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Guerre de Sécession : la bataille d'Antietam, 17 septembre 1862 (6/16)

1jameswalkerPendant ce temps, dans le bois Est, la brigade de Truman Seymour est serrée de près par celle de James Walker. La chaîne de commandement nordiste étant désorganisée, Seymour ne reçoit aucun soutien, mais il s’est vu confier par Ricketts les régiments de la brigade Christian, qui s’interposent et couvrent sa retraite. Leur arrivée inopinée, combinée à la retraite de Hays, obligent James Walker à replier sa brigade sur sa position de départ, dans un ordre que l’officier sudiste qualifiera lui-même « d’acceptable ».

Là, il résiste un moment aux Fédéraux mais commence à manquer de munitions. La collecte de cartouches sur les morts et les blessés permet de prolonger le combat de quelques minutes, mais James Walker est bientôt forcé d’opérer un nouveau repli pour tenter de trouver des munitions pour ses hommes. Couvert par la brigade Ripley, qui tient la gauche de la division D.H. Hill, ce mouvement n’est guère gêné par les Nordistes, qui restent prudemment à la lisière du bois Est. Blessé plus tôt dans l’action, James Walker se fait alors évacuer.

Sur la route de Hagerstown

Le repli des trois brigades de la division Lawton, qui ont laissé dans l’affaire plus de la moitié de leurs effectifs, permet à la gauche de Gibbon, toujours suivie de près par Phelps, d’aller soutenir sa droite face à la première ligne de la division J.R. Jones. Gibbon a également fait déployer une batterie d’artillerie en position très avancée, sur une position légèrement surélevée juste au sud de la ferme Miller – un emplacement où s’élèvent une grange et plusieurs meules de foin. Cette unité – la compagnie B du 4ème régiment d’artillerie – était celle que commandait Gibbon avant la guerre dans l’armée régulière. Désormais aux ordres du capitaine Campbell, elle déchaîne sur les positions sudistes un feu qui, combiné à celui qui prend leur droite en enfilade depuis le champ de maïs, oblige finalement les brigades Grigsby et Penn à se replier vers le bois Ouest.

Parallèlement, les artilleurs de Stuart, qui continuent à affronter leurs homologues fédéraux, voient leurs pertes en hommes et en chevaux augmenter. Occupé à diriger le feu de ses batteries, le chef de la cavalerie confédérée n’en observe pas moins le repli de l’infanterie sudiste le long de la route de Hagerstown. Si les Fédéraux continuent à progresser et déferlent sur le bois Ouest, il risque lui-même d’être isolé du reste de l’armée, avec uniquement ses cavaliers et la brigade Early pour protéger ses canons. Par conséquent, il décide vers 6 heures 30 de reculer vers le sud, jusqu’à une autre colline plus facile à défendre, et aussi plus éloignée des canons nordistes de la ferme J. Poffenberger. C’est probablement ce mouvement, observé par Marsena Patrick, qui pousse Hooker à lui ordonner de détacher un de ses régiments, le 23ème New York, pour protéger le flanc droit du Ier Corps. Gibbon n’ayant lui-même pas de réserves, Patrick doit également lui envoyer le 80ème New York en soutien direct de la batterie Campbell, si bien que la brigade Patrick se trouve réduite à deux régiments, les 21ème et 35ème New York.

2attaque_PatrickBataille d'Antietam (17 septembre 1862), 6h30 - 6h45.

1. Désormais commandée par Truman Seymour, la brigade Christian intervient pour couvrir le repli de la brigade Seymour.

2. Isolé par le repli de Hays, James Walker se replie sur sa position initiale.

3. Commençant à manquer de munitions, James Walker recule de nouveau.

4. L'aile gauche de Gibbon se rabat vers la droite pour prendre en enfilade la brigade Penn.

5. La batterie Campbell s'installe directement face aux Sudistes pour les accabler de mitraille.

6. Craignant d'être débordé, Stuart fait reculer son artillerie et ses soutiens en direction du sud.

7. Interprétant ce mouvement comme une menace contre sa droite, Hooker fait détacher le 23ème New York de la brigade Patrick pour y parer.

8. Passant par le bois Ouest, le reste de la brigade Patrick flanque celle de Grigsby.

9. Assaillie de trois côtés, la première ligne de la division J.R. Jones finit par reculer.

Côté sudiste, William Starke ne demeure pas passif. Après avoir rallié les débris des brigades Grigsby et Penn, il lance en avant le reste de la division dont il a désormais la charge : sa propre brigade et celle d’Edward Warren. Cette nouvelle contre-attaque sudiste surprend la brigade Gibbon dans une position délicate. En effet, son aile gauche s’est rabattue le long de la route de Hagerstown pour flanquer la première ligne sudiste, et se trouve désormais positionnée obliquement par rapport à la ligne de bataille principale. Accessoirement, sa progression plus rapide a créé une brèche entre elle et le reste de la brigade, ce qui d’une part expose le 6ème Wisconsin à être flanqué, et d’autre part laisse la batterie Campbell exposée à une attaque directe de l’ennemi.

Starke n’a pas manqué de relever ce point faible et emmène sa brigade droit sur lui, laissant la brigade Warren se charger d’accrocher l’aile gauche de Gibbon. Les Confédérés viennent s’appuyer contre les barrières qui délimitent la route à péage, d’où ils prennent les 2ème et 6ème Wisconsin en enfilade. Néanmoins, les Fédéraux réagissent immédiatement. Phelps, qui suit toujours Gibbon de très près, envoie le 2ème régiment des U.S. Sharpshooters colmater la brèche qui s’est ouverte au centre de sa brigade. Les tireurs d’élite aux uniformes verts en paient le prix fort et déplorent de lourdes pertes, subissant de plein fouet toute la puissance de feu de la brigade Starke, mais leur intervention soulage efficacement les deux régiments du Wisconsin. Séparés seulement par la largeur de la route, Nordistes et Sudistes se fusillent sans merci à bout portant. Les hommes de Starke ne réalisent pas encore que les trois régiments qu’ils affrontent ne forment qu’une enclume.

3attaque_StarkeBataille d'Antietam (17 septembre 1862), 6h45 - 7h.

1. Starke lance en avant sa brigade et celle d'E.T.H. Warren en visant la brèche qui s'est ouverte entre les deux ailes de la brigade Gibbon.

2. Phelps fait intervenir le 2ème U.S. Sharpshooters pour la colmater.

3. Obliquant vers la gauche, la droite de Gibbon et la brigade Patrick prennent à revers les Sudistes, provoquant leur repli.

4. Grigsby parvient à rallier la brigade Stonewall près de la ferme A. Poffenberger.

 

Le marteau ne tarde pas à apparaître, sur leur gauche et dans leur dos, sous la forme de l’aile droite de Gibbon et de la brigade Patrick. Cette force de quatre régiments accable les Confédérés d’un tir croisé dévastateur, et en quelques instants leur position devient intenable. Les pertes sont terribles. Starke est percé de trois balles et meurt dans l’heure qui suit, et le colonel Jesse Williams, qui ne lui succède que quelques minutes, est grièvement touché à la poitrine. Tous les officiers supérieurs de la brigade sont tués ou blessés, le moins sérieusement étant le colonel Edmund Pendleton, du 15ème Louisiane, légèrement atteint par une balle de mitraille qui lui passe entre les deux jambes. Bientôt, les hommes en gris n’ont plus qu’à sonner le sauve-qui-peut général en direction du sud-ouest, pour se réfugier dans le bois Ouest. Là, le colonel Grigsby parvient à rallier sa propre unité – la brigade Stonewall – et à joindre ses forces à celles de Leroy Stafford, qui réussit à regrouper quelques éléments de celle de Starke.

Texans en colère

4starke

Il est à présent 7 heures, et la situation de la gauche confédérée toute entière apparait comme extrêmement critique. En dehors de la brigade Early, de celle de James Walker et des quelques soldats que Grigsby tient encore sous sa coupe, les divisions J.R. Jones et Lawton peuvent être considérées comme virtuellement hors de combat. Jackson, qui communique fiévreusement avec Lee, Longstreet et Stuart par l’intermédiaire de ses estafettes – au nombre desquelles figure un jeune garçon de douze ans, dont Stuart fera l’éloge dans son rapport sur la bataille – n’a plus que la division Hood à lancer dans le combat. Sachant que cela ne pourrait suffire qu’un temps, il demande des renforts de toute urgence. Lee, dans le même temps, sait que l’arrivée de McLaws et R.H. Anderson, qui ont franchi le Potomac, est imminente. En attendant, il accepte de prélever sur sa droite la brigade de George T. Anderson pour l’envoyer vers le nord.

Les deux brigades de la division Hood, commandées respectivement par William Wofford et Evander Law, sont demeurées jusque-là dans une relative sécurité, au sud du bois Ouest. Après avoir été mis en alerte au tout début de la bataille, les hommes de Hood, en majorité texans, ont repris la routine du camp et allumé des feux pour préparer un petit déjeuner impatiemment attendu – l’intendance confédérée vient en effet de leur distribuer leur première ration depuis trois jours et ils sont affamés. Malheureusement pour eux, c’est au moment où l’effondrement des hommes de Starke rend nécessaire leur intervention. Les soldats sudistes s’exécutent, mais ils sont furieux et bien décidés à se venger sur les Yankees. Vers 7 heures, ils débouchent du bois Ouest en hurlant sauvagement. Alexander Hunter, soldat dans une autre unité de l’armée de Virginie septentrionale, attribuera d’ailleurs la légendaire férocité du Rebel Yell à… la faim, tout simplement.

La division Hood attaque vers le nord, à l’est de la route de Hagerstown. Wofford est à gauche avec la Texas Brigade, Law à droite. Hood, qui sait très bien que ses forces ne sont pas assez nombreuses pour tenir tête au Ier Corps nordiste au grand complet, galope encore plus à droite pour avoir le soutien de la brigade James Walker. Il parvient à obtenir le concours de certains de ses régiments, qui ont encore quelques cartouches, et les renforce en prélevant à Wofford le 5ème Texas. Il réclame également la coopération de Roswell Ripley, mais celui-ci n’avancera pas. Les hommes en gris sont violemment pris à partie dès qu’ils sortent du bois, particulièrement sur la gauche où les lignes nordistes sont les plus proches. Une heure et demie à peine après les premiers coups de canon, les combats n’ont pas diminué d’intensité, loin s’en faut. Au sujet de l’attaque de sa division, Hood devait écrire : « Je fus alors témoin du plus terrible affrontement de toute la guerre. »

5attaque_HoodBataille d'Antietam (17 septembre 1862), 7h - 7h15.

1. Leroy Stafford ramène les restes de la brigade Starke et rejoint celle de Grigsby.

2. La division Hood attaque le champ de maïs Miller.

3. Elle est soutenue sur sa droite par James Walker, que rejoint le 5ème Texas.

4. La brigade Ripley est sollicitée mais ne bouge pas.

5. Prises de flanc, l'aile gauche de Gibbon et la brigade Phelps sont repoussées par Wofford.

6. Law et James Walker repoussent les brigades Hartsuff (Coulter) et Christian (Seymour), ainsi que la batterie Thompson.

7. Pour faire face à la situation, Hooker fait avancer le reste de la division Meade.

8. Patrick et l'aile droite de Gibbon avancent pour flanquer la Texas Brigade alors que celle-ci progresse vers le nord.

 

6wofford
L’élan initial des Sudistes met en déroute l’aile gauche de Gibbon, car les Texans s’abattent sur son flanc. Les soldats du Wisconsin et les Sharpshooters entraînent le reste de la brigade Phelps dans leur repli, ouvrant aux Confédérés la route du champ de maïs. De leur côté, Law et James Walker repoussent les hommes de Hartsuff et Christian, qui ont à présent relevé presque complètement les brigades Duryée et Seymour. Les Nordistes reculent à peu près en bon ordre à travers le champ Miller et le bois Est, suivis de près par leurs ennemis. Le capitaine James Thompson, qui commande une des batteries nordistes les plus avancées, voudrait contrer leur progression à coups de boîtes à mitraille, mais il renonce finalement à le faire lorsqu’il réalise que le champ de maïs est constellé de blessés nordistes qu’il risquerait de massacrer. Lui aussi doit reculer ; sa batterie ayant perdu pas moins de 23 chevaux, il devra le faire en deux temps. Les Confédérés finissent par atteindre l’extrémité nord du champ de maïs et du bois Est, où les Fédéraux tentent de s’arc-bouter avec le renfort d’éléments épars des brigades Duryée et Seymour. Parallèlement, Hooker fait avancer ses dernières réserves : les deux brigades encore fraîches de la division Meade, commandées par Robert Anderson et Albert Magilton.

Sur la gauche de Hood, les choses ne se passent pas aussi bien pour les Sudistes. Après le succès initial, Wofford ne tarde pas à constater que la gauche de sa brigade ralentit fortement. Sa progression même l’a exposé à une contre-attaque de flanc menée par l’aile droite de Gibbon et par la brigade Patrick. Ses hommes subissent de lourdes pertes. La légion Hampton, une unité de Caroline du Sud attachée à sa brigade, perd tous ses porte-drapeaux les uns après les autres, comme le rapportera son chef le lieutenant-colonel Martin Gary : « Nous avançâmes rapidement sur eux, sous un feu nourri, et n’étions pas allés très loin quand Herod Wilson, de la compagnie F, le porteur du drapeau, fut abattu. Il fut repris par James Esters de la compagnie E, et il fut abattu. Il fut alors pris par C.P. Poppenheim, de la compagnie A, et lui aussi fut abattu. Le major J.H. Dingle, Jr., le récupéra alors, s’écriant "Légion, suivez votre drapeau !" […] Il porta le drapeau jusqu’à la lisière du champ de maïs près de la route à péage sur notre gauche, et, alors qu’il le brandissait courageusement à 50 mètres de l’ennemi et face à trois drapeaux fédéraux, il fut tué. »

L’avance se poursuit

7Confederate-Dead

Afin d’y remédier, Wofford prélève sur sa droite le 4ème régiment du Texas pour l’envoyer vers la gauche. La manœuvre parvient à soulager le flanc de la brigade, qui tient sa position. Toutefois, elle a aussi créé une brèche dans la ligne sudiste. Malgré les projectiles qui pleuvent sans cesse dessus, le maïs du champ de D.R. Miller est encore suffisamment haut et dense pour que le 1er Texas perde le contact avec le reste de la brigade. Le régiment continue donc à marcher vers le nord, isolé, tandis que les autres se rabattent vers la gauche en tentant de repousser Gibbon. Les positions se retrouvent ainsi curieusement inversées par rapport à l’engagement précédent : les deux camps se font face de part et d’autre de la route de Hagerstown, mais Wofford se tient là où Gibbon et Phelps se trouvaient précédemment, tandis que Gibbon et Patrick occupent désormais la même position que tenait Starke un peu plus tôt.

Bien qu’étant en difficulté, le chef de la Brigade de Fer ne se démonte pas et engage ses soutiens les plus proches – le 80ème New York et la batterie Campbell. Gibbon en fait redéployer les canons pour faire face à l’avancée ennemie dans le champ de maïs, pointant et servant personnellement une de ses pièces. Lorsque le 18ème Géorgie apparaît de l’autre côté de la route, les artilleurs ouvrent le feu à coups redoublés, fauchant sans distinction hommes et maïs et ouvrant de sanglantes trouées dans les rangs des Géorgiens. Contre toute attente, pourtant, les Sudistes soutiennent ce déluge de plomb et ripostent, abattant les artilleurs à bout portant. En quelques minutes, la batterie Campbell perd 40 hommes et 33 chevaux – l’effectif normal d’une batterie nordiste étant théoriquement de 84 officiers, sous-officiers et soldats. Campbell lui-même est blessé à l’épaule et son cheval est criblé de balles. La riposte sudiste oblige finalement les artilleurs à abandonner leurs pièces, mais l’infanterie bleue continue obstinément à tenir sa position. Elle s’appuie en cela sur un affleurement rocheux, quasiment parallèle à la route et légèrement en retrait de celle-ci.

8attaque_Hood_2Bataille d'Antietam (17 septembre 1862), 7h15 - 7h30.

1. Wofford fait passer le 4ème Texas sur sa gauche pour affronter la brigade Patrick.

2. Le 18ème Géorgie est mitraillé à bout portant par la batterie Campbell, mais réussit à la réduire au silence.

3. La présence inopinée du 1er Texas au nord du champ de maïs oblige la brigade Robert Anderson et une partie de celle de Magilton à reculer.

4. Le 6ème Pennsylvania Reserves tient bon et affronte la brigade Law.

5. Les brigades Hartsuff et Christian contiennent Law et James Walker, puis décrochent à l'approche du XIIème Corps.

 

De son côté, le 1er Texas a poursuivi sans relâche la brigade Phelps en pleine retraite. Ses hommes ont chargé avec une telle férocité que leur chef, le lieutenant-colonel Philip Work, éprouve les pires difficultés à les tenir. Il ne parvient finalement à les réfréner que lorsqu’ils atteignent la clôture septentrionale du champ de maïs. Là, les Sudistes découvrent les brigades Robert Anderson et Magilton en train d’avancer droit sur eux, à travers le verger Miller et le champ de trèfle, et soutenues par une batterie déployée sur une petite éminence, à portée de fusil. Work, qui ignore où se trouve le reste de la brigade, fait demander des renforts en urgence et, malgré son infériorité numérique flagrante, décide de résister. Contre toute attente, le tir des Texans cueille à froid les Nordistes : Robert Anderson recule, ainsi que l’aile droite de Magilton. Le 1er Texas pointe alors ses fusils vers la batterie nordiste et commence à lui causer des pertes.

9Colonel_Walter_PhelpsÀ peine une demi-heure s’est écoulée depuis que Hood a lancé son attaque et cette fois, c’est Hooker qui se retrouve dans une situation critique. De la division Doubleday, sur sa droite, seuls résistent encore les éléments regroupés autour de Gibbon, qui sont les plus avancés. À gauche, les unités de Ricketts et Seymour qui contiennent encore les Sudistes commencent à manquer de munitions. Quant à la division Meade, au centre, elle n’est pas complètement hors de combat mais vient d’être repoussée beaucoup trop rapidement à son goût. Par l’intermédiaire de la station avancée que le corps des transmissions a installée à la ferme Miller, le chef du Ier Corps fait demander par sémaphore des renforts à McClellan. Ce dernier, qui a installé son quartier général sur une colline de la rive est de l’Antietam, suit à la lettre son plan de bataille en ordonnant au IIème Corps de franchir la rivière. L’inconvénient est qu’il ne sera pas à pied d’œuvre avant au moins deux heures… Mais d’autres renforts, eux, sont beaucoup plus proches. Le lieutenant-colonel Work peut d’ailleurs le constater : de nouvelles unités d’infanterie nordistes sont en approche. Leur apparition, d’ailleurs, le dissuade de charger la batterie qui lui faisait face, comme il était en train d’envisager de le faire.

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