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Accueil Histoire de l'Art Léonidas aux Thermopyles (David)

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Léonidas aux Thermopyles (David)

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Un petit tableau – environ vingt sur vingt huit centimètres - pour une grande bataille : Léonidas aux Thermopyles ! Caractéristique de la nouvelle vague du néoclassicisme, en opposition au style rococo, ce tableau symbolise le « beau idéal », grâce au nu du personnage en premier plan, comme furent représentées les statues de l’antiquité grecque, romaine et égyptienne. Le « beau idéal » rend aussi hommage au courage et au patriotisme du roi de Sparte.

 

 

Le peintre David

Le peintre Jacques Louis David, parent de François Boucher, fait la connaissance de Joseph Marie Vien, précurseur du retour de la peinture de l’Histoire, s’inspirant de l’art antique, en réaction au rococo. Sous son impulsion, David réalise les premières esquisses de ce futur tableau en 1799, qui est destiné à un amateur le comte Sommariva. Sur ce premier dessin, le roi Léonidas n’était présenté que de côté, avec un immense rocher à l’arrière. Le peintre passe près de quinze ans à réaliser ce tableau, jusqu’à son achèvement en octobre 1814, l’année où Napoléon abdique pour la première fois. Il est acquis par le Louvre en 1826 et le dessin est visible de nos jours au musée Fabre à Montpellier.

Léonidas est représenté nu, comme les statues grecques. A gauche, un soldat grave dans la pierre la célèbre phrase « Passant, va dire à Sparte que trois cent héros sont morts pour elle ».

 

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Leonidas aux Thermopyles, Musée du Louvre

Le fait historique

Ce tableau montre le sacrifice de Léonidas, roi de Sparte et trois cent guerriers de sa garde personnelle (et non d’autres soldats, car selon la coutume religieuse, il est interdit de batailler à cette période de l’année). Ils se font massacrer face à des centaines de milliers de soldats perses qui envahissent le nord de la Grèce, dans le défilé des Thermopyles en 480 av. J.-C.

Sachant qu’ils allaient mourir, les soldats ont des avis divergents : les uns veulent abandonner leur poste, les autres rester pour se battre. Léonidas les renvoie pour les épargner, et reste donc pour sauver le passage et la Grèce. En se sacrifiant, il devient célèbre et passe à la postérité avec toute la gloire possible.

C’est une défaite militaire, mais une victoire morale, l’emblème de la résistance grecque face à l’envahisseur, le symbole du patriotisme.

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