Rechercher dans le site
Lettre d'information

Découvrez notre lettre hebdomadaire avec toute l'actualité du site, ainsi que des éditions spéciales pour les concours que nous organisons !

S'inscrire à la lettre

Accueil Histoire de France Le procès de Klaus Barbie (11 mai 1987)

Inscrivez-vous à notre lettre hebdomadaire: nouveaux articles, programmes télé, débats ! Lettre hebdo:   |  Ajoutez ce site à vos favoris !  |  HpT sur  |  

Le procès de Klaus Barbie (11 mai 1987)

kbarbie_procs11 mai 1987, la Cour d’assises du Rhône entame le procès de Klaus Barbie. C’est tout un pan de l’histoire de l’occupation allemande qui s’apprête à être dévoilé. Klaus Barbie, officier SS du SD (Services de contre-espionnage allemand) arrive en France en juin 1942. Celui qui s’est déjà fait remarquer en Russie, pour ses qualités dans la lutte contre-insurrectionnelle, devient rapidement le chef de la Gestapo Lyonnaise (février 1943)...

 

Réprimant impitoyablement la résistance locale, il sera notamment responsable de la mort de Jean Moulin et de la liquidation de plusieurs groupes de maquisards de la Région Rhône-Alpes. Autres fait d’armes de ce bourreau zélé, la rafle des enfants d’Izieu et la déportation de nombreux juifs vers Auschwitz.

Après la guerre et bien qu’officiellement recherché par les autorités alliées comme criminel de guerre, Barbie va mener une carrière brillante. Son expérience dans les techniques de lutte contre-insurrectionnelle et sa connaissances des réseaux communistes, lui valent notamment d’être employé par les services de contre espionnage de l’US Army. La France qui réclame son extradition ne peut donc obtenir gain de cause.

De la cavale au procès

Au début des années 50, Barbie en délicatesse avec la police allemande part s’installer en Amérique du Sud (Argentine, Bolivie, Pérou). Là il continue de rendre des services aux services secrets américains, mais aussi aux régimes locaux tout en menant des activités de trafiquant d’armes. Utilisant une fausse identité « Klaus Altmann », protégé par la dictature Bolivienne (dont il serait un agent des services secrets), il est néanmoins dénoncé aux yeux du monde par les époux Klarsfeld. Après de multiples rebondissements, il est finalement extradé vers la France en 1983.

Son procès (enregistré puis diffusé à la télévision) qui débutera 4 ans plus tard, et ce malgré la défense inspirée de ses avocats dont Jacques Vergès, sera l’occasion de faire la lumière sur les événements tragiques de 1943-1944. Reconnu coupable de crimes contre l’humanité, il sera condamné à la réclusion à perpétuité. Il mourra en 1991, emporté par un cancer.

A lire sur le forum



Discuter de cet article sur notre Forum Histoire