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Les armées de la guerre de Sécession (6/7)

American_Civil_War_ChaplainPenchons-nous à présent sur la composition de ces armées, et leur évolution. Qui étaient les hommes qui disputèrent la guerre de Sécession ? Tous n’eurent pas la même motivation, la même origine, le même destin ; pas plus que la qualité des armées belligérantes ne resta homogène tout au long des quatre années que dura le conflit.

Composition et évolution des troupes

Initialement, on a vu que les volontaires de 1861 ne manquaient pas d’enthousiasme pour une guerre que tout le monde imaginait brève. Nombre d’entre eux se hâtèrent vers les bureaux de recrutement de leur quartier ou de leur comté, craignant que s’ils attendaient trop longtemps pour s’enrôler, la guerre serait terminée avant même qu’ils aient vu le moindre combat ou tiré un seul coup de feu. Cet afflux de volontaires n’alla pas sans générer quelques problèmes non négligeables, notamment en matière d’équipement.

Si les nombreux arsenaux fédéraux ou d’États allaient permettre d’armer cette foule d’aspirants soldats, ce ne fut pas sans difficultés. Durant les premiers mois de la guerre, les disparités sont particulièrement grandes d’une unité à l’autre, car toutes les armes disponibles ont été utilisées, et des fusils d’une grande variété de modèles et de calibres furent distribués. Naturellement, ces disparités compliquèrent grandement l’approvisionnement, puisque toutes les unités d’une même armée n’employaient pas forcément les mêmes munitions. Il en alla de même pour les uniformes, très disparates, chaque État fournissant les siens (souvent basés sur ceux de sa milice) à ses volontaires et sachant qu’il n’y avait pas d’obligations particulières à respecter dans ce domaine. Grâce à son potentiel industriel, le Nord parvint à standardiser graduellement l’équipement de ses armées au cours de l’année 1862.Oldarm.ww

Bien plus défavorisé en la matière, le Sud eut beaucoup plus de difficultés. Malgré les arsenaux, dès le début du conflit les fournitures d’armement devinrent un problème crucial. Nombre de volontaires durent initialement amener avec eux leurs armes personnelles, souvent de qualité militaire discutable, et en quelques occasions, des unités confédérées furent contraintes d’assister en spectatrices aux batailles dans lesquelles elles furent engagées, faute de fusils. Les mesures énergiques de Josiah Gorgas – qui, ironie du sort, était un Nordiste passé dans le camp adverse par fidélité envers son épouse sudiste – autorisèrent la mise en place d’une industrie d’armement embryonnaire, mais qui permit de parer au plus pressé. La capture massive d’armes nordistes à l’occasion des victoires défensives du début de la guerre, et l’importation de fusils britanniques via les « forceurs de blocus », firent le reste, et la Confédération ne manqua pratiquement jamais d’armes pour se battre.

En revanche, il n’en fut rien en matière d’uniformes. Avec le coton des plantations sudistes, la matière première ne manquait pas, mais les filatures étaient peu nombreuses dans le Sud. Il y avait des uniformes réglementaires, mais ils étaient produits au compte-goutte, avec priorité aux officiers et aux soldats de l’armée régulière confédérée. Tant et si bien que, le plus souvent, le soldat sudiste dut se contenter d’un uniforme « fait à la maison », d’allure vaguement militaire, et usé jusqu’à la corde.

La composition sociale des armées est essentiellement le reflet de celle de la population des deux belligérants. Les soldats sudistes sont majoritairement des ruraux, le plus souvent de condition modeste. Les citadins, moins nombreux, viennent souvent des villes portuaires ; très peu sont des ouvriers, les centres industriels étant rares. Les milieux sociaux sont différents dans le Nord, où se côtoient fermiers du Midwest autant qu’ouvriers et employés des grandes villes de la côte Est.

Civil_War_steeplechase2Les origines nationales varient également suivant le camp dans lequel on se place. Dans l’armée de l’Union, 1,7 million de soldats – sur les 2,2 millions qui servirent, au total, dans les forces nordistes – sont nés aux Etats-Unis. Mais nombre d’entre eux sont des fils d’immigrants, d’origines très diverses : 1.000.000 environ sont d’ascendance « britannique ». Les Allemands furent très nombreux : 216.000, auxquels s’ajoutent 300.000 Américains d’origine allemande. Viennent ensuite les Irlandais – 200.000, nés en Irlande pour la plupart – puis les sujets britanniques (100.000, nés pour moitié environ au Canada, et l’autre en Grande-Bretagne) et les Néerlandais (90.000).

Les francophones ne furent pas en reste avec 40.000 engagés, globalement une moitié de Québécois et une autre d’Américains d’origine française, plus une poignée de citoyens français proprement dit. À cela s’ajoutent 20.000 Scandinaves et quelques milliers d’Italiens, de Polonais, de Mexicains (principalement au Nouveau-Mexique) et d’Amérindiens (essentiellement dans le « territoire indien », l’est de l’actuel Oklahoma) – sans compter, naturellement, d’autres origines aux représentants moins nombreux. Certaines de ces « nationalités » constituèrent quelques régiments à part entière, mais dans la plupart des cas, elles furent dispersées dans toute l’armée.

800px-DutchGapbLes 210.000 Afro-Américains tiennent une place à part. Bien qu’il y eut des engagements individuels de la part des Noirs vivant dans le Nord dès le début de la guerre, beaucoup furent refusés. Les Noirs n’étaient en effet pas considérés comme des citoyens, fussent-ils libres, et leur présence au sein d’unités militaires était souvent mal perçue et mal tolérée. Même après septembre 1862 et la « proclamation d’émancipation » du président Lincoln, la lutte pour l’abolition de l’esclavage, devenue but de guerre principal de l’Union, ne signifiait en rien l’abandon des préjugés racistes de l’époque.

Ainsi, les Afro-Américains n’étaient pas considérés, par la plupart des officiers et généraux nordistes, comme pouvant devenir des soldats de valeur. Ceux qui furent acceptés dans l’armée jusqu’à la fin de 1862, souvent sous la seule impulsion de généraux notoirement abolitionnistes tels Benjamin Butler, furent cantonnés à des tâches subalternes, travaux de fortifications et services auxiliaires. La proclamation d’émancipation changea la donne, mais on choisit alors de rester dans un régime de ségrégation : les Noirs seraient acceptés librement dans l’armée, mais ils constitueraient leurs propres unités, encadrées – sauf cas rares – par des officiers blancs.

Initialement pris en charge par les États au même titre que les formations « blanches », les régiments de Noirs furent ensuite placés directement sous l’égide du gouvernement fédéral, qui constitua ainsi les United States Colored Troops (U.S.C.T.) à partir de 1863. La moitié d’entre eux étaient des Noirs libres vivant dans le Nord, l’autre moitié d’anciens esclaves, fugitifs ou libérés par l’avancée des troupes nordistes. Bien qu’affichant un comportement tout à fait dans la moyenne de l’armée au combat, ces régiments ne furent jamais pris au sérieux par le commandement nordiste, qui les employa essentiellement à des rôles secondaires, garnisons de fort et occupation des territoires conquis, où ils payèrent un lourd tribut aux maladies. Les chiffres en témoignent : plus de 70.000 soldats afro-américains périrent durant la guerre, mais moins de 3.000 d’entre eux furent tués au combat.

Globalement, les armées de l’Union perdirent durant la guerre de Sécession 640.000 hommes, aux quelques 110.000 tués et 280.000 blessés venant s’ajouter 250.000 morts de maladie. Les conditions sanitaires déplorables (favorisant typhus et dysenterie), les duretés de la vie en campagne, autant que le climat varié du Sud, allant des forêts marécageuses subtropicales infestées de moustiques (qui transmettent paludisme et fièvre jaune) aux pics enneigés des Appalaches, expliquent – autant que l’inefficacité de la médecine militaire d’alors, dont le visage moderne est alors seulement naissant – une telle disproportion. Ces pertes furent considérables, puisqu’elles touchèrent près d'un soldat nordiste sur quatre.

678px-EwellsDeadSpotsylvania1864crop01La situation fut encore pire dans le Sud, où l’on estime qu’au moins un combattant sur trois fut victime de la guerre : 260.000 morts, toutes causes confondues, et un nombre indéterminé de blessés, faute de statistiques suffisantes. On ignore ainsi combien d’hommes servirent dans les armées confédérées, et les estimations varient de 600.000 à 1.500.000. Quoi qu’il en fut, lorsqu’on additionne les pertes des deux camps, les pertes demeurent terribles, et la guerre de Sécession est de loin le conflit le plus meurtrier de l’histoire des Etats-Unis : en tout, 2% de la population du pays y trouva la mort.

Contrairement à sa contrepartie nordiste, passablement cosmopolite, l’armée confédérée a une composition ethnique nettement plus homogène. Les neuf dixièmes des soldats sudistes sont nés aux Etats-Unis, et la plupart d’entre eux sont d’ascendance britannique, en dehors des « cajuns » (les Louisianais d’origine française) et des Amérindiens. Quant à ceux nés à l’étranger, ils sont principalement irlandais ou anglais. Cette disparité, et en particulier la forte proportion de germanophones dans l’armée fédérale, permit à la propagande sudiste de comparer l’ennemi nordiste aux mercenaires allemands, de sinistre mémoire, que le roi d’Angleterre avait engagé pour combattre en Amérique pendant la guerre d’Indépendance, et qui étaient connus sous le vocable général de « Hessois ».

Black_Confed-1Il ne faut cependant pas négliger l’apport des Noirs aux armées sudistes. Certes, l’idéologie même de la Confédération, où l’immense majorité des Afro-Américains étaient des esclaves, rendait encore plus impensable leur utilisation au combat, et ce sentiment fut encore renforcé après la proclamation d’émancipation. Malgré tout, quelques Noirs libres s’engagèrent dans l’armée confédérée au début des hostilités, désireux de démontrer leur loyauté envers leur nouvelle nation. Comme au Nord, ils furent cantonnés à des activités subalternes, et écartés des rôles combattants. En revanche, esclaves et hommes libres furent abondamment réquisitionnés par l’armée, principalement pour aménager des fortifications et assurer le transport du ravitaillement, si bien que les forces confédérées finirent par se retrouver largement dépendantes de la main d’œuvre noire.

D’abord impossible à envisager, l’idée d’armer les Afro-Américains et de les envoyer se battre pour la Confédération finit par se faire jour vers la fin du conflit, à mesure que les pertes en tous genres éclaircirent les rangs d’une armée sudiste déjà largement dominée en nombre par son adversaire. Quelques généraux (notamment Cleburne et D.H. Hill) y risquèrent leur carrière, mais c’est seulement lorsque le plus prestigieux d’entre eux, Lee, se rallia à leur avis, qu’il fut décidé d’y recourir. Un ordre de mars 1865 autorisa les Noirs à former des unités combattantes, les esclaves s’y engageant (seulement avec le consentement de leur maître) se voyant promettre la liberté une fois la guerre terminée. Compte tenu de l’effondrement imminent de la Confédération, cet ordre ne permit pas de recruter plus de quelques dizaines de soldats, qui n’eurent même pas le temps de combattre.

Pour les uns comme pour les autres, les motivations pour se battre furent aussi variées que les origines ethniques. Il y eut, bien sûr, l’idéologie et le patriotisme : on s’engagea pour préserver l’Union ou pour anéantir l’esclavage (au Nord), pour défendre ses droits et un certain mode de vie (au Sud), plus généralement pour défendre son État et les siens (quelle que fût la menace réelle qui pesait sur eux), ou tout simplement pour « faire son devoir », « comme tout le monde ». Le patriotisme constituait tout particulièrement un puissant moteur parmi les immigrants de fraîche date, qui eurent à cœur de démontrer leur attachement envers leur pays d’adoption.

490px-Private_Samuel_K_WilsonMais il y eut aussi le goût de l’aventure, le désir de participer à ce qu’on imaginait comme une promenade militaire, une expérience hors du commun. Naturellement, lorsque le conflit s’éternisa et que les journaux des deux camps diffusèrent dans leur lectorat les froides et dures réalités de la guerre, ce type d’enthousiasme retomba rapidement. Il fallut recourir à d’autres moyens pour susciter les vocations, et l’on offrit bientôt des primes d’engagement pour les volontaires. À l’occasion, les recruteurs ne détestaient pas recourir à des moyens moins orthodoxes, et le « shangaiing » – terme anglais désignant le recrutement plus ou moins forcé par la tromperie, l’abus de confiance, voire l’intimidation ou la coercition – fut parfois pratiqué.

Ce fut malgré tout insuffisant pour compenser les énormes pertes, et il fallut in fine recourir à la conscription. Cette atteinte inédite à la liberté individuelle fut mal perçue par les conscrits des deux camps, mais au moins les Sudistes purent se dire, dès la fin de 1863, qu’ils étaient tous égaux devant la conscription, puisqu’à cette date il ne fut plus possible d’y échapper. Ce ne fut pas le cas au Nord : jusqu’à la fin de la guerre, celui qui ne voulait pas être enrôlé, même en ayant tiré un « mauvais numéro » (puisque la conscription se faisait par tirage au sort), pouvait à la place fournir un remplaçant – qu’il avait lui-même payé pour cela – ou bien s’acquitter de la somme de 300 dollars. Ce n’était pas négligeable : à titre de comparaison, la solde mensuelle d’un soldat de l’Union s’élevait à 16 dollars à la fin de la guerre.

De fait, tous ceux qui le purent payèrent, et la conscription nordiste fut globalement assez inefficace : sur 250.000 hommes tirés au sort, 15.000 seulement acceptèrent leur sort. Tous les autres payèrent, ou fournirent un remplaçant, si bien que l’on finit par trouver que la conscription était plus efficace pour lever des fonds que des soldats. De surcroît, cette inégalité devant le service militaire, les plus pauvres ne pouvant y échapper ou se voyant contraints de se vendre comme remplaçants pour échapper à la misère, rendit la conscription encore plus impopulaire.

Elle vit également, au même titre que les primes d’engagement, la naissance d’une pratique illégale dont certains firent une véritable profession. Ces « chasseurs de primes » s’engageaient, volontaires ou en tant que remplaçants, dans le seul but de toucher l’argent qui allait avec, avant de déserter dès que possible… pour mieux recommencer ensuite, ailleurs et sous un autre nom.

Mais le problème des désertions fut loin de se limiter à ces quelques individus. Au contraire, ce fut une véritable plaie pour les deux armées, puisqu’on évalue que le Nord comme le Sud perdirent chacun un dixième de leur effectif militaire global de cette manière – soit au moins 200.000 déserteurs pour l’Union, et 100.000 pour la Confédération. Seule une minorité de ces déserteurs était repris, et la plupart de ceux qui l’étaient se voyaient simplement renvoyés dans leurs unités, le plus souvent.

180px-Eli_Lilly_Battery_American_Civil_War_recruitment_posterLa grande variété de facteurs à l’œuvre dans le recrutement et la composition des armées implique que la qualité de celle-ci a beaucoup varié pendant la durée du conflit. Un des problèmes récurrents rencontré par les deux belligérants dans ce domaine fut l’absence d’amalgame entre les vétérans et les nouvelles recrues. En effet, lorsque des volontaires s’engageaient ou que des conscrits étaient levés, on ne les utilisait pas pour renforcer les régiments existants, mais pour en créer de nouveaux.

Les « bleus » ne bénéficiaient donc que rarement de l’expérience de leurs aînés, et ils subirent souvent, de ce fait, des pertes sensibles lors de leurs premiers mois de service. De surcroît, l’effectif de certains régiments tendait à devenir squelettique, et certains n’avaient guère plus d’hommes dans leurs rangs qu’une simple compagnie – à tel point qu’il fallut  fréquemment en fusionner plusieurs entre eux.

Les volontaires qui s’engagent au début de la guerre ne manquant pas d’enthousiasme, leur moral est élevé. En revanche, leurs qualités militaires sont assez aléatoires : l’entraînement fait souvent défaut et il est fonction du professionnalisme des officiers de chaque régiment - le niveau desquels s'étend lui-même de l'expertise de l'ancien officier de carrière à l'incompétence la plus totale en la matière. Certaines unités s’avèrent donc de bonne qualité, alors que d’autres sont très médiocres.

La guerre se prolongeant, le moral baissera – ou plus exactement, il fluctuera au gré des victoires et des défaites. L’entraînement, lui, se fera meilleur, les deux belligérants mettant à profit l’hiver 1861-62 pour transformer leurs forces de « soldats du dimanche » en véritables armées. L’expérience et l’endurance des troupes augmenteront graduellement, l’épreuve du feu et des maladies opérant dans les rangs une sélection redoutable.

L’apogée des armées sudistes peut être situé à l’été 1863. Elles restent alors sur une série de victoires significatives, compensant les effets du blocus nordiste par les captures d’équipement et de ravitaillement opérées lors de ces succès. Elles amorceront leur déclin à la suite des pertes sévères subies lors des défaites que leur infligeront les Fédéraux cette année-là, notamment à Gettysburg et Chattanooga. L’armée confédérée baissera alors graduellement en qualité comme en quantité, jusqu’à ce que la situation devienne critique au début de 1865 : la faim, plus que toute autre motivation, poussera les soldats sudistes à déserter par milliers dans les dernières semaines du conflit.

800px-4th_United_States_Colored_InfantryLe « pic d’efficacité » des forces nordistes est quant à lui un peu plus tardif, au printemps 1864. À ce moment-là, ceux qui ont survécu sont des combattants aguerris, qui ont de surcroît appris de leurs défaites comme de leurs victoires, sans avoir à subir de pénurie notable puisque la puissante économie nordiste subvient à leurs besoins. Toutefois, ils subiront des pertes terribles dans les mois suivants, d’autant plus que les dirigeants nordistes pousseront à obtenir à tout prix des victoires significatives avant les élections présidentielles de novembre 1864.

En outre, l’été vit les engagements de trois ans souscrits en 1861 s’achever, et bon nombre de soldats ne se rengagèrent pas. Contrairement à leurs homologues sudistes, affectés par la mobilisation générale, les vétérans nordistes n’étaient nullement tenus de renouveler leur bail, si bien qu’entre mai et juillet 1864, du fait des démobilisations et des pertes au combat, l’armée du Potomac a elle seule avait perdu 100.000 hommes. Il fallut les remplacer à la hâte par des conscrits, des régiments de garnison levés initialement « pour la durée de la guerre » (donc sans limitation dans le temps), et des soldats noirs. Si bien qu’à la fin du conflit, nombre d’unités considérées un an plus tôt comme des troupes d’élite n’étaient plus que l’ombre d’elles-mêmes, alors que celles censées les remplacer manquaient encore d’expérience.

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