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La conspiration de Chalais (1626)

Chalais_executionL’année 1626 fut riche en événements. Richelieu, au pouvoir, doit déjouer entre autres la « conspiration de Chalais » qui est son premier complot. Louis XIII et le cardinal forment le projet de mariage de Monsieur (Gaston, frère du roi) et de Mademoiselle de Montpensier (mère de la future Grande Mademoiselle). Gaston, poussé par son gouverneur Mr d'Ornano, refuse catégoriquement d’épouser cette héritière pourtant si riche. Un parti se crée alors autour de lui : celui de "l'aversion au mariage" et la « conspiration de Chalais » en est la triste fin.

 

 

Les princes conspirent

Les grands princes, sous la houlette de la grande comploteuse de l’époque qu’est Marie de Rohan, Duchesse de Chevreuse vont défendre le frère du roi, et surtout intriguer contre l’autorité de Richelieu. La Duchesse cherche une jeune âme étourdie et la trouve en la personne du comte de Chalais. Henri de Talleyrant-Périgord naquit en 1599, pour malheureusement mourir en 1626. Il sert auprès du roi Louis XIII qui l’apprécie beaucoup, en tant que maître de la garde-robe. Il a épousé Charlotte de Castille en 1623.

Ce ravissant jeune homme tombe sous le charme de la Duchesse au printemps 1626 et se laisse entraîner dans ce complot. A la belle saison, il passe à son service. Marie de Rohan, sachant bien manier les hommes, lui fait miroiter monts et merveilles, en contrepartie de son aide : le but est l'assassinat de Richelieu, et peut être la destitution de Louis au profit de son frère Gaston.

Le comte de Chalais, ne sachant se taire, et peut-être pris de remord, se confie à son oncle commandeur de l’Ordre de Malte, qui lui ordonne d’aller tout avouer de suite. En contrepartie, Richelieu lui demande de jouer les espions dans l’entourage de Gaston. Malgré tout, Richelieu sévit avec l'appui de Louis XIII. Pour sauver sa situation personnelle, Gaston avoue sa faute et livre tous ses complices, en accablant tout particulièrement Chalais.

Chalais, bouc-émissaire idéal

Chalais_execution

Seul Chalais fait les frais de cette conspiration : il est arrêté le 8 juillet et, n’ayant pas d’appui familial qui procure l’immunité, il est jugé à Nantes, à l'issu d'un procès odieux. On lui fait croire qu'il peut obtenir sa grâce à force d'aveux, et pendant un mois il dénonce tout le monde, se propose même d’espionner Gaston pour le compte du roi, accable son ancienne maîtresse qui l’a laissé tomber. L'arrêt tombe le 18 juillet : le beau Chalais est considéré comme criminel de lèse-majesté et condamné à la décollation. Louis XIII, pris de pitié et sensible à l’honneur, supprime la torture (sa tête devait être exposée à la sortie de la ville, son corps découpé en 4 morceaux attachés chacun à des potences aux principales avenues).

 

Sa famille et ses anciens complices dissuadent le bourreau de faire son office. Malheureusement, c'est un condamné à mort gracié qui est chargé de cette besogne. Le 19 août à 18 heures, Chalais monte sur l’échafaud. Le bourreau utilise d’abord une épée de Suisse mal aiguisée, essaye deux fois sans résultat. Il demande une doloire et réussit à massacrer Chalais. Au vingtième coup, Chalais est encore vivant et gémit « Jésus Maria ». Il en faudra 29...

Bibliographie

- Jean-Christian Petitfils, Louis XIII, Perrin, 2008

- Louis XIII de Philippe Erlanger. Gallimard, 1996.

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