Rechercher dans le site
Lettre d'information

Découvrez notre lettre hebdomadaire avec toute l'actualité du site, ainsi que des éditions spéciales pour les concours que nous organisons !

S'inscrire à la lettre

Accueil Histoire Universelle Seconde Guerre Mondiale L'opération Dynamo, mai-juin 1940

Inscrivez-vous à notre lettre hebdomadaire: nouveaux articles, programmes télé, débats ! Lettre hebdo:   |  Ajoutez ce site à vos favoris !  |  HpT sur  |  

L'opération Dynamo, mai-juin 1940

DunkerqueDynamo26 mai 1940, Dunkerque. Voilà 6 jours que les divisions blindées (Panzerdivisionen) du XIXe corps d’armée allemand du général Guderian ont atteint la région d’Abbeville et l’embouchure de la Somme. Le coup de faucille, point focal du plan d’invasion allemand pour 1940 (dit Plan Jaune), a parfaitement fonctionné. L'opération Dynamo, qui vise à évacuer le corps expéditionnaire anglais pris au piège va devoir commencer...

Les forces britanniques (British Expeditionary Force, une dizaine de divisions pourvues d’un matériel très moderne) et Françaises (1ére armée et restes de la 7éme) accourues au secours de la Belgique et des Pays Bas (Manœuvre Dyle-Breda) se retrouvent piégées dans une poche allant des Flandres à la Zélande. 1 millions de soldats alliés sont à la merci de la Wehrmacht.

Opération Dynamo : une évacuation à grande échelle

Devant l’inéluctable réduction de la poche qui s’annonce prochaine, l’attitude de Paris et celle de Londres divergent. Le commandent en chef français, le général Weygand envisage encore une contre offensive sur le sud dispositif allemand (vers Abbeville notamment) afin de briser l’encerclement. L’état major britannique et notamment le commandant de la BEF, le général Gort, restent dubitatif quant à l’éventuelle réussite de cette manœuvre. Le gouvernement britannique qui risque de perdre sa seule véritable armée dans l’affaire, opte finalement pour une évacuation de ses troupes par la mer : ce sera l’Opération Dynamo.

L’Opération Dynamo, précipitée par la capitulation de l’armée belge le 28 mai, est dirigée par le vice amiral Ramsay. Elle consiste en un repli défensif autour du périmètre de Dunkerque, port choisi pour le rembarquement des troupes. Afin de retarder la progression allemande, de nombreuses unités françaises (notamment les restes de la 1ére armée à Lille) vont se sacrifier, allant même jusqu’à capturer le général allemand commandant la 251éme division d’infanterie lors d’une contre attaque.

Pendant ce temps, alors que le dispositif défensif se constitue autour du port de Dunkerque et que les unités alliés sabotent ou abandonnent peu à peu leur matériel (ce qui fera le bonheur des unités allemandes) le Royaume-Uni mobilise une flotte de transport sans précédent. Protégée par la Royal Navy (39 destroyers engagés, et de nombreux autres petits bâtiments), celle-ci comprendra plusieurs centaines de navires disparates, du yacht au chalutier, en passant par des péniches…Le rembarquement s’effectue sous les assauts continuels de la Luftwaffe, que combattent avec ardeurs les pilotes des escadrilles de chasses britanniques basées dans le sud de l’Angleterre. C’est dans le ciel de Dunkerque, que le célèbre Spitfire va commencer à écrire sa légende.

dynamo_plageAvec le concours de la marine française, la Royal Navy va parvenir à un tour de force en évacuant en neuf jours prés de 340 000 combattants (dont un tiers de français) dans des conditions abominables. A terre les unités laissées en arrière garde, accompliront avec courage leurs missions de sacrifice face aux troupes allemandes. Lorsque le 4 juin Dynamo s’achève, 35 000 soldats français auront été fait prisonniers dans ce qu’il restait de la poche de Dunkerque, plus de 10 000 seront morts.

Qualifiée à l’époque de miracle, l’opération Dynamo si elle est effectivement parvenue à sauver le corps expéditionnaire britannique, n’en a pas moins ramenée une armée nue (sans matériel) sur les plages anglaises. Comme le déclara Churchill, elle ne pouvait être considérée comme une victoire puisque les « les guerres ne se gagnent pas avec des évacuations ». Néanmoins elle reste encore aujourd’hui comme l’un des symboles de la résistance des troupes alliées à l’armée allemande et comme l’un des signes précurseurs de la volonté de Londres de continuer la lutte malgré tout.

Lire aussi : Mai-juin 1940 : de Sedan à Dunkerque

Pour aller plus loin

Mai-juin 1940 : Défaite française, victoire allemagne, sous l'oeil des historiens étrangers de Maurice Vaïsse. Autrement, 2010.

La bataille de France jour après jour : Mai-juin 1940 de Dominique Lormier. Le cherche midi, 2010.

A lire sur le forum



Discuter de cet article sur notre Forum Histoire