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Accueil Les grandes batailles La bataille de Valmy (20 septembre 1792)

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La bataille de Valmy (20 septembre 1792)

valmyLa bataille de Valmy est la première victoire militaire de l’armée révolutionnaire française, remportée contre l’armée austro-prussienne le 20 septembre 1792. La France révolutionnaire, qui vient de déposer son roi quelques semaines plus tôt était menacée d'une invasion par les monarchies européennes hostiles. Une armée disparate mais fortement motivée prend position sur la butte de Valmy pour barrer la route de Paris aux austro-prussiens de Brunswick. Cette bataille indécise mais d'une forte portée symbolique a sauvé la révolution française.


La France révolutionnaire entre en guerre

Tenue de contrer la puissance contre-révolutionnaire austro-prussienne, la France déclare la guerre à l’empereur François II le 20 avril 1792. Le pays est alors traversé par un même élan vers une cause commune : la défense de la patrie et de la Révolution. Exaltée par sa récente libération (la chute de la monarchie, le 10 août 1792), une partie du peuple vibre à l’unisson des discours patriotiques sur l’infaillible victoire de la Nation. Dans les zones de contact avec l’ennemi, les volontaires sont nombreux, surtout à partir de juillet 1792, après que l’Assemblée eut proclamé la patrie en danger.

Mais, en dépit de cet élan, la France, est au bord de la guerre civile et son armée, mal préparée, subit la guerre. Longwy et Verdun sont prises. Les armées ennemies pénètrent en profondeur, envahissant la Lorraine à la mi-août 1792. A Paris, la population est saisie d'une psychose de la trahison et des complots royalistes. début septembre, des bandes de tueurs agissant sous l'autorité de la Commune commettent des massacres dans les prisons ou sont entassés les suspects. La survie du gouvernement révolutionnaire ne dépend plus alors que du sort des armes.

La bataille de Valmy : une simple "canonnade"

Quoiqu’éreintées par une épidémie de dysenterie et victimes d’une guérilla rurale incessante, les troupes austro-prussiennes décident de franchir la région accidentée et boisée de l’Argonne (frontière naturelle entre la Lorraine et la Champagne), au-delà de laquelle il n’y a plus aucun obstacle naturel avant Paris. Résolu à arrêter cette progression sur la route de Châlons, Dumouriez, commandant de l’armée française, établit une ligne de défense dans la boue de l’Argonne. Rejoint par Kellermann le 19 septembre 1792, il attend le duc de Brunswick.

valmyLa victoire intermédiaire de Brunswick à la Croix-au-Bois force les Français à se replier sur le fameux plateau de Valmy pour contre-attaquer.  Après un long échange d'artillerie, les austro-prussiens montent à l'assaut. A leur grand étonnement, les français, en infériorité numérique et comptant dans leurs rangs de nombreux volontaires inexpérimentés, résistent à l'assaut, au chant de la "Marseillaise" et aux cris de "Vive la nation". Le général Kellerman galvanise ses troupes : « Camarades, voilà le moment de la victoire; laissons avancer l’ennemi sans tirer un seul coup de fusil, et chargeons-le à la baïonnette !». Surpris, les austro-prussiens s'arrêtent et battent en retraite. Réalistes, les généraux français se gardent bien de les poursuivre.

La bataille de Valmy n’ayant fait « que » cinq cents victimes, a été en fait une simple canonnade.

Une victoire symbolique, fondatrice de l'histoire nationale

Pour les révolutionnaires français, Valmy montre que l’armée, levée en hâte, mal équipée, où cohabitent volontaires, fédérés et soldats d’Ancien Régime, est unie, solidaire pour soutenir la Révolution. La victoire permet à la Ire République — fondée le lendemain de la bataille, le 21 septembre 1792 — de naître sous des auspices favorables, dans un climat de détente, malgré les massacres de septembre. A l'appel de Danton et Robespierre, la convention proclame "la République une et indivisible" le 25 septembre. Dans l'euphorie victorieuse, la jeune république remportera une victoire plus décisive à Jemmapes, en novembre 1792.

À plus long terme, la résistance du moulin de Valmy, l’image de Kellermann lançant l’assaut sabre au clair et celle des soldats chargeant aux cris de « Vive la Nation ! » en entonnant le Chant de l’armée du Rhin (la future Marseillaise) sont devenues autant d’images emblématiques qui inscrivent Valmy dans la légende révolutionnaire et républicaine. La bataille de Valmy est devenue une date clef de notre histoire nationale.

Bibliographie

- Valmy: La démocratie en armes, de Jean-Paul Bertaud. Collection Archives, 1993.

- Valmy, la patrie en danger, de Arthur Chuquet. Editions Laville, 2010.

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