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Les Femmes du roi : D'Agnès Sorel à Marie Antoinette

Les femmes ont de tout temps côtoyé les monarques, qu’elles soient Reines ou Favorites, procréatrices ou instruments de plaisir. Guy Chaussinand-Nogaret tente dans son nouvel ouvrage « les Femmes du roi – d’Agnès Sorel à Marie- Antoinette » de nous parler de ces personnages, non pas avec une nouvelle histoire de chacune d’entre elles, mais de manière différente en abordant leur rôle bien précis, différent, surtout complémentaire, voire indispensable.

Le rôle positif et négatif de ces Reines et Favorites

Dès l’apparition d’Agnès Sorel, les mœurs changent, la femme apporte l’élégance, la culture, mais surtout la féminité et la sociabilité dans un monde d’hommes. Qu’elles aient été Reines ou Maîtresses royales, elles ont toutes offert quelque chose de différent au Roi et à la Cour.

La Reine, de par sa place officielle et durable sauf cas rare de répudiation, joue un rôle politique au niveau des alliances comme Marie Thérèse ou est un moyen financier comme Catherine de Médicis. Assurant la dynastie, gage de légitimité et d’ordre, elle a sa place dans la vie publique du roi, mais elle peut également accéder au pouvoir comme Louise de Savoie régente, en cas d’absence du monarque.

les_femmes_du_roiDans sa vie privée, le roi peut compter sur la favorite, s’occupant des fêtes évitant ainsi l’ennui à la Cour, usant de tout son pouvoir afin que le roi resplendisse. Parvenue à cette position très convoitée par ambition et par amour du gain, peu d’entre elles ont aimé sincèrement et avec désintéressement le roi comme Louise de La Vallière. Ayant une place instable, la maîtresse royale doit savoir garder le monarque par tous les moyens, en le divertissant, en devenant son amie et confidente comme Madame de Pompadour. Elle devient ainsi un modèle, une ambassadrice du goût français et de la future couture française, favorisant les arts et l’architecture dont nous conservons de beaux monuments. Certaines arriveront très loin tel Madame de Maintenon ou auront un rôle de négociatrices, à l’origine de traités de paix. D’autres comme Agnès Sorel sauront encourager le roi à s’élever, à aimer son métier, à gouverner avec intelligence.

Servant de médiatrice dans le couple royal, la favorite doit cohabiter le plus agréablement possible avec la reine, l’une ayant besoin de l’autre, comme ce fut le cas pour Madame de Pompadour et la reine Marie Leszczynska.

Pourtant, tout n’est pas « rose », certaines ont eu une influence néfaste pour le souverain. Etant l’enjeu de cabales et d’intrigues, parce qu’elles favorisent leurs familles et leurs amis souvent à mauvais escients comme l’a fait Françoise de Foix, les favorites sont considérées comme inconscientes et immorales comme Madame du Barry, responsable de tous les malheurs du royaume en temps de crise, dernière favorite des plus frivoles et des plus dépensières, marquant la fin des maîtresses royales. Louis XVI n’en aura pas…et ce fut peut être là une grosse erreur ! Les ennemis du roi n’ayant personne sur qui décharger leur rancœur, la favorite faisant office de paravent, de bouc-émissaire, de garde-fou, ils s’attaquent à la reine et Marie-Antoinette en a « fait les frais » !

Notre avis

Sans être inintéressant et loin de là, cet ouvrage ne nous apprend rien de nouveau. Mais grâce aux exemples et extraits de Mémoires, il nous permet de reconsidérer le rôle des Maitresses Royales, de ne plus les prendre comme un objet de désir, de plaisir ou un facteur de grand désordre. Même si Chateaubriand disait « le règne des favorites avait été une des calamités de l’ancienne monarchie », cette fonction était un mal pour un bien comme le mentionnait si bien D’Argenson « il existe des fléaux autrement désastreux et qu’à tout prendre, les maîtresses sont un moindre mal ».

Les Femmes des rois : D'Agnès Sorel à Marie Antoinette, de Guy Chaussinand-Nogaret. Texto, mars 2012.

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