Rechercher dans le site
Lettre d'information

Découvrez notre lettre hebdomadaire avec toute l'actualité du site, ainsi que des éditions spéciales pour les concours que nous organisons !

S'inscrire à la lettre

Accueil Les grandes batailles La bataille d'Eylau (8 février 1807)

Inscrivez-vous à notre lettre hebdomadaire: nouveaux articles, programmes télé, débats ! Lettre hebdo:   |  Ajoutez ce site à vos favoris !  |  HpT sur  |  

La bataille d'Eylau (8 février 1807)

bataille_eylauLa bataille d'Eylau (8 février 1807) est une victoire chèrement acquise par Napoléon Ier sur les russes dans l'ancienne Prusse orientale. La bataille d'Eylau est un véritable carnage ou Napoléon Ier découvre pour la première fois l'immensité russe et la dureté de ses hivers. Il lui faudra la victoire à la bataille de Friedland, le 14 juin 1807, pour que le tsar Alexandre Ier accepte de négocier. La paix sera conclue à Tilsit.

 

 

La bataille d'Eylau : un carnage

Le 26 septembre 1806, fort de l’appui anglais et russe dans le cadre de la quatrième coalition, Frédéric-Guillaume III de Prusse adresse un ultimatum à Napoléon Ier. Celui-ci y répond par une guerre éclair dont le point d’orgue, Iéna (14 octobre 1806), lui permet d’entrer en triomphateur en Pologne, puis d’organiser le blocus économique de la Russie. Mais, pour sauver Königsberg — où est réfugié Frédéric-Guillaume III — et la Prusse-Orientale, le maréchal Bennigsen se porte contre les Français.

La bataille s’engage le 8 février 1807 au matin, sur la plaine d’Eylau, en pleine tempête. Épuisés par onze jours de marche, gênés dans leurs manœuvres et leur mobilité par la neige et la boue, les 40 000 soldats impériaux se heurtent à 60 000 Russes. Les charges des maréchaux Davout, Murat et Ney finissent par les repousser. Mais les Russes se retirent en bon ordre, sans vraie défaite, laissant derrière eux un charnier : 40 000 morts au moins, héros tragiques qui marquent la mémoire collective au point d’inspirer à Balzac l’histoire du Colonel Chabert, enseveli vivant dans une fosse commune.

Napoléon, témoignant de son émoi, ne quitte les lieux que lorsque tous les soldats sont enterrés ; puis il prend ses quartiers d’hiver sur la Vistule et réorganise son armée (ravitaillement, artillerie). Celle-ci l’emporte finalement à Friedland (14 juin), victoire menant à la signature du traité de Tilsit (7 juillet 1807).

Bibliographie

- Eylau (8 février 1807) : La campagne de Pologne, des boues de Pultusk aux neiges d'Eylau de Frédéric Naulet. Economica, 2007.

- Eylau : La bataille racontée par les soldats de Pierre Robin. 2005.

- Dictionnaire des batailles de Napoléon : 1796-1815 de Alain Pigeard. Tallandier, 2004.

A lire sur le forum



Discuter de cet article sur notre Forum Histoire