Les mongols : empire et conquêtes
Les mongols ont été l’une des puissances les plus destructrices que le monde ait jamais connu. Au XIIIe siècle, ils surgirent des steppes d’Asie, terrorisant les peuples établis en Eurasie, de
Chevauchées dans les steppes
Les steppes, de vastes plaines semblables aux prairies d’Amérique du nord, s’étendent sur plus de
L’histoire a vu régulièrement des bandes de guerriers surgir des steppes pour attaquer les peuples vivant à la frontière, tels les huns d’Attila, qui terrorisèrent l’Europe au cinquième siècle après j-c. Ces bandes provoquaient la panique générale et semaient la désolation sur leur passage mais leurs conquêtes territoriales étaient éphémères. Ce phénomène était du au fait que les tribus nomades des steppes n’avaient pas de structures politiques et administratives capables de pérenniser leurs empires. De plus, leurs chefs ne conservaient leur autorité que tant qu’ils rapportaient du butin pour récompenser leurs armées.
Les campagnes mongoles
Le guerrier des steppes le plus exceptionnel de tous les temps fut Temudjin, plus connu sous le nom de Gengis Khan. C’est en 1206, après avoir réussi à unifier toutes les tribus mongoles sous son commandement, qu’il adopta ce titre qui signifie « chef universel ». Chef militaire hors pair, Gengis créa ce qui était probablement l’armée de cavaliers la plus brillante qui ait jamais existé, qu’il mena sans relâche à travers l’Asie centrale, du nord de
Le fils de Gengis, Ogoday (1229-1241), puis son petit fils Kubilaï (1260-1294) lui succédèrent en tant que grand khan. Leurs armées prirent le contrôle du Tibet, de
Les mongols commettaient des atrocités terrifiantes dans leurs guerres de conquête : plus de 200 000 prisonniers furent ainsi massacrés lors de la prise de Bagdad, entre 1251. Leur tactique de la terreur coûta des millions de vies humaines et infligea un préjudice durable aux deux civilisations les plus avancées de l’époque, celle de l’islam et celle de
La domination mongole eut toutefois pour résultat de multiplier les contacts commerciaux et culturels entre

Démembrement de l’empire
En 1235, la capitale de l’empire mongol fut établi à Karakorum, qui avait été le camp favori de Gengis Khan en Mongolie. Mais les immenses territoires mongols se révélèrent trop vastes pour que l’on puisse les gouverner efficacement d’un seul endroit, si bien que des khanats subordonnés furent créées pour administrer les conquêtes occidentales : le khanat de
Les mongols n’eurent pas de chef marquant après Kubilaï, et leur pouvoir se mit à décliner, les khanats éclatants en clans et états rivaux. Les mongols de
Les campagnes de Tamerlan
Tamerlan (1361-1405), émir de Samarkand dans le khanat de Djagataî, fut le dernier des conquérants mongols. Bien qu’étant musulman et de parents turcs, il prétendait être le descendant de Gengis khan ; nomade, il passa la majeure partie de sa vie à faire campagne en Asie centrale et au Moyen-Orient pour tenter de reconstituer l’empire du grand khan. Des artisans qu’il réduisit en esclavage furent emmenés à Samarkand pour couvrir la ville de mosquées, qui sont parmi les plus somptueuses du monde musulman, mais à en croire le folklore il faisait construire leurs tours avec les crânes de ses victimes. L’empire de Tamerlan, comme celui de ses prédécesseurs, s’éteignit avec lui. Ses campagnes laissèrent le monde musulman en ruines et portèrent un coup fatal au khanats occidentaux.
Bibliographie :
- De Jean-Paul Roux, Histoire de l'Empire mongol. Editions Fayard, 1993.
- De René Grousset, L'Empire des steppes : Attila, Gengis-Khan, Tamerlan. Payot, 2001.
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