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Guerre de Sécession : la bataille d'Antietam, 17 septembre 1862 (10/16)

1frenchPendant que la division Sedgwick se faisait flanquer dans le bois Ouest, la seconde division du IIème Corps, commandée par William French, arrivait derrière elle. Formée de trois brigades sous les ordres respectifs de Max Weber, Dwight Morris et Nathan Kimball, elle avait pour mission de soutenir l’attaque de Sedgwick et, le cas échéant, d’exploiter la percée qui en résulterait. Mais lorsque French arrive à proximité, Sedgwick est déjà en pleine déconfiture, et Sumner est trop loin en avant pour transmettre de nouvelles instructions à French.


 

Ce dernier doit donc se guider en fonction des informations dont il dispose et de ce qu’il voit. En l’occurrence, il a devant lui la division Greene, alors engagée devant l’église Dunker, et pense qu’il s’agit là des troupes qu’il est chargé de soutenir. Il fait alors obliquer sa division de manière à la placer sur la gauche de Greene, inaugurant ainsi les combats auteur du second haut lieu de la bataille d’Antietam, le « chemin sanglant » ou Bloody Lane.

Un chemin si tranquille

Un peu plus tôt, alors que les brigades de Colquitt, Ripley et McRae affrontent le XIIème Corps dans le champ de maïs et le bois Est, D.H. Hill envoie à leur soutien la brigade de Robert Rodes, constituée de cinq régiments de l’Alabama. Toutefois, lorsque Rodes entame sa marche vers le bois Est, les trois brigades susmentionnées sont déjà en pleine retraite, et il n’est rien qu’il puisse faire pour les secourir, excepté mettre en place une bonne position défensive sur laquelle les unités en déroute pourront se reformer. Or, Rodes a justement une telle position devant lui : il s’agit d’un modeste chemin vicinal, bordé de clôtures, qui court d’ouest en est – et fait donc face au nord – avant de s’infléchir légèrement vers l’est-sud-est, puis le sud – tout en marquant plusieurs zigzags. Ce chemin relie la route à péage de Hagerstown, qu’elle quitte au sud de l’église Dunker, à celle de Boonsboro, qu’elle rejoint à quelques encablures à l’est de Sharpsburg, face au pont médian.

2Antietam_Sunken_Road_Chris_LightA priori, le terrain qui s’étend devant ce chemin ne paraît pas propice à la défense de celui-ci, car il le domine pratiquement sur toute sa longueur. Approximativement parallèle au chemin s’étend un vallon grossièrement perpendiculaire au cours de l’Antietam, duquel on remonte sur une crête en traversant les terres cultivées autour des fermes Roulette et Clipp. Le sommet, en revanche, est formé de prés qui offrent peu de couvert. La position qu’occupe Rodes est située quelques dizaines de mètres après la ligne de crête, ce qui réduit le champ de tir des défenseurs et les place plus bas que les assaillants. Ce désavantage est pourtant largement compensé par une particularité propre à ce chemin. Utilisée depuis des décennies, cette simple voie de terre n’a jamais fait l’objet d’un réel entretien, et au fil du temps, les chariots qui y ont transité l’ont creusée. En 1862, ce chemin creux se trouve en moyenne à plus d’un pied – trente centimètres – en-dessous du niveau du sol avoisinant. Il l’est plus encore de nos jours, ayant continué à servir de voie de circulation pendant près d’un siècle après la bataille.

3rodesCette configuration, conjuguée aux barrières qui le flanquent, font du chemin creux une sorte de tranchée naturelle, devant laquelle les assaillants qui débouchent sur la ligne de crête se retrouvent, à découvert, dangereusement près de leurs ennemis. De surcroît, le talus en arrière du chemin permet d’y déployer une seconde ligne de troupes, doublant ainsi la puissance de feu des défenseurs. Au-delà, le terrain redescend pour former un autre vallon. En arrière du chemin creux s’étend un champ de maïs très en longueur, flanqué d’une éminence à chacune de ses deux extrémités, puis un verger et un champ labouré. L’ensemble dépend de la ferme d’un certain Piper, dont les bâtiments se trouvent environ 400 mètres au sud du chemin creux. Les combats qui sont sur le point d’être livrés pour la possession de ce dernier n’auront rien à envier à ceux du champ de maïs Miller. Cette intensité lui vaudra d’être surnommé Bloody Lane, le chemin sanglant.

Rodes s’y installe sans doute aux environs de 9 heures, envoyant ses tirailleurs en avant jusqu’à la ferme Roulette. Ses hommes commencent aussitôt à démanteler les barrières qui bordent le chemin pour en faire un talus improvisé. Alfred Colquitt parvient à rallier les restes de sa brigade sur sa gauche, prenant appui sur Bloody Lane. Avec l’arrivée en cours de la division R.H. Anderson, D.H. Hill peut même envisager de former là une ligne de défense continue. Il poste donc sa dernière brigade, commandée par George Burgwyn Anderson et qui comprend quatre régiments de Caroline du Nord, à droite de celle de Rodes. Dans le même temps, les éléments de la brigade Sanders qui ont suivi leur chef et se sont retrouvés séparés du reste de la division McLaws se sont placés sur la gauche de Colquitt, prolongeant la ligne de bataille sudiste jusqu’à la route de Hagerstown, au-delà de laquelle se regroupent les restes de la brigade Ripley. À peine quelques minutes plus tard, les combats pour Bloody Lane commencent. Ils vont durer près de quatre heures.

4weberFrench bute sur Bloody Lane

Vers 9 heures 30, la division French se déploie, comme celle de Sedgwick, en trois lignes de batailles successives, et commence à gravir la pente qui mène au chemin creux. En tête, la brigade Weber chasse d’abord les piquets sudistes de la ferme Roulette, puis marche sur une batterie que les Confédérés ont déployée en avant de la brigade Rodes et l’oblige à se replier. Décrire les combats qui ont lieu ensuite demeure encore aujourd’hui un exercice difficile pour l’historien, car on est confronté au manque de sources. Le nombre élevé d’officiers supérieurs tués ou blessés a sensiblement perturbé la chaîne de commandement, et beaucoup d’entre eux n’ont pas écrit de rapport après la bataille. On ne dispose ainsi que d’un seul document de ce genre pour la brigade Weber, et dans le camp adverse, un unique rapport nous est resté pour toute la division R.H. Anderson. Préciser l’action de ces unités durant le combat n’est donc possible que de manière incertaine, en s’appuyant sur les mentions qui en sont faites dans d’autres unités, et ces sources indirectes sont parfois contradictoires.

Il est ainsi très difficile de déterminer à quel moment la division R.H. Anderson est arrivée en soutien des hommes de D.H. Hill. Le fait qu’elle suivait immédiatement celle de McLaws, engagée peu après 9 heures 30 dans le bois Ouest, laisse supposer qu’elle soit parvenue à la hauteur de Bloody Lane peu de temps après, au moment où l’attaque de French commençait ou dans les minutes qui suivirent. Certains récits confédérés, cependant, laissent entendre une entrée en action beaucoup plus tardive… mais celle-ci n’expliquerait pas pourquoi les officiers de la division French décrivent bel et bien deux lignes d’infanterie sudiste le long de Bloody Lane. Les seules brigades de Rodes et G.B. Anderson n’avaient sans doute pas assez de soldats pour doubler leur ligne sur une longueur de plus de 500 mètres, sachant qu’il faut compter quatre hommes au mètre pour former une ligne de bataille – et donc huit si on la double. Il est donc raisonnable de penser qu’au moment où Weber lance son attaque, une première brigade – sans doute celle de Roger Pryor – vient d’arriver pour se placer derrière Rodes. Par la suite Carnot Posey viendra faire de même avec G.B. Anderson, et Ambrose Wright prolongera la ligne sudiste vers la droite. Les deux autres brigades de R.H. Anderson, commandées par William Parham et Alfred Cumming, se placeront probablement en réserve.

L’incertitude est également renforcée par les grandes disparités des heures données – lorsqu’elles le sont. Une fois engagé au combat, le commandant d’une unité a généralement mieux à faire que de regarder sa montre, a fortiori de noter l’heure. Cette dernière est donc le plus souvent estimée, avec une assez grande marge d’erreur. D’autant que les progrès récents de la psychologie cognitive en général, et de la psychologie du combat en particulier, tendent à montrer qu’une personne, prise ou même engagée activement dans une fusillade – situation stressante s’il en est – se voit affectée de nombreux dysfonctionnements perceptifs et mémoriels. Ces effets incluent notamment une altération de la perception du temps, majoritairement dans le sens d’une surestimation des durées écoulées. Des confusions, omissions et trous de mémoire peuvent survenir, voire même, dans certains cas, des faux souvenirs. On comprend donc d’autant mieux les divergences qui peuvent apparaître d’une source à l’autre, et la difficulté qu’il peut y avoir à tenter de tirer de ces récits un déroulement clair des événements, un siècle et demi après les faits. L’exposé qui suit ne saurait donc avoir la prétention d’être exact, surtout pas à la minute près.

5attaque_frenchBataille d'Antietam (17 septembre 1862), 10h - 10h30, face à Bloody Lane.

1. La division French vient se placer à gauche de la division Greene (non figurée  sur la carte, mais engagée dans le bois Ouest autour de l'église Dunker), et repousse les tirailleurs sudistes qui tiennt la ferme Roulette.

2. La division R.H. Anderson arrive et se déploie derrière les forces de D.H. Hill qui tiennt le chemin creux.

3. Weber attaque Rodes mais le 5ème Maryland s'enfuit.

4. Le 14ème Connecticut monte en ligne pour colmater la brèche et renouveler l'attaque.

5. La brigade Morris avance mais tire dans le dos des hommes de Weber.

6. La brigade Weber lance au moins deux assauts infructueux.

 

La brigade Weber est accueillie par le feu concentré de Rodes et de ses soutiens dès qu’elle franchit la ligne de crête, mais elle continue à avancer jusqu’à une vingtaine de mètres de l’ennemi avant d’ouvrir le feu. Elle charge aussitôt, mais l’intensité du feu sudiste sème la confusion dans ses rangs. En son centre, le 5ème régiment du Maryland panique et 6Col._Dwight_Morris
s’enfuit, entraînant avec lui une partie du 14ème Connecticut, de la brigade Morris, qui arrive derrière lui. Weber est grièvement blessé au bras droit en tentant de rallier ses hommes. S’il ne sera pas amputé, il en gardera des séquelles suffisantes pour demeurer incapable d’exercer un commandement sur le terrain par la suite. Le colonel John Andrews, du 1er Delaware, prend alors le commandement de sa brigade et parvient à restaurer un semblant d’ordre. Parallèlement, French décide d’altérer l’organisation de ses forces : n’ayant guère confiance en la brigade Morris, composée de trois régiments inexpérimentés, il décide de la laisser en réserve. La brigade Kimball, pendant ce temps, la dépassera pour aller se placer en soutien immédiat de celle de Weber.

Ce plan, à l’évidence, n’a pas fonctionné comme prévu. Confronté à la brèche ouverte dans sa ligne par la fuite du 5ème Maryland, Andrews appelle de sa propre initiative Morris à son secours. Ce dernier lui envoie le 14ème Connecticut, que ses officiers sont parvenus à rallier. Le reste de la brigade Morris avance également, mais les deux régiments restants s’arrêtent juste en arrière de la ligne de crête et commencent à faire feu sur les positions confédérées de loin, tirant au passage dans le dos des hommes de Weber. Ceux-ci, après un premier moment de flottement, recommencent à avancer, sans pour autant parvenir à éjecter les Confédérés de leur position. Les récits des deux camps semblent s’accorder sur le fait que les forces d’Andrews – le 14ème Connecticut et les deux régiments restants de la brigade Weber, soit les 1er Delaware et 4ème New York – ont ainsi lancé deux assauts, peut-être trois. Elles souffrent terriblement de la fusillade, le lieutenant-colonel Sanford Perkins, du 14ème Connecticut, rapportant que « Notre drapeau est criblé par les balles et les obus, et sa hampe est brisée. » Pourtant, malgré quelques fléchissements passagers, les Nordistes réussissent à chaque fois à se ressaisir, maintenant la pression sur leurs adversaires.

7rhandersonContre-attaques désordonnées

Face à l’acharnement d’Andrews et de ses soldats, les Sudistes ne restent pas inactifs. Rodes, en premier lieu, tente d’abord de tirer parti de la confusion que le retrait du 5ème Maryland et la blessure de Weber ont provoquée dans les rangs fédéraux. Il s’efforce d’organiser une contre-attaque pour déborder la droite des lignes nordistes, qui ne s’étendent pas jusqu’à la route à péage de Hagerstown. Rodes peine cependant à obtenir du soutien. À sa gauche, Colquitt ne s’avance pas assez, se contentant semble-t-il de couvrir le flanc de la brigade Rodes avec une ligne de tirailleurs. Sur sa droite, le 6ème régiment de l’Alabama, commandé par John Brown Gordon – que D.H. Hill surnomme « le chevalier Bayard de l’armée » en raison de sa propension à faire étalage de sa bravoure sous le feu ennemi – n’a pas reçu son ordre d’attaquer. Enfin, la brigade Pryor, derrière lui, ne l’a pas suivi.

Il y a une bonne raison à cela. Quelques minutes après avoir signifié à D.H. Hill qu’il mettait sa division à sa disposition, R.H. Anderson est atteint à la cuisse par un éclat d’obus et doit être évacué. L’officier suivant dans la chaîne de commandement étant justement Pryor, il paraît vraisemblable que ce dernier n’est pas avec sa brigade au moment de l’attaque de Rodes, étant allé prendre le commandement de la division. Le colonel John Hately, qui lui succède à la tête de la brigade, n’a probablement pas reçu de consignes autres que celles de soutenir les défenseurs de Bloody Lane. Faute de support, donc, et confronté à l’avancée du 14ème Connecticut, Rodes doit bientôt interrompre sa manœuvre et revenir sur sa position de départ, suivi de près par Andrews. Ce sont même les Alabamiens qui se retrouvent momentanément en difficulté, car leur chef a du mal à les faire rester dans le chemin creux et doit s’employer pour les empêcher de reculer davantage. Il y parviendra.

À sa droite, G.B. Anderson va lui aussi tenter de flanquer la division French, cette fois par la gauche. Mais cette tentative n’est pas coordonnée à celle de Rodes, comme si G.B. Anderson menait une bataille, et Rodes une autre. Jusque-là, la brigade de Caroline du Nord a été peu engagée, si ce n’est à distance par la gauche de Weber et, derrière lui, la brigade Morris. Son chef la lance en avant alors que, selon toute vraisemblance, Rodes a déjà été rejeté sur sa position initiale. French la contre aussitôt en envoyant à sa rencontre la brigade Kimball. Les deux unités s’affrontent de part et d’autre d’un petit ravin, quasiment perpendiculaire à Bloody Lane, dans lequel court le chemin qui mène à la ferme Roulette. Kimball coupe court à une tentative pour déborder sa gauche en étendant ses lignes dans cette direction. Là aussi, une fusillade sans merci a lieu a parfois quelques mètres de distance seulement. Après la bataille, en examinant leur drapeau, les hommes de 8ème Ohio, un des régiments de Kimball, y trouveront pas moins de dix-sept impacts de balles. Le 132ème Pennsylvanie, pour sa part, perd son colonel au bout de quelques minutes, et laissera dans l’affrontement la moitié de ses hommes. Sumner comparera plus tard la solidité de la brigade Kimball au Rocher de Gibraltar, ce qui lui vaudra le surnom de Gibraltar Brigade.

8attaque_rodesBataille d'Antietam (17 septembre 1862), 10h30 - 11h.

1. Rodes lance une contre-attaque contre Weber.

2. Colquitt le soutient faiblement en déployant des tirailleurs sur sa gauche.

3. Le 6ème Alabama n'attaque pas et Pryor ne soutient pas Rodes.

4. La brigade Weber se décale vers la droite pour faire face à l'attaque de Rodes.

5. Sans soutien, Rodes doit se replier.

6. Pendant ce temps, le reste de la brigade Morris a été ramenée en arrière.

7. G.B. Anderson lance à son tour une attaque, cette fois contre la gauche de French.

8. French y pare en engageant la brigade Kimball.

9. G.B. Anderson est blessé et sa brigade recule.

10. Kimball poursuit les Sudistes et attaque Bloody Lane à son tour.

11. La brigade G.B. Anderson lance une nouvelle contre-attaque mais celle-ci tourne court à l'approche de renforts nordistes.

 

9gbandersonMalgré les pertes, les Nordistes ont le dessus, car G.B. Anderson n’a aucun soutien de la part de Wright sur sa droite ou de Posey derrière lui. Il finit par ramener sa brigade dans le chemin creux, d’où elle peut continuer à faire feu sur les Fédéraux à découvert. Bien que certaines sources suggèrent une heure plus tardive, c’est sans doute autour de ce moment que G.B. Anderson a la cheville fracassée par une balle. Le colonel Charles Tew, du 2ème Caroline du Nord, lui succède. La blessure n’est pas mortelle en soi, mais elle s’infectera durant sa convalescence. Pour éviter la gangrène, G.B. Anderson devra être amputé du pied. Le remède s’avèrera pire que le mal, et il mourra le 16 octobre, chez lui, en Caroline du Nord, de complications postopératoires. Pendant que G.B. Anderson est évacué, les hommes de Kimball commencent à vaciller. French leur ordonne de tenir coûte que coûte le terrain surélevé qui domine Bloody Lane à cet endroit. Tew fait mettre baïonnette au canon en prévision d’une charge, et une nouvelle attaque sudiste commence.

À cette occasion, les commandants des deux régiments les plus à gauche de Kimball signaleront un curieux incident : juste avant d’attaquer, les Confédérés ont agité un drapeau blanc, ce qui a incité les Nordistes à suspendre leur feu pendant quelques minutes. Pour le colonel Joseph Snider, du 7ème Virginie occidentale, il s’agit d’une ruse délibérée ; le lieutenant-colonel Vincent Wilcox, du 132ème Pennsylvanie, n’en est pas aussi sûr. Les archives confédérées étant totalement muettes sur l’événement, on ignore s’il s’agissait là d’un plan visant à prendre les Fédéraux par surprise, d’un incident isolé non prémédité, ou d’un simple méprise visuelle sur un champ de bataille noyé par la fumée de centaines de fusils en action. Toujours est-il que l’attaque ne réussira pas : les deux régiments nordistes manœuvrent pour y faire face, évitant ainsi d’être flanqués. De surcroît, les Yankees sont en train de recevoir du soutien : de nouvelles troupes avancent sur leur gauche. Tew annule aussitôt l’attaque et se remet en posture défensive.

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