Rechercher dans le site
Lettre d'information

Découvrez notre lettre hebdomadaire avec toute l'actualité du site, ainsi que des éditions spéciales pour les concours que nous organisons !

S'inscrire à la lettre

Accueil Actualité Découverte d’un cimetière français en Crimée

Inscrivez-vous à notre lettre hebdomadaire: nouveaux articles, programmes télé, débats ! Lettre hebdo:   |  Ajoutez ce site à vos favoris !  |  HpT sur  |  

Découverte d’un cimetière français en Crimée

C’est lors du creusement des fondations d’un immeuble résidentiel à Sébastopol, dans la péninsule de Crimée (Ukraine), que des ossements humains ont été mis au jour ! Les fouilles entreprises par l’ONG « Dolg » (« Devoir ») ont permis la découverte d’un vaste cimetière composée de fosses communes profondes 0,8 à 1,4 mètre contenant des squelettes avec la tête orientée vers l’Occident. Les médecins légistes ont estimé que ces ossements avaient au moins 100 / 150 ans et que la moyenne d’âge ne dépassait pas 30 ans.



CrimeLa fouille a quant à elle permis entre autres de découvrir dans une tombe des boutons du 39e régiment d’infanterie de ligne de l’armée française. Ces tombes seraient donc celles d’un cimetière de soldats français déployés sous Napoléon III avec leurs camarades britanniques de 1853 à 1855 pour reprendre Sébastopol à l’armée russe. Ce siège est l’événement le plus important de la guerre de Crimée et les assiégeants Franco-britanniques furent soumis à de terribles conditions de vie liées aux rigueurs du climat, à la faim et aux mauvaises conditions d’hygiène.

Ce contexte sanitaire déplorable fut plus mortel que l’ennemi russe lui-même, engendrant dysenterie, scorbut, choléra… Si les Franco-britanniques finissent par prendre la ville, ils perdent tout de même environ 50.000 soldats. L’étude historique a montré que le site de découverte se trouve bien à l’emplacement d’un ancien cantonnement de soldats français et Arkadi Baïbourtski, directeur du musée de Sébastopol, estime qu’il s’agit selon toute vraisemblance d’un cimetière hospitalier. Pour l’heure les fouilles continuent car le cimetière semble bien plus vaste, la ré-inhumation devrait très certainement avoir lieu dans un cimetière de soldats français de la guerre de Crimée déjà existant.