Rechercher dans le site
Lettre d'information

Découvrez notre lettre hebdomadaire avec toute l'actualité du site, ainsi que des éditions spéciales pour les concours que nous organisons !

S'inscrire à la lettre

Accueil Histoire Universelle Guerre de Sécession : la bataille d'Antietam, 17 septembre 1862 (11/16)

Inscrivez-vous à notre lettre hebdomadaire: nouveaux articles, programmes télé, débats ! Lettre hebdo:   |  Ajoutez ce site à vos favoris !  |  HpT sur  |  

Guerre de Sécession : la bataille d'Antietam, 17 septembre 1862 (11/16)

1CctewEntre 10 heures 30 et 11 heures, deux longues lignes supplémentaires d’infanterie nordiste avancent vers Bloody Lane. La précision de leurs manœuvres et l’ordre impeccable dans lequel elles progressent, comme pour la division French un peu plus tôt, impressionneront durablement les officiers confédérés qui les observent – du moins, ceux qui vivront assez longtemps pour le rapporter ensuite.

Dernière composante du IIème Corps, la division d’Israel Richardson a franchi l’Antietam par le pont supérieur et a marché au son du canon, se plaçant sur la gauche de French. La déjà célèbre Irish Brigade de Thomas Meagher en forme la droite, avec la brigade de John C. Caldwell sur sa gauche. Celle de John R. Brooke, en seconde ligne, forme réserve. Interrompant par son arrivée la manœuvre de Tew contre la brigade Kimball, Richardson ordonne aussitôt à Meagher de la relever et d’attaquer l’ennemi.

La charge des Irlandais

La brigade Meagher comprend quatre régiments, dont trois de l’État de New York – 63ème, 69ème et 88ème – sont effectivement constitués d’immigrants irlandais, contrairement au quatrième, attaché temporairement à la brigade, le 29ème Massachusetts. Les soldats nordistes sont gênés dans leur progression par une barrière, 300 mètres en avant de Bloody Lane, où des tireurs sudistes isolés leur causent des pertes. Une fois l’obstacle passé, les Fédéraux avancent jusqu’à cinquante mètres des lignes confédérées. Malgré l’épreuve qui les attend, leur moral reste au zénith. Meagher : « En arrivant à ce contact proche et fatal avec l’ennemi, les officiers et soldats de la brigade brandirent leurs épées et leurs képis, en poussant les hourrahs les plus enthousiastes pour leur général, George B. McClellan, et pour l’armée du Potomac ». Le chef de l’Irish Brigade lui ordonne de mettre baïonnette au canon, puis de tirer deux salves avant de charger.

2meagherToutefois, l’assaut ne va pas se dérouler comme prévu, vraisemblablement parce que Meagher a son cheval tué sous lui à ce moment-là. Violemment jeté à terre, le général est assommé dans sa chute. Il n’a pas de blessures sérieuses mais doit être transporté, inconscient, vers l’arrière, tandis que le colonel John Burke assure la relève. Les soldats nordistes ont déjà tiré cinq ou six coups de feu chacun lorsque Burke sonne à nouveau la charge. Sur sa droite, le 132ème Pennsylvanie reçoit de Kimball l’ordre d’appuyer l’attaque, mais celle-ci se déroule dans la confusion. Le 29ème Massachusetts n’avance pas du tout, ses hommes restant sur une position offrant un semblant d’abri, d’où ils continuent à faire feu sur les Sudistes. Le 69ème New York ne fait que quelques mètres avant de réaliser qu’il est isolé sur la droite de la brigade, et le lieutenant-colonel John Kelly est blessé au visage, laissant l’unité sans chef. L’inaction du 29ème Massachusetts a également laissé la droite du 63ème New York à découvert, et celle-ci se fait prendre en enfilade et massacrer. L’unité nordiste vacille et perd, elle aussi, son commandant. Totalement privé de soutien, le 88ème New York finit par s’arrêter lui aussi, à quelques mètres seulement de Bloody Lane et sous un feu d’enfer.

Vacillante pendant quelques minutes, la brigade réussit à se regrouper autour du 29ème Massachusetts et surtout du 88ème New York. Ce dernier gagnera l’admiration de Richardson qui leur lancera « Bravo, le 88ème, je ne vous oublierai jamais », déclenchant l’enthousiasme dans ses rangs pourtant dramatiquement éclaircis. Les Nordistes continuent alors à échanger salve sur salve avec leurs adversaires, subissant des pertes énormes. L’Irish Brigade perdra à Antietam 540 hommes dont 113 tués, soit près de 60% de son effectif initial. Les soldats nordistes passent ainsi près d’une heure exposés au feu ennemi. Dans de telles conditions, porter un objet aussi voyant et facile à ajuster qu’un drapeau devient l’assurance d’une réduction drastique de son espérance de vie. Le 63ème New York voit ainsi seize hommes se succéder à la garde de son étendard, tous étant abattus au bout de quelques minutes, voire de quelques secondes. Pourtant, les Fédéraux tiennent bon, ramassant – comme les autres combattants depuis le début de la bataille – les cartouches des morts et des blessés pour continuer à tirer.

3attaque_meagherBataille d'Antietam (17 septembre 1862), 11h - 11h45.

1. French consolide sa droite en mélangeant des éléments des brigades Weber et Morris.

2. La division Richardson  entre en action, repoussant les tirailleurs confédérés devant elle.

3. La brigade Meagher attaque la première.

4. Elle reçoit le soutien d'une partie de la brigade Kimball.

5. Le 29ème Massachusetts stoppe prématurément son avance, disloquant la brigade.

6. Resté sans soutien, le 88ème New York doit interrompre sa charge.

7. La brigade Meagher se ressaisit et maintient la pression, prenant notamment en enfilade la droite de Rodes.

 

En dépit de la meilleure position des Confédérés, le feu nordiste n’est pas dénué d’efficacité. Le problème est particulièrement aigu à la jonction des brigades Rodes et G.B. Anderson, car Bloody Lane y forme un virage. La brigade Meagher affrontant les hommes de G.B. Anderson sur une ligne parallèle à la leur, ce qui signifie que la position tenue 4jbgordon
par Rodes forme un angle suffisant pour exposer sa droite à un tir d’enfilade. Le 6ème Alabama, qui occupe cet emplacement, est donc particulièrement menacé même si les unités sur sa droite le couvrent encore efficacement. J.B. Gordon, le chef du régiment alabamien, en fait l’amère expérience. Il est justement en train de discuter de la situation avec le colonel Tew, qui inspecte la gauche de ce qui est maintenant sa brigade, lorsque le feu nordiste s’abat sur les deux hommes. Tew reçoit une balle en pleine tête qui lui traverse le crâne d’une tempe à l’autre, le blessant mortellement. Le colonel Risden Bennett lui succède. Gordon, lui est légèrement touché au mollet droit, mais ce n’est que la première de ses cinq blessures de la journée.

Dans les minutes qui suivent, l’officier sudiste est encore frappé plus haut sur la même jambe, puis au bras et à l’épaule gauche. Finalement, un dernier projectile lui fracasse le visage, entrant par la joue gauche et sortant par la mâchoire. Tombé face contre terre, il ne doit qu’à son képi, préalablement troué par une autre balle, de ne pas se noyer dans son propre sang, qui s’écoule par l’orifice ainsi ménagé. Le colonel sudiste survivra – et mènera une brillante carrière militaire jusqu’à la fin du conflit – mais restera défiguré. Pratiquement aucun de ses portraits photographiques ultérieurs ne montrera son profil gauche, les rares clichés pris de trois-quarts face laissant deviner une spectaculaire cicatrice sur la joue où l’avait frappé la balle nordiste. Ses soldats, pourtant, résisteront à cette fusillade, dont l’intensité finit par décroître. Même en fouillant les cadavres, les hommes de Meagher commencent à manquer de cartouches. Ils sont engagés depuis près d’une heure et n’ont reçu aucune aide de la part du reste de la division. Informé de la situation, Richardson ordonne qu’ils soient relevés par la brigade Caldwell, et que l’attaque contre la droite rebelle soit renouvelée.

5CaldwellChronologie d’un tournant

Jusque-là, la brigade Caldwell est restée étrangement inactive. Déployée à gauche et légèrement en retrait de celle de Meagher, sur une ligne parallèle à la sienne, elle est pourtant idéalement placée pour menacer la droite sudiste et tenter de la tourner. Elle n’en fait rien, se contentant d’échanger des coups de feu avec des tireurs avancés ennemis pendant que l’Irish Brigade attaque seule la position confédérée. Son inaction est tellement surprenante que Richardson finit par s’impatienter. Une rumeur court sur le champ de bataille, selon laquelle Caldwell serait parti en arrière « se cacher derrière une meule de foin ». Le fait demeure encore incertain aujourd’hui. Dans son rapport sur la bataille, Caldwell décrit l’action de sa brigade comme s’il avait été présent du début à la fin, mais se fait beaucoup plus détaillé à partir d’un moment précis – alors que la brigade est déjà engagée depuis un certain temps. Du reste, l’examen minutieux des différents récits sur la brigade Caldwell montre qu’à l’évidence, ses actions ont dû bien davantage aux initiatives de certains de ses officiers plutôt qu’aux ordres de Caldwell. On peut raisonnablement penser que Caldwell a été absent au début de l’engagement, pour une cause indéterminée n’ayant pas forcément de rapport avec la rumeur ayant couru sur son compte, avant de rejoindre son unité plus tard.

Toujours est-il que, sans doute vers 11 heures 45, la brigade de Caldwell relève celle de Meagher par une manœuvre impeccable : la première se décale vers la droite en conservant son déploiement et vient se placer en arrière de la seconde, qui décroche alors, compagnie après compagnie, « comme à la parade » – pour reprendre l’expression employée par un témoin oculaire. Aussitôt après, les troupes fraîches de l’Union avancent et ouvrent le feu à leur tour. Le récit de la bataille devient alors complexe, car les événements, dans les minutes qui suivent, s’accélèrent dramatiquement – non seulement sur Bloody Lane, mais également dans le bois Ouest. La situation va évoluer de minute en minute, et situer dans le temps une action par rapport à une autre devient pratiquement impossible. Les divergences des témoignages sont parfois grandes, le général Greene situant par exemple beaucoup plus tard la reprise des combats autour de l’église Dunker, aux alentours de 13 heures 30. Néanmoins, la majorité des rapports concordent pour affirmer que les deux actions à venir ont été simultanées et livrées autour de midi. C’est, du reste, plus cohérent avec les durées indiquées par Greene, qui affirme avoir tenu les environs de l’église pendant « près de deux heures ». Or, on est à peu près certain qu’il s’en était emparé peu après 10 heures.

6attaque_jgwalkerBataille d'Antietam (17 septembre 1862), 11h45 - 12h, autour de l'église Dunker.

1. J.G. Walker attaque Greene avec le soutien de Barksdale et Early.

2. Pris en enfilade, le 111ème Pennsylvanie craque le premier.

3. La brèche ainsi créée provoque la retraite de toute la division Greene.

4. Ayant épuisé leurs munitions, les batteries avancées nordistes se replient également avec leurs soutiens.

5. Les Nordistes se retirent vers le bois Est, tandis que leurs ennemis menacent la droite de French.

 

En cette fin de matinée, James Longstreet est très inquiet de la situation générale des lignes confédérées. Celles-ci sont très étirées en raison de la présence de Greene autour de l’église Dunker, et le général sudiste craint que la position avancée des Fédéraux dans ce secteur ne leur permette d’ouvrir une brèche au cas où ils recevraient des renforts. N’ayant aucune profondeur, le dispositif confédéré serait à coup sûr irrémédiablement enfoncé. Longstreet décide donc de prendre les devants, bien qu’il n’ait aucune troupe fraîche à laquelle confier cette mission. À défaut, il charge la division J.G. Walker, à présent suffisamment réorganisée, de déloger Greene du bois Ouest. La brigade Ransom, qui a été assez peu 7ransom
engagée jusque-là, joindra ses forces aux restes dissociés de la brigade Manning – le 46ème Caroline du Nord du colonel Hall, d’une part, et les 3ème Arkansas et 27ème Caroline du Nord du colonel Cooke, d’autre part. J.G. Walker obtiendra sur sa gauche l’aide de la brigade Barksdale et le soutien d’Early.

Leur tâche va être facilitée par le déploiement même de la division Greene. Très avancées et privées de soutien d’infanterie comme d’artillerie, ses deux brigades forment toujours un chevron pour éviter d’être flanquées, et forment pratiquement un angle droit. Celle de Stainrook fait face au sud et se trouve en partie à découvert, celle de Tyndale à l’ouest, en plein milieu du bois. Cet angle constitue un point vulnérable s’il est convenablement assailli, car les deux unités ne peuvent correctement se soutenir l’une l’autre. Constamment harcelés par les tireurs confédérés qui s’abritent derrière les rochers du bois Ouest ou les ajustent depuis les hauteurs au sud, les soldats nordistes sont à présent assaillis en force. Pendant que Ransom frappe Tyndale de front, les régiments combinés de Hall et Cooke attaquent à la jonction des deux brigades nordistes. Dans le même temps, Barksdale déborde la droite de la division fédérale. Très rapidement, les deux ailes de la brigade Tyndale craquent : la droite recule et sur la gauche, le 28ème Pennsylvanie se débande, entraînant dans sa fuite le 111ème régiment du même État qui forme la droite de Stainrook. Tyndale est grièvement blessé à la tête et à l’abdomen, et la division Greene doit abandonner complètement sa position.

8RouletteMenace sur le flanc nordiste

Le « cri des rebelles » retentit une fois de plus alors que les soldats fédéraux refluent du bois Ouest, au-delà de l’église Dunker. Les Confédérés assaillent alors la hauteur située à l’est de cette dernière, où les canons du capitaine John Tompkins et le 102ème New York tentent de les ralentir en les accablant de plomb. Mais les caissons à munitions sont vides. La batterie Tompkins a tiré ses 1.050 projectiles de tous types en trois heures seulement, ce qui implique un feu quasiment continu durant ce laps de temps – 175 coups par pièce en 180 minutes. Après la bataille, ses canons Parrott de 10 livres seront à ce point ruinés par cet usage intensif qu’ils devront être mis au rebut, la batterie recevant des pièces neuves – des canons de 3 pouces. Toujours est-il que faute de munitions pour continuer à se battre, les artilleurs nordistes doivent évacuer la place, laissant sur le terrain dix-neuf hommes et dix chevaux tués ou blessés. Naturellement, le 102ème New York, qui les soutenait, ne s’attarde pas non plus, seul face à la marée grise.

Bien que n’ayant pas démérité – elle a été une des unités nordistes les plus longuement engagées au cours de la bataille – compte tenu de l’inexpérience de la majorité de ses soldats, la division Greene est cette fois hors de combat pour de bon. Elle se réfugie, plus ou moins en bon ordre, sous la protection d’autres batteries situées au-delà de la ferme Mumma et en lisière du bois Est. Le résultat de l’attaque sudiste dépasse toutes les espérances de Longstreet. Non seulement la menace Greene est éliminée, mais ce sont à présent les lignes nordistes qui présentent une brèche conséquente. Emportés par leur élan, les hommes de J.G. Walker et leurs soutiens, auxquels se joint la brigade Sanders, s’y engouffrent avec enthousiasme, menaçant de déboucher sur les arrières de la division French déjà engagée sur Bloody Lane. Alors que les éléments de pointe des Confédérés approchent dangereusement de la ferme Roulette, c’est tout le centre nordiste qui voit sa situation compromise.

9attaque_irwin2Bataille d'Antietam (17 septembre 1862), 12h - 12h15, autour de la ferme Roulette.

1. Continuant sur sa lancée, J.G. Walker menace de prendre à revers la division French.

2. French envoie l'aile droite de la brigade Kimball pour protéger sa droite.

3. Le colonel Frank emmène deux régiments, auxquels Richardson en ajoute un troisième, pour contrer la progression sudiste vers la ferme Roulette.

4. La brigade Sanders soutient J.G. Walker sur sa droite.

5. French envoie également des éléments de la brigade Morris vers la ferme Roulette.

6. Les Nordistes réussissent à refouler les assaillants.

7. Parallèlement, la brigade Irwin flanque Barksdale et Early et les oblige à reculer.

8. La brigade Brooks est envoyée complètement sur la droite, empêchant W.F. Smith d'exploiter le succès d'Irwin.

9. Irwin doit stopper sa progression au niveau de la hauteur qui domine l'église Dunker.

 

10Irwin_William_HowardToutefois, French et Richardson réagissent aussitôt et vont coordonner leurs efforts à merveille. Pendant que French envoie deux des régiments de Kimball – le 14ème Indiana et le 8ème Ohio – couvrir sa droite et faire front à l’avancée ennemie, Richardson lui envoie une partie de la brigade Brooke. Il est même devancé par le colonel Paul Frank, du 52ème New York, placé tout à droite de la brigade, et qui décide spontanément de marcher à la rencontre des Sudistes lorsqu’il les voit approcher de la ferme Roulette. Entraînant avec lui le 2ème Delaware, Frank est rejoint peu après par le 53ème Pennsylvanie, que Richardson lui a fait expédier en soutien. D’âpres combats ont lieu pour le contrôle des bâtiments de la ferme, qui servent pour la plupart d’hôpitaux de fortune pour l’armée nordiste. Les Fédéraux réussissent à prendre le contrôle d’une éminence qui domine le petit champ de maïs Roulette, d’où ils abattent des Confédérés gênés dans leur progression par des barrières. L’arrivée d’éléments de la brigade Morris, que French a rameutés vers l’arrière, achève d’emporter la décision, et les Sudistes de J.G. Walker sont repoussés. Le 14ème Connecticut fera même des prisonniers dans une des caves de la ferme, où ils s’étaient réfugiés pour échapper au feu nordiste.

Au même moment, d’autres troupes fédérales arrivent à point nommé pour colmater la brèche qu’avait ouverte le repli de Greene. La division de William Farrar « Baldy » Smith, élément de tête du VIème Corps de William Franklin, est désormais à pied d’œuvre. Si la première de ses trois brigades, celle de Winfield Scott Hancock, a été envoyée renforcer l’aile droite nordiste et a vu ses régiments dispersés en soutien de batteries, les deux autres sont disponibles pour une contre-attaque. La brigade de William Irwin refoule ainsi les troupes de Barksdale et d’Early, mettant un terme à l’avancée sudiste et poursuivant les Confédérés désormais en pleine retraite. Irwin dépasse ainsi la hauteur située à l’est de l’église Dunker, mais ne va guère plus loin : il est pris en enfilade par un tir venu du bois Ouest, où Lee a fait remonter en ligne les lambeaux de la division Hood. À la grande fureur de Baldy Smith, il ne peut recevoir aucun soutien, car Sumner a prélevé sans l’en informer la brigade de William Brooks, qui arrivait juste derrière, pour renforcer une aile droite qu’il croit toujours en grand danger. Engagé face à lui et attaqué sur sa droite, Irwin ne peut avancer davantage et doit interrompre son attaque, ramenant ses forces derrière la ligne de crête. L’autre division du VIème Corps, celle d’Henry Slocum, arrive à marche forcée de Boonsboro mais ne sera pas disponible avant l’après-midi, si bien que Baldy Smith ne peut compter sur aucune autre réserve offensive.

A lire sur le forum



Discuter de cet article sur notre Forum Histoire