire militaire. Charles XII de Suède, Frédéric II de Prusse, Bonaparte, Moltke l'Ancien, Schlieffen, Eisenhower, Norman Schwarzkopf, pour ne parler que d'eux, l'ont méditée et retournée en tous sens, citée comme modèle absolu.

Il y a dans la deuxième guerre punique une seconde et bien plus fondamentale raison de méditer: pourquoi Rome n'a-t-elle pas reconnu sa défaite au soir de Cannes? Pourquoi n'est-elle pas entrée en négociation avec le Carthaginois borgne, comme celui-ci, en digne héritier des stratèges hellénistiques, s'y attendait? Pourquoi la République au bord du gouffre n'a-t-elle même pas voulu payer les rançons de ses 10000 prisonniers de Cannes, préférant racheter (plus cher!) et armer 8000 esclaves en échange d'une promesse d'affranchissement? Parce que, parmi les sénateurs, plusieurs sentaient et comprenaient que, quelle que soit l'ampleur d'un succès tactique, il ne délivre pas automatiquement le succès politique. Une bataille perdue n'est pas une guerre perdue. Le fossé entre la bataille, voire l'opération ou la campagne, et la guerre tout entière est immense. Il y a dans cet espace les mille jeux possibles des ressources profondes du camp mis en difficulté, la volonté de ses dirigeants politiques et militaires, ses alliés, les difficultés prévisibles de l'adversaire sur lesquelles on peut faire fond pour imaginer le redressement.

Hannibal conre Rome : l'énigme de la défaite carthaginoise. Guerres & Histoire, octobre 2015. En kiosque et sur abonnement.

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