Vincent Van Gogh



Vincent Van Gogh

Discussions et échanges sur l'histoire transversale, thématique, des pensées, des arts...

Vincent Van Gogh

Messagepar La Brinvilliers » 23 Aoû 2010, 11:23

Ce soir, Arte passe un film : "La Vie Passionnée de Vincent Van Gogh "

Van Gogh et Gaugin étaient des "amis" mais eurent des démélés. L'un aurait coupé l'oreille de l'autre....

Mais qui a coupé l’oreille de Van Gogh ??

Tout le monde connait l’un des faits-divers le plus célèbre de l’histoire de l’art. Vincent Van Gogh se serait tranché l’oreille dans la nuit du 23 décembre 1888 près de la Maison Jaune à Arles.

Eh bien NON ! C’est dans un accès de colère que le peintre Paul Gauguin, expert en escrime, aurait commis l’acte avec un sabre. Van Gogh, fragile psychologiquement et fasciné par son ami Gauguin, n’a rien dit…

Deux historiens allemands Hans Kaufmann et Rita Wildegans, ont publié un essai : « l’oreille de Van Gogh, Paul Gauguin et le pacte du silence » où, preuves à l’appui, ils « démontent » cette thèse historique.

Ils ont retrouvé la pétition signée par les riverains de la place Lamartine pour que Van Gogh soit interné. Ils ont fait des recherches en Polynésie, ils ont utilisé les mémoires de Gauguin : « avant et après » où les propos sont pareils à des aveux.

Les faits : Van Gogh pose ses valises à Arles début février 1888 dans la Maison Jaune place Lamartine, Gauguin le rejoint en octobre. Les 2 hommes se disputent sur leur travail. Soit Van Gogh aurait saisi un couteau et se tranche l’oreille, soit Gauguin la lui coupe. Van Gogh enveloppe l’oreille dans un papier journal et l’offre à Rachel (une prostituée qui serait à l’origine du différent). La police trouve Van Gogh le lendemain, le visage en sang et l’emmène à l’Hôtel Dieu (actuellement : l’Espace Van Gogh). Gauguin s’empresse de faire entendre que Van Gogh est fou, et lorsqu’il a été interrogé par la police, il a inventé la thèse de l’automutilation. Il ne l’a jamais revu, il s’enfuit à Paris en laissant tout son matériel de peinture à Arles. Van Gogh ne dira rien, fasciné par Gauguin, presque amoureux de lui.

Théorie démentie par Annie Arnal, auteur d’un mémoire sur Van Gogh et future psychanalyste : « le souci, c’est que je ne vois pas Gauguin se balader avec un sabre dans la rue ! » Selon elle, la symbolique de la mutilation sacrificielle chez Van Gogh est très forte : « il va jusqu’à offrir son oreille à sa prostituée préférée ! » Annie rappelle que : « Van Gogh s’installe à Arles pour l’incroyable luminosité, puis Théo son frère, encourage Gauguin à s’installer lui aussi à Arles pour qu’il devienne un substitut du frère et créer une nouvelle école de peinture. Van Gogh est fou de joie, mais la peinture de Gauguin ne lui permet pas le refoulement, comme Dali, Van Gogh est un enfant de remplacement, il y a toujours eu ce fond morbide. Les rapports entre eux vont se dégrader, ils se jettent des verres d’absinthe au visage… Van Gogh s’automutilait : il mangeait de la peinture, il s’était brûlé la main, en même temps, ce qui est sûr, c’est que Gauguin était un sale bonhomme qui adorait l’argent ». Elle rajoute que même sans ce geste de l’oreille, coupée ou non par Gauguin, Van Gogh aurait été interné.

Rebondissement : rencontre avec Robert le fils du docteur Edgar Leroy : « mon père était médecin, psychiatre, en exercice à cette époque à l’asile de Saint Rémy, il a eu entre les mains tous les registres d’internements dont celui de Van Gogh et a écrit en 1936 un essai scientifique « Van Gogh et le drame de l’oreille coupée ». Un travail minutieux de témoignages et d’anecdotes : « Van Gogh s’est bien coupée l’oreille, la gauche, c’est celle qui est la plus commode de se trancher soi-même, Gauguin l’a poussé dans ses excès à coups d’absinthe et autres frivolités ». Les avis divergent concernant l’étendue de la mutilation. Pour les docteurs, c’est l’oreille entière (le Dr Rey l’a même conservé dans un bocal !), mais pour la belle sœur de Van Gogh c’est la moitié basse de l’oreille qui a été tranchée. L’explication du geste selon les docteurs est médicale : un épisode de confusion mentale proche de l’épilepsie psychique. Robert Leroy souhaite faire réimprimer les ouvrages de l’époque, toute l’explication s’y trouve…

Tous les journaux se sont emparés de l’affaire, Le Monde, le Nouvel Obs….

Quotidien : La Provence 6 mai 2009 et du 7 mai 2009


Nous en saurons, peut être un peu plus ce soir :!:
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Messagepar Hurba » 07 Mai 2011, 19:21

cette histoire d'oreille me parait ridicule..
j'ai, il y a quelques temps, écouté le récit d'une personne qui a retracée la vie de Van Gogh, par recoupement des rapports de la police de l'époque. il c'est avéré qu'il n'était pas plus fou que vous ou moi. mais qu'il menait une vie sacrement dissolue. qu'il était pas le dernier dans les beuveries et les bagarres. etc...
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Messagepar La Brinvilliers » 07 Mai 2011, 20:15

Bonsoir Hurba


tout n'est pas si ridicule...il y a bien eu une histoire avec son oreille !

quant à la folie...il avait un "petit grain" - celui de l'artiste :)

je viens de trouver une autre théorie :

«Indice clé». Cette fois, c’est The Art Newspaper qui s’y colle. S’il ne réfute pas l’automutilation, Martin Bailey assure que le geste de Van Gogh aurait été entraîné par le choc du mariage à venir de son frère, Théo. Le Sunday Times a aussitôt titré sur la «découverte» de cet «indice clé», proclamant : «Le mystère de l’oreille coupée sans doute enfin révélé».

Libération du 3 février 2010


Cette théorie n'est pas mieux... ;)



Je suis intéressée par le récit de cette personne ! si vous nous en faisiez part ? ;)

Merci
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Messagepar gaete59 » 30 Juil 2011, 12:06

... De plus, Marquise, Van Gogh fait partie du fameux musée allemand de KorK ; alors la vie menée, l'alcool, les odeurs de peinture et j'en passe, tout est fait pour s'engager directement vers les "bouffées délirantes" et là.... :mrgreen: on touche le borderline et on peut basculer dans la schizophrénie... Pour en avoir échangé avec des amis dont le métier se déroule au sein de CHSP : Van Gogh est un cas intéressant ! :?:
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