9 avril : dans la nuit, l'Allemagne envahit le Danemark ainsi que la Norvège, profitant de se puissance aérienne. L'objectif est de couper court à toute tentative de débarquement Allié en Europe du Nord, et de sécuriser l'approvisionnement en fer en provenance Suède, qui transite une partie de l'année par le port de Narvik. La Norvège cèdera deux mois plus tard, le 9 juin.
14 avril : les premières troupes britanniques débarquent en Norvège dans les environs de Narvik et de Namsos.
19 avril : les troupes françaises viennent renforcer le corps expéditionnaire britannique de Norvège.
9 mars : la France envoi une délégation en Norvège pour récupérer une quantité importante d'eau lourde. Il sera transféré en Angleterre le 17 juin après la débâcle française et sera exploité pour les recherches atomiques.
12 mars : signature du traité de Moscou: les Finlandais cèdent environ 10% de leur territoire à l'URSS.Le soutien des Alliés n'a pu se concrétiser, au vu de la complexité d'acheminer des troupes à travers les pays scandinaves , officiellement neutres.
14 mars : en Palestine, Ben Gourion déclare se méfier de la Grande Bretagne, qui ne serait pas favorable au mouvement sioniste. Il cherchera par la suite un appui du côté des Etats-Unis.
28 mars : la Grande Bretagne et la France s'engagent mutuellement à ne pas signer d'accord de paix avec l'Allemagne sans l'accord de l'autre partie. Le débarquement à Narvik étant annulé, décision est prise d'installer des mines au large de la Norvège.
30 mars : le Japon place Wang Jingwei à la tête du "gouvernement central de la République Chinoise", état fantoche à la botte de l'occupant, dont la capitale est Nankin.
23 février : En Palestine, la Grande-Bretagne décrète des ordonnances qui limitent de manière considérable la possibilité pour les Juifs d'acquérir des terres. Des manifestations violentes de militants sionistes s'opposent aux forces Britanniques.
5 février : les Alliés prennent la décision, lors d'un conseil suprême, d'organiser un débarquement militaire à Narvik, en Norvège.
26 janvier : De Gaulle, encore Colonel, écrit à 80 personnalités sous la forme d'un mémorandum et les exorte de "Doter la France d'un corps de réserve mécanique" avant qu'il en soit trop tard.
Dimanche 7 janvier : pour pallier à l'échec de ses troupes en Finlande, Staline nomme à la tête des forces d'invasion le général Timochenko.
Samedi 6 janvier :face à la situation en Europe, le président des Etats-Unis Franklin Roosevelt demande au Congrès d'accroître de 1,8 milliard de dollars le budget des forces armées.
Vendredi 5 janvier : sur la route reliant Suomussalmi à Raate, les Finlandais s'en prennent à présent à la 44ème division soviétique.
Jeudi 4 janvier :le gouvernement polonais en exil commence à reconstituer officiellement son armée en France.
Mercredi 3 janvier : les Finlandais infligent un nouveau camouflet aux Soviétiques. Cette fois, leur aviation bombarde Leningrad de tracts.
Mardi 2 janvier : en Bohême, les Allemands lancent un nouveau coup de filet contre la résistance anti-nazie, arrêtant de nombreux journalistes et d'anciens officiers de l'armée tchécoslovaque.
Lundi 1er janvier : reconnaissant de fait, contrairement à ses déclarations précédentes, le gouvernement finlandais légitime, Staline charge l'ambassadrice d'URSS en Suède, d'entamer des négociations avec la Finlande.
Dimanche 31 décembre : devant la stagnation de la production industrielle, le gouvernement français prend de nouvelles mesures, notamment par un recours accru à la main d'oeuvre féminine.
Samedi 30 décembre : en Chine, pays dont le Japon a entamé la conquête le 8 juillet 1937, Wang Jingwei, rival exilé du premier ministre et généralissime chinois Chiang Kaï-chek, propose aux Japonais d'installer un gouvernement fantoche.
Vendredi 29 décembre : la défaite soviétique se mue en déroute et la 163ème division est complètement détruite, laissant aux Finlandais de grandes quantités de matériel.
Jeudi 28 décembre : autour de Suomussalmi, la 163ème division soviétique s'effondre. Inaugurant une tactique qu'ils nomment motti, les Finlandais, grâce à leur mobilité, en isolent de petits groupes, qu'ils anéantissent ensuite les uns après les autres.
Mercredi 27 décembre : les Finnois renouvellent leur contre-attaque, victorieusement cette fois, et leurs adversaires battent en retraite. La bataille de Kelja entérine définitivement l'échec de l'offensive initiale de l'Armée Rouge, qui se met sur la défensive et attend de se renforcer et se réorganiser.
Mardi 26 décembre : alors que les Russes tentent de renforcer leurs gains de la veille, les Finlandais contre-attaquent, sans succès.
Lundi 25 décembre : les Soviétiques renouvellent leur attaque contre la portion est de la ligne Mannerheim. Ils tentent cette fois de passer par le lac Suvanto, gelé, dans le secteur de Kelja. Ils parviennent à établir des têtes de pont sur l'autre rive.
Dimanche 24 décembre : alors qu'elle attaquait pour dégager la 163ème division, la 44ème division soviétique se retrouve elle aussi bloquée et isolée par les Finlandais dans la région de Suomussalmi.
Samedi 23 décembre : plusieurs nations sud-américaines adressent aux belligérants une protestation contre l'engagement naval du 17 décembre dans le Rio de la Plata, qui selon eux constituait une violation de leur neutralité.
Vendredi 22 décembre : l'Allemagne signe un accord commercial avec la Roumanie. Ce traité important permet aux Allemands d'assurer leur approvisionnement en pétrole.
Jeudi 21 décembre : les forces soviétiques qui attaquaient le nord de la Finlande sont stoppées à leur tour, dans le secteur de Kemijärvi, par une contre-attaque finnoise.
Mercredi 20 décembre : après s'être réfugié en Argentine avec son équipage, le capitaine de l'Admiral Graf Spee, Hans Langsdorff, se suicide dans sa chambre d'hôtel de Buenos Aires.
Mardi 19 décembre : les chefs de gouvernement alliés, réunis à Paris, se mettent d'accord sur une intervention directe en Scandinavie. Le but en sera de couper les Allemands de leur approvisionnement en fer, tout en aidant matériellement la Finlande - sans pour autant risquer une confrontation directe avec l'URSS.
Lundi 18 décembre : Adolf Hitler promet à Vidkun Quisling, le leader des fascistes norvégiens, des subsides en échange de l'aide de ses partisans en cas d'invasion allemande de la Norvège.
Dimanche 17 décembre : endommagé, attendu par une importante flotte alliée dans l'estuaire du Rio de la Plata, et ne pouvant rester plus de 72 heures dans un port neutre, le navire allemand Admiral Graf Spee se saborde quelques minutes après sa sortie du port de Montevideo.
Samedi 16 décembre : les Soviétiques changent de stratégie et lancent une offensive tout à l'ouest de la ligne Mannerheim, à Summa. Elle durera jusqu'au 22, mais échouera comme la précédente.
Vendredi 15 décembre : le premier ministre britannique, Neville Chamberlain, visite le corps expéditionnaire du Commonwealth en France.
Jeudi 14 décembre : Hitler ordonne à ses généraux de préparer un plan d'invasion de la Norvège. Il craint - à juste titre - que les Alliés ne cherchent à faire de même pour couper son approvisionnement en minerai de fer, en prenant prétexte de leur aide à la Finlande, par exemple, pour intervenir en Scandinavie. En effet, l'Allemagne est pauvre en gisements de ce minerai et importe son fer de Suède par bateau ; mais en hiver, la mer Baltique est gelée : le fer suédois transite donc par le port norvégien de Narvik, que le courant chaud du Gulf Stream laisse libre de glaces toute l'année.
Mercredi 13 décembre : alors qu'il s'en prenait depuis le début de la guerre aux navires de commerce alliés dans l'Atlantique, le "cuirassé de poche" allemand Admiral Graf Spee est enfin intercepté par deux croiseurs britanniques et un néo-zélandais au large de l'estuaire du Rio de la Plata. Le navire allemand est plus puissant, mais ne peut répliquer à ses trois adversaires en même temps. Endommagé, il doit se réfugier dans le port neutre de Montevideo, en Uruguay.
Mardi 12 décembre : utilisant la même tactique, les Finlandais rééditent leur succès plus au sud, à Tolvajärvi, isolant une autre division soviétique, la 139ème.
Lundi 11 décembre : dans le centre de la Finlande, à Suomussalmi, les Finnois contre-attaquent et isolent complètement la 163ème division soviétique de ses arrières. Les troupes russes, très motorisées, sont en effet tributaires de rares routes, alors que les Finlandais, qui n'ont qu'un armement léger, peuvent se déplacer à skis à travers les forêts et les lacs gelés.
Dimanche 10 décembre : l'élan de solidarité internationale envers la Finlande se poursuit, avec l'octroi d'un prêt de 10 millions de dollars par le gouvernement américain.
Samedi 9 décembre : alors que Helsinki est violemment bombardée par l'aviation soviétique, les Alliés décident d'aider la Finlande par l'envoi de matériel de guerre, l'URSS étant un allié circonstanciel de l'Allemagne. L'Italie commence à faire de même, avec la complicité tacite de l'Allemagne. S'en rendant compte, l'Union Soviétique décrète le blocus des ports finlandais.
Vendredi 8 décembre : les Etats-Unis adressent à la Grande-Bretagne une protestation officielle contre le blocus des côtes allemandes, qui, selon Washington, porte atteinte à la liberté de commerce,
Jeudi 7 décembre : les autres pays scandinaves proclament leur neutralité dans le conflit qui oppose la Finlande à l'URSS, mais quelques unités de volontaires, surtout suédois, commencent à se former pour venir en aide aux Finlandais.
Mercredi 6 décembre : le premier assaut soviétique contre l'extrémité orientale de la ligne Mannerheim, à Taipale, se solde par un échec sanglant. Les autres tentatives, jusqu'au 12 décembre, seront tout aussi infructueuses et coûteuses en hommes.
Mardi 5 décembre : l'armée Rouge, qui progresse lentement en raison du nombre restreint de routes carrossables et de l'hiver rigoureux, arrivent au contact de la ligne Mannerheim à proximité du golfe de Finlande.
Lundi 4 décembre : les Soviétiques, estimant que le gouvernement finlandais légitime est celui de leur fantoche Kuusinen, rejettent une offre de médiation des Suédois.
Dimanche 3 décembre : le sol allemand subit son premier raid à bombes réelles, bien qu'il s'agisse d'une erreur. Au retour d'une attaque contre des navires allemands, un bombardier britannique croit se délester d'une bombe en pleine mer, mais elle explose sur l'île de Helgoland.
Samedi 2 décembre : alors que l'Armée rouge progresse lentement le long des rares routes enneigées qui s'enfoncent au coeur de la Finlande, un gouvernement finlandais communiste fantoche, présidé par Otto Kuusinen, est installé à Terijoki.
Vendredi 1er décembre : les Finlandais n'offrent pour l'instant aux Soviétiques qu'une résistance symbolique. En Carélie, ils se replient sur la "ligne Mannerheim" (du nom de leur commandant en chef), un ensemble de fortifications légères et d'obstacles antichar situé en retrait de la frontière.
Jeudi 30 novembre : l'Armée rouge attaque la Finlande. Elle déploit 500.000 hommes contre 130.000 Finlandais. La ligne de front principale se situe dans l'isthme de Carélie, au sud, tandis que des attaques secondaires ont lieu dans le centre et le nord du pays.
Mercredi 29 novembre : l'Espagne franquiste ratifie un traité d'amitié avec l'Allemagne. Selon ses clauses, la marine allemande pourra notamment utiliser les ports espagnols.
Mardi 28 novembre : le gouverneur général de Pologne, Hans Frank, ordonne, à la suite du déplacement des Juifs polonais dans des "zones de quarantaine" (les ghettos), qu'y soient mis en place des "conseils juifs" (Judenräte).
Lundi 27 novembre : suite à l'incident de Mainila, l'Union soviétique dénonce le pacte de non agression quelle avait signé avec la Finlande en 1932.
Dimanche 26 novembre : sept obus tombent sur le village soviétique de Mainila, à 800 mètres de la frontière finlandaise. L'URSS dénonce une agression finlandaise et exige le retrait complet des troupes finnoises de l'isthme de Carélie ; en réalité, l'incident a très probablement été monté de toutes pièces par les Soviétiques pour servir de casus belli.
Samedi 25 novembre : une équipe démineurs britanniques parvient à désamorcer, démonter et analyser une mine magnétique allemande, rendant possible la mise au point d'une contre-mesure. Pendant ce temps, l'URSS lance un ultimatum à la Finlande, la sommant de démilitariser une zone tampon profonde de 25 km le long de sa frontière.
Vendredi 24 novembre : la répression allemande en Tchécoslovaquie se poursuit, avec l'exécution de 120 étudiants arrêtés lors des manifestations de la semaine précédente.
Jeudi 23 novembre : tous les habitants juifs du gouvernement général de Pologne se voient contraints de porter un signe distinctif, en l'occurrence un brassard blanc frappé de l'étoile de David.
Mardi 21 novembre : le chancelier britannique Neville Chamberlain décrète que tout navire de commerce allemand arraisonné par la Royal Navy sera saisi au titre des dommages de guerre, en représailles aux destructions causées par les mines allemandes.
Lundi 20 novembre : pendant que des avions allemands commencent à mouiller des mines magnétiques dans l'estuaire de la Tamise, Hitler ordonne de reprendre les préparatifs pour une offensive à l'Ouest, la météo s'étant améliorée.
Dimanche 19 novembre : une vague de répression nazie frappe la Tchécoslovaquie, avec plusieurs dizaines de milliers d'arrestations, pendant que trois opposants sont exécutés.
Samedi 18 novembre : le paquebot néerlandais Simon Bolivar est coulé en mer du Nord, par une des nouvelles mines magnétiques que les Allemands commencent à utiliser massivement contre le commerce maritime allié.
Vendredi 17 novembre : alors que la Tchécoslovaquie voit grandir l'agitation contre l'occupant allemand, l'ancien président Edvard Benes, en exil à Paris, y créée un "Comité national tchèque".
Jeudi 16 novembre : une nouvelle offre de médiation, cette fois formulée par le roi Carol II de Roumanie, est rejetée par les belligérants des deux camps.
Mercredi 15 novembre : en France, la mobilisation industrielle oblige à revenir sur les acquis sociaux du Front populaire. La semaine de travail est ainsi portée de 40 à 43 heures.
Mardi 14 novembre : les Alliés décident qu'en cas d'invasion allemande de la Belgique, ils entreront dans ce pays et installeront leur ligne de défense principale sur la rivière Dyle.
Lundi 13 novembre : échec des pourparlers soviéto-finlandais à Moscou. Pendant que la Finlande mobilise son armée, Staline ordonne à ses généraux d'en préparer l'invasion.
Dimanche 12 novembre : les gouvernements alliés rejettent une offre de médiation de la part du roi des Belges Léopold III et de la reine des Pays-Bas Wilhelmine.
Samedi 11 novembre : le ministre allemand des Affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, réaffirme que son pays respectera la neutralité des nations du Benelux.
Vendredi 10 novembre : face aux rumeurs d’offensive à l’Ouest, la Suisse décrète une mobilisation générale préventive.
Jeudi 9 novembre : au cours d’une opération audacieuse, le contre-espionnage allemand parvient à kidnapper deux agents du renseignement britannique à Venlo, une ville frontalière néerlandaise.
Mercredi 8 novembre : attentat à la bombe manqué contre Adolf Hitler à Munich. Son auteur, l’opposant bavarois Georg Elser, est arrêté et emprisonné.
Mardi 7 novembre : le mauvais temps oblige le haut-commandement allemand à reporter l’offensive prévue pour le 12 novembre.
Lundi 6 novembre : dans le ciel de Lorraine, 27 chasseurs allemands Messerschmitt Bf-109 interceptent un avion de reconnaissance et son escorte de 9 chasseurs français Curtiss H-75, mais essuient une cuisante défaite, perdant 14 des leurs sans abattre aucun avion français.
Dimanche 5 novembre : Hitler fixe au 12 novembre le début du « Plan jaune », l’invasion de la France via les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg.
Samedi 4 novembre : le cargo City of Flint, après avoir quitté Mourmansk, est finalement arraisonné par la marine norvégienne en tenant d’entrer illégalement dans le port de Haugesund. Les marins allemands sont internés et le navire est rendu à ses propriétaires légitimes américains.
Vendredi 3 novembre : les négociations soviéto-finlandaises se poursuivent mais achoppent sur le port militaire de Hangö, que les Soviétiques veulent obtenir, mais que les Finlandais refusent de leur céder.
Jeudi 2 novembre : en vue d’une offensive imminente à l’Ouest, Hitler rappelle à Berlin, pour consultation, ses ambassadeurs en Italie et en Union Soviétique.
Mercredi 1er novembre 1939 : aux Pays-Bas, l’état de siège est décrété dans les provinces frontalières de l’Allemagne.
Mardi 31 octobre : la Royal Navy lance une opération de grande envergure pour trouver et détruire les cuirassés de poche allemands Admiral Graf Spee et Deutschland, qui s’en prenne depuis les premiers jours de la guerre aux navires de commerce alliés et neutres.
Lundi 30 octobre : l’URSS annexe à son tour officiellement les territoires qu’elle a conquis sur la Pologne, pour les intégrer aux républiques socialistes soviétiques d’Ukraine et de Biélorussie.
Samedi 28 octobre : dans un contexte de persécutions antisémites croissantes en Allemagne et en Pologne, la SS propose au gouvernement allemand d’imposer aux Juifs le port d’un signe distinctif, l’étoile jaune.
Vendredi 27 octobre : la Belgique proclame officiellement sa neutralité.
Jeudi 26 octobre : le dignitaire nazi Hans Frank est nommé à la tête du Gouvernement général de Pologne, l’autorité qui dirige les territoires polonais occupés par les Allemands mais non annexés au Reich.
Mardi 24 octobre : après un long transit via la Roumanie puis la Syrie, les réserves d’or du gouvernement polonais en exil arrivent à Paris.
Lundi 23 octobre : poursuivi par la marine britannique, le cargo américain City of Flint, arraisonné trois semaines plus tôt par le cuirassé de poche allemand Deutschland, se réfugie à Mourmansk, en URSS.
Dimanche 22 octobre : une délégation finlandaise part pour Moscou en vue de nouvelle négociations avec Staline.
Samedi 21 octobre : traité entre l’Allemagne et l’Italie à propos des habitants du Haut-Adige, région italienne peuplée d’une forte minorité germanophone. Les membres de celle-ci pourront choisir la nationalité allemande et s’installer en Allemagne.
Vendredi 20 octobre : le pape Pie XII publie l’encyclique Summi Pontificatus, texte qui condamne le racisme et les dictatures.
Jeudi 19 octobre : face à la pression allemande, le haut-commandement français décide d’évacuer la ville de Forbach, du côté français de la frontière.
Mercredi 18 octobre : à Stockholm, rencontre entre les chefs d’État scandinaves en vue d’évaluer la menace nouvellement posée par l’URSS en mer Baltique.
Mardi 17 octobre : la Turquie, à qui l’URSS avait proposé un traité de défense, rompt les négociations.
Lundi 16 octobre : les Allemands lancent une contre-offensive limitée pour reprendre aux Français les avant-postes qu’ils avaient conquis en Sarre le mois précédent.
Dimanche 15 octobre : face aux velléités soviétiques, la Finlande instaure le service militaire obligatoire.
Samedi 14 octobre : après être resté immergé toute la journée pour ne pas être repéré, l’U-47 passe à l’attaque et envoie par le fond le cuirassé HMS Royal Oak, avant de s’échapper en toute impunité de la rade.
Vendredi 13 octobre : le sous-marin allemand U-47, aux ordres du lieutenant de vaisseau Günther Prien, parvient à s’introduire dans la base navale britannique de Scapa Flow en passant par une brèche de 17 mètres seulement, dans le barrage anti-sous-marin qui en bloque l’accès.
Jeudi 12 octobre : continuant son expansion vers la Baltique, l’URSS propose à la Finlande d’échanger des territoires stratégiques au nord de Leningrad, contre des étendues forestières vides d’hommes en Carélie. La Finlande refuse.
Mercredi 11 octobre : le Président du Conseil français Édouard Daladier rejette la proposition de paix séparée, faite par Hitler dans son discours du 6 octobre. Pendant ce temps, les militaires français font sauter tous les ponts sur le Rhin, à l’exception d’un seul.
Mardi 10 octobre : en conséquence du pacte germano-soviétique, l’URSS contraint la Lituanie à signer un traité d’assistance mutuelle, similaire à ceux conclus précédemment avec la Lettonie et l’Estonie et offrant des bases militaires aux Soviétiques.
Lundi 9 octobre : l’armée allemande reçoit l’ordre de commencer ses préparatifs en vue d’une offensive contre la France.
Dimanche 8 octobre : la Prusse occidentale, la Haute-Silésie et le corridor de Dantzig sont officiellement intégrés à l’Allemagne.
Samedi 7 octobre : en prélude à l’annexion formelle de vastes régions, jusque-là polonaises, au Reich, Hitler ordonne qu’en soient expulsés les habitants de souche polonaise.
Vendredi 6 octobre : dans un discours au Reichstag, Hitler annonce officiellement la fin de la campagne de Pologne. Celle-ci aura coûté la vie à 16.000 soldats allemands, 1.500 Soviétiques et 66.000 militaires polonais, mais les pertes civiles sont particulièrement élevées.
Jeudi 5 octobre : après des combats difficiles dans une région partiellement marécageuse, et un dernier baroud d’honneur des Polonais, le Groupe de Polésie dépose les armes. Il capitulera formellement le lendemain à 10 heures.
Mercredi 4 octobre : le premier secrétaire du Parti communiste français, Maurice Thorez, déserte de l’unité militaire dans laquelle il était mobilisé. Il parviendra à se réfugier à Moscou.
Mardi 3 octobre : les Allemands intensifient leurs attaques autour de Kock, dans le centre du pays, où résiste encore la dernière unité organisée de l’armée polonaise, le Groupe opérationnel indépendant de Polésie.
Lundi 2 octobre : la Royal Air Force britannique effectue son premier raid nocturne sur la capitale allemande Berlin. Au cours de cette attaque, seuls des tracts de propagande sont largués.
Dimanche 1er octobre 1939 : les défenseurs polonais de la presqu’île de Hel, qui ferme la baie de Dantzig, capitulent à leur tour après un siège de plus de deux semaines.
Samedi 30 septembre : après que le gouvernement polonais, qui s’était réfugié en Roumanie, ait été interné par les autorités roumaines, un nouveau gouvernement polonais en exil est formé à Paris, sous la présidence du général Wladyslaw Sikorski.
Vendredi 29 septembre : la forteresse de Modlin, ville située au nord-ouest de Varsovie et assiégée depuis le 13 septembre, capitule. À Londres, le gouvernement britannique rejette officiellement les offres de paix séparée faites par les Allemands.
Jeudi 28 septembre : au cours d’une des dernières contre-attaques de la campagne, un groupement polonais improvisé à partir d’unités de gardes-frontières parvient à reprendre la ville de Szack à la division soviétique qui l’avait occupée.
Mercredi 27 septembre : la garnison de Varsovie repousse dans la matinée le second assaut massif des Allemands en quarante-huit heures. Mais la nourriture se fait rare et surtout, les derniers combats ont détruit les canalisations d’eau potable. Pour éviter un inutile massacre de la population civile, les défenseurs choisissent de capituler.
Mardi 26 septembre : en France, le gouvernement interdit le parti communiste, qui conformément aux directives de Moscou consécutives au pacte germano-soviétique, menait jusque-là une vigoureuse campagne contre la guerre.
Lundi 25 septembre : malgré le fait que la campagne de Pologne se limite désormais à réduire les dernières poches de résistance armée, l’Allemagne commence à subir les effets du blocus allié, et instaure le rationnement du pain et la farine.
Dimanche 24 septembre : l’artillerie française bombarde la rive allemande du Rhin. Pendant ce temps, les Allemands se préparent à donner l’assaut final contre Varsovie.
Samedi 23 septembre : le 25ème régiment de lanciers polonais charge à cheval les éléments avancés de la 8ème division d’infanterie à Krasnobrod. L’unité de reconnaissance de la division allemande contre-attaque, également à cheval : c’est l’un des derniers combats de cavalerie de l’histoire. Le dernier mot reste aux Polonais.
Vendredi 22 septembre : les dernières résistances polonaises cessent dans la poche de la Bzura. Les Allemands vont pouvoir redéployer leurs forces pour resserrer l’étau sur Varsovie.
Jeudi 21 septembre : dans l’est de la Pologne, ce qui reste de l’armée polonaise tente de percer en direction des Carpates, dans l’espoir d’échapper à la capture en se réfugiant en Roumanie. Seul le groupement de cavalerie du général Wladyslaw Anders y parviendra.
Mercredi 20 septembre : toujours suivant les dispositions du pacte germano-soviétique, les troupes allemandes commencent à évacuer certaines zones conquises pour les laisser à l’Armée Rouge, notamment dans le secteur de Lwow.
Mardi 19 septembre : les Soviétiques s’emparent de Wilno (l’actuelle Vilnius) après une résistance symbolique de la part des troupes polonaises, qui ont reçu l’ordre de ne pas s’opposer à l’Armée Rouge. Plus au sud, Allemands et Soviétiques font leur jonction à Brest-Litovsk.
Lundi 18 septembre : quelques éléments polonais parviennent à s’échapper de la poche de la Bzura et à rejoindre le périmètre défensif de Varsovie. Mais le reste des troupes polonaises de la nasse, soit 170.000 hommes environ, est pris au piège.
Dimanche 17 septembre : conformément au protocole secret du pacte de non-agression signé le 23 août 1939 par l’Allemagne et l’URSS, les troupes soviétiques attaquent la Pologne à leur tour. En mer du Nord, les Britanniques perdent le porte-avions HMS Courageous, coulé par l’U-Boot qu’il poursuivait.
Samedi 16 septembre : les forces allemandes combinées tentent de prendre à revers les défenses de la capitale polonaise en attaquant le faubourg de Praga, mais elles sont repoussées. Les Allemands doivent se résoudre à assiéger Varsovie.
Vendredi 15 septembre : arrivant par le nord, le Ier corps d’armée allemand achève l’encerclement de Varsovie en effectuant sa jonction avec la VIIIème armée.
Jeudi 14 septembre : les Allemands achèvent la conquête de Gdynia, au nord-ouest de Dantzig, la seule base navale polonaise. Les navires qui ont pu s’échapper se réfugient en Grande-Bretagne, pendant que les derniers défenseurs polonais de ce secteur se retranchent dans la presqu’île de Hel.
Mercredi 13 septembre : durant la bataille de la Bzura, les Polonais réussissent à libérer Lowicz et infléchissent leur progression en direction de Varsovie, dans l’espoir d’en renforcer la garnison.
Mardi 12 septembre : constatant son impuissance à soulager les Polonais, le commandant en chef français Maurice Gamelin ordonne d’arrêter l’avancée des troupes françaises dans la Sarre.
Lundi 11 septembre : pendant que les premiers soldats du corps expéditionnaire britannique débarquent en France, les Allemands réduisent la poche de Radom, capturant 60.000 soldats polonais.
Dimanche 10 septembre : dans le sud de la Pologne, la 10ème brigade de cavalerie motorisée polonaise parvient à nouveau à retarder la progression de deux divisions blindées allemandes, au cours de la bataille de Jaroslaw.
Samedi 9 septembre : l’armée de Poznan, une des meilleures unités polonaises, tente de rompre l’encerclement dont elle est victime, et lance une série d’attaques le long de la rivière Bzura, contre le flanc des troupes allemandes.
Vendredi 8 septembre : la 4ème division blindée allemande atteint les faubourgs de Varsovie, qu’elle tente aussitôt de prendre d’assaut. Ce dernier est repoussé avec de lourdes pertes pour les assaillants.
Jeudi 7 septembre : après un siège d’une semaine, le poste militaire polonais de la Westerplatte, dernière poche de résistance dans le port de Dantzig, capitule.
Mercredi 6 septembre : les Allemands ont à présent gagné la « bataille des frontières » et s’emparent de Cracovie, pendant que les Polonais tentent de rétablir un front cohérent.
Mardi 5 septembre : les troupes françaises commencent à tester prudemment les défenses allemandes de la ligne Siegfried, en Sarre. Pendant ce temps, le gouvernement polonais quitte Varsovie, devenue trop exposée.
Lundi 4 septembre : le paquebot britannique Athenia est coulé par un sous-marin allemand (U-Boot). L’attaque fait 112 morts et marque le début de la bataille de l’Atlantique. Le même jour, l’aviation britannique bombarde la base de sous-marins de Wilhelmshaven en Allemagne.
Dimanche 3 septembre : à 11h, le Royaume-Uni déclare la guerre à l’Allemagne, imité à 17h par la France. Les deux nations respectent ainsi leur engagement de défendre la Pologne contre l’expansionnisme allemand.
Samedi 2 septembre : la première bataille entre blindés de la guerre a lieu à Jordanow, dans le sud de la Pologne, entre le XXIIème corps blindé allemand et la 10ème brigade de cavalerie motorisée polonaise. Les Allemands subissent de lourdes pertes mais restent maîtres du terrain.
Vendredi 1er septembre 1939 : après une crise diplomatique de plusieurs mois, l’armée allemande attaque la Pologne à 4h45. C’est le début de la Seconde guerre mondiale.
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