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Auguste, empereur romain (63 av JC-14 apr-JC) - Biographie

augusteQuand on pense « empereur romain », les noms de Néron, Caligula, Marc-Aurèle ou Trajan viennent souvent à l’esprit, mais bien moins celui d’Auguste ! Celui-ci est pourtant le fondateur de l’Empire, et l’un de ses plus grands réformateurs. Il a même été pris en modèle par des souverains et des hommes d’Etat aussi illustres que Charlemagne ou Napoléon. Faisons donc connaissance…


 

 

Un enfant bien né ?

Le futur Auguste est né Caius Octavius le 23 septembre de l’année 63 avant Jésus-Christ (soit l’année du consulat de Cicéron), à Rome, sur le Palatin. Sa famille n’est pourtant pas l’une des plus importantes de la Ville, elle est originaire du pays volsque, dans le Latium et fait partie de l’ordre équestre. Son père est cependant gouverneur de la province de Macédoine jusqu’en 59 av-JC, et il meurt à son retour en 58. Octave l’a donc très peu connu, et c’est sa mère qui prend alors beaucoup d’importance dans sa vie. Or, Altia Baeba Caesonia est la nièce de Jules César…

Le jeune Octave est ensuite sous la tutelle de Caius Toranius, mais aussi sous la protection de sa grand-mère maternelle, Julia. C’est grâce à elle qu’il s’instruit jusqu’à ses douze ans, avec quelques-uns des plus grands maîtres de la rhétorique, et dans ce cadre qu’il se fait ses premiers amis qui joueront un grand rôle par la suite, tel Agrippa.

D’Octave à Octavien : l’héritier de César

La situation politique de Rome est de plus en plus tendue, avec comme toile de fond principale la rivalité entre César et Pompée. Très tôt, Octave se rapproche de son grand-oncle et joue un rôle politique, tout comme sa sœur, dans les intrigues qui se nouent. En 48, César fait entrer Octave au collège des pontifes et dès 45, il est en campagne militaire en Espagne contre les partisans de Pompée. Déjà apparaissent ses premiers problèmes de santé, et surtout ses difficultés à se poser en vrai chef militaire, au contraire de son ami Agrippa qui l’accompagne. La même année, Jules César, sans fils,  rédige son testament et fait d’Octave son héritier, auquel il lègue les trois quarts de ses biens.

Le dictateur est assassiné en mars 44 ; Octave est alors à Apollonie et sa vie menacée. Mais l’héritier de César décide, contre l’avis de sa mère, de rentrer à Rome pour faire valoir son droit. Il n’a donc que dix-neuf ans quand il arrive à Brindes et décide de se faire appeler Caius Julius Caesar Octavianus, ou Octavien. Il a bien l’intention de jouer un rôle central dans la résolution des guerres civiles qui continuent.

La guerre civile : d’Octavien à Auguste

En tant qu’héritier légitime de César, Octavien se pose d’abord en rival de Marc-Antoine qui se voyait bien succéder à son mentor. Pourtant, grâce à son habileté politique et l’aide militaire de ses proches (Agrippa en particulier, comme toujours), le futur Auguste parvient petit à petit à écarter son rival. Il bénéficie entre autres du soutien de Cicéron, qui doit lui permettre d’avoir l’appui décisif du Sénat.

Antoine est alors battu à Modène en 43, les deux consuls en exercice sont tués et Cicéron a planifié d’être consul avec le jeune homme…mais le Sénat refuse ! C’est l’un des points importants durant les premières années de la trajectoire politique du futur empereur, qui va voir dans le Sénat son principal adversaire. En effet, les vénérables sénateurs ne voient pas d’un bon œil la montée en puissance de celui qui pourrait devenir un nouveau César, plus jeune qui plus est ! Octavien ne se démonte cependant pas et obtient finalement le consulat, et organise la punition des assassins de César. A la fin de l’année 43, il est clair qu’Octavien a pris le dessus sur ses adversaires et, après d’âpres négociations, il obtient le ralliement de Marc-Antoine et de Lépide, pour former le triumvirat.

Il est temps pour les assassins de César de payer : ils sont traqués l’année suivante, et battus à Philippes ; les principaux comploteurs, Cassius et Brutus, se suicident. Les triumvirs se partagent alors le monde romain, pas encore un empire, et le dernier danger, Sextus Pompée, est écrasé en 36.

L’accalmie dure toute fois peu de temps, tant la rivalité n’a cessé entre Antoine et Octavien, malgré le mariage de la sœur de celui-ci avec le premier. Le futur Auguste est de plus en plus populaire, alors que parallèlement Antoine tombe sous la coupe de Cléopâtre ; Lépide est lui rapidement écarté, et ses provinces d’Afrique tombent entre les mains d’Octavien. La guerre éclate entre les deux héritiers de César, pour aboutir à la bataille d’Actium (31 av-JC) : Antoine et Cléopâtre sont défaits, Octavien devient le seul maître de Rome.

Auguste et les débuts du principat

Dès 38, Octavien a obtenu le titre d’imperator ; mais sa victoire contre Antoine lui permet une accumulation des titres, et donc des pouvoirs : princeps senatus en 28 (cette année, il accomplit son sixième consulat, avec Agrippa pour collègue), Augustus (Auguste) en 27, il obtient aussi la puissance tribunicienne en 23. Son imperium est renouvelé pour dix ans.

Sans que cela soit vraiment officiel, c’est bien un nouveau régime qui s’installe à la place de la République : le principat. Auguste, malgré ses discours qui insistent sur l’importance du Sénat et du peuple, est bien le seul décideur. Il enchaine alors les réformes, soutenus par Agrippa, mais aussi Mécène : armée, administration, organisation des provinces, ainsi que de grands travaux à Rome : il modèle ce qui devient l’Empire, pour les siècles à venir.

Une fin de règne difficile

La paix intérieure ne signifie pas évidemment la paix avec les voisins. Auguste doit s’employer, et surtout envoyer le talentueux Agrippa mater les différentes menaces qui entourent l’Empire. Il s’agit avant tout de consolider les frontières, plutôt que d’agrandir le territoire de Rome : il fixe les limites de l’Empire sur l’Euphrate, face aux Parthes ; au Nord, il repousse les frontières jusqu’au Danube. Toutefois, il connait un revers traumatisant en 9 apr-JC, quand le légat Varus est massacré avec trois légions contre les Germains. C’est alors Tibère qui prend le relais, mais l’empereur doit se résoudre à reporter la frontière à la gauche du Rhin.

Son règne est de plus en plus douloureux : à ses problèmes de santé s’ajoutent des conspirations (comme celle de Cinna, en 16-13 av-JC), et surtout des problèmes de succession. En effet, Auguste, malgré plusieurs mariages (dont le dernier avec Livie), n’a toujours pas de fils. Il a adopté Caius et Lucius en 17 av-JC, mais ils meurent avant lui…Il finit par adopter Tibère, fils de Livie, en 4 apr-JC. De plus, Auguste voit ses amis et compagnons mourir tous aussi avant lui : Agrippa, Mécène, ou Drusus. C’est donc presque seul qu’il s’éteint à son tour le 19 août 14 apr-JC ; il est divinisé la même année, comme il avait auparavant divinisé César.

Tibère lui succède.

Bibliographie non exhaustive

- P. COSME, Auguste, Perrin, 2005 (réédité chez Tempus en 2009).

- Suétone, Vies des douze Césars. Folio, 2009.

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