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Les ducs de Normandie (6) : Robert le Magnifique

robert falaise« Une personnalité violente et difficile ». C'est en ces termes que l'historien Lucien Musset définit le 6ème duc de Normandie (1). Violent, prompt à sortir l'épée, le fils du duc Richard II l'a été comme tous les grands seigneurs de son époque. Une personnalité ambigüe que celle de Robert, comme l'est celle de son arrière-grand-père Rollon. Spoliateurs des biens de l'Église puis bâtisseur d'abbayes, vassal fidèle du roi de France et voisin tumultueux aux ambitions hégémonique pour les duchés de Flandres et de Bretagne... Il appartient de considérer Robert comme un homme de son temps, reflet des influences et des mutations qui s'opèrent sur la société au XIe siècle.

 

Une prise de fonction controversée et l'établissement du pouvoir ducale : des premières années difficiles

Robert (1010-1027-1035) est le second fils du duc de Normandie Richard II. Les détails au sujet de son éducation ne sont pas connus. A la mort de son père en 1026, il hérite du comté de Hiémois quand son frère aîné devient duc de Normandie sous le nom de Richard III.

La mort prématuré de ce dernier, empoisonné lors d'un dîner, entache la personne de Robert. Le moine anglais Guillaume de Malmesbury l'accuse explicitement du meurtre de son frère mais aucune preuve concrète n'a jamais pu être apportée en ce sens. Il apparaît néanmoins que Robert, en obtenant la couronne ducale, est le principal bénéficiaire du décès de Richard, réunissant du même coup les anciennes possessions territoriales de son père en un seul et même domaine.

Agé de 17 ans, le nouveau maître de la Normandie détient un pouvoir contesté et convoité par plusieurs de ses cousins, les fils bâtards de ses prédécesseurs que l'on regroupe sous l'appellation de « Richardides (2) ». La révolte est agitée par l'oncle du duc, l'archevêque de Rouen Robert « le Danois », personnage tout aussi controversé : religieux marié, ecclésiastique et seigneur laïc (3). Ses tentatives pour renverser son neveu entraine le duc Robert à entreprendre le siège de sa capitale en 1027/1028 à l'issu duquel il est sommé de quitter le duché. Il se réfugie à la cour du roi de France Robert II le Pieux, le suzerain du duc.

L'éloignement du chef de file des opposants à Robert n'entraine pas la fin des combats. Une nouvelle rébellion éclate en 1028, dirigée cette fois par le demi-frère de Richard, Hugues, l'évêque de Bayeux qui n'accepte pas d'être tenu à l'écart du conseil ducal. Alors qu'il entreprend lui aussi de se rendre dans le domaine royal pour demander le soutien du roi et obtenir des troupes, le duc Robert s'empare de la forteresse d'Ivry, possession d'Hugues, et contraint ce dernier à demander la paix. Celle-ci est signé à la condition qu'Hugues s'exil (il ne revient qu'en 1032) et que le château d'Ivry ainsi que toutes ses dépendances soient rattachés au domaine du duc.

La dernière révolte est celle du comte de Bellême, Guillaume Ier Talvas, qui contrôle le sud de la Normandie à partir d'Alençon et qui refuse de prêter serment d'allégeance à Robert. Après le siège et la prise de la ville de Domfront, Guillaume se rend, suppliant Robert de le pardonner, pardon qu'il offre non sans le faire déambuler devant toute son armée à quatre pattes et avec la selle d'un cheval sur les épaules (4). Le comte meurt quelque temps après, d'humiliation et de chagrin en apprenant la mort de plusieurs de ses fils à la bataille de Saint-Quentin-de-Blavou (5) contre les troupes ducale (6).

robert saint michelPour financer ses expéditions guerrières, le duc Robert mène une politique opposée à celle de ses prédécesseurs envers les institutions religieuses. Il spolie les biens de Église à de nombreuses reprises et les redistribue à ses vassaux pour s'attacher leur service. Son oncle Robert le Danois, l'archevêque de Rouen, prononce contre lui une excommunication et sans doute un anathème sur toute la Normandie afin qu'il cesse ses exactions contre l'Église. La manœuvre fonctionne et Robert, qui ne peut lutter contre les attaques spirituelles de son oncle, s'amende et restaure les biens accaparés (7). Dans un acte de restitution de l'abbaye de la Sainte-Trinité de Fécamp (8), Robert fait amende honorable : « Sachent que tous mes fidèles présents et à venir que, sous la pression de certains de mes conseillers peu soucieux d'équité envers l'Église de Dieu, j'ai donné à mes chevaliers diverses possessions du monastère de la Saint-Trinité. Mais bientôt (...) comprenant que j'ai mal agi, j'ai remis à cette église la totalité des biens dont elle avait été dépouillée (9) ». Robert le Danois est également autorisé à revenir en Normandie où il reprend l'administration de ses domaines. D'après l'historien Lucien Musset, il est l'instigateur du changement qui s'opère dans la politique du duc envers l'Église et au respect qu'il voue progressivement aux institutions et au discours religieux.

Des interventions militaires nombreuses hors du duché

La lignée des ducs de Normandie est associée de longue date à la royauté anglaise par le mariage de sa grand-tante Emma (la fille de Guillaume Ier Longue-Épée) au roi d'Angleterre Ethelred II et aux enfants de ces derniers, Edouard et Alfred Aetheling, exilés à la cour du duc de Normandie Richard Ier lors de l'invasion par les Danois du royaume d'Angleterre en 1013. Édouard, devenu adulte cherche à reprendre la couronne anglaise au profit de Knut le Grand qui a succédé à son père (10). Il demande l'appui militaire de son cousin le duc Robert, qui arme une flotte à Fécamp. Le projet avorte à cause d'une tempête qui empêche le débarquement des troupes normandes. Au même moment, le duc Alain III de Bretagne, un neveu du duc de Normandie Richard II, entre en rébellion pour s'émanciper de la tutelle normande sur son duché(11). Robert retourne ses navires et ses troupes contre lui en s'attaquant à la région de Dol. L'année suivante, en 1030, le duc Alain tente d'occuper l'Avranchin mais doit céder après qu'une contre-attaque normande entraine le massacre de ses troupes. Le chroniqueur et historien Guillaume de Jumièges écrit qu'au cours de la bataille, les cadavres bretons sont « aussi nombreux que les moutons ». L'archevêque de Rouen, oncle des deux ducs, propose une rencontre pour engager des pourparlers de paix. Celle-ci à lieu au Mont-Saint-Michel, elle confirme la tutelle normande sur le duché breton et Alain se reconnaît le vassal de Robert.

En 1034, Robert doit retourner en Bretagne pour arbitrer un conflit survenu après la mort de la duchesse Havoise, opposant Alain III à son frère Eude qui lui réclame une part de l'héritage paternel. Son intervention, associée à celle de l'évêque de Vannes, parvient à réconcilier les deux frères et son autorité sur le duché de Bretagne en sort grandie.

Robert, un vassal et allié modèle

La maison des ducs de Normandie est attachée à celle des rois de France. Les normands ont favorisé les capétiens dans leurs accessions au trône de France et se sont liés par le mariage : Adèle de France, fille du roi Robert II de France est l'épouse du duc Richard III et Gerloc, la fille de Rollon est la belle-mère d'Hugues Capet.

Le 20 juillet 1031, le roi Robert II le Pieux meurt et la couronne revient à son fils Henri. La reine Constance s'oppose à ce choix et fait sacrer Robert, son plus jeune enfant, sur le trône et chasser Robert qui part se réfugier à Fécamp à la cour du duc Robert. Ce dernier lève une armée qui assiège les partisans de Constance à Poissy pendant qu'Henri de France défait les armées de son frère Robert à la bataille de Villeneuve-Saint-Georges. Constance, vaincue, se retire à Melun et y meurt en 1034. Henri fait la paix avec son frère cadet (12) avant d'être couronné (sous le nom d'Henri Ier). Il offre le Vexin Français, c'est-à-dire la partie entre l'Epte et l'Oise à Robert, avec notamment les forteresses de Chaumont et de Pontoise pour le remercier de son aide.

Toujours en 1031, Robert scelle une alliance avec le comte de Flandre Baudoin IV « le Barbu » en lui offrant la main de sa sœur Éléonore (ou Aliénor). Le fils du comte de Flandre, issus d'un premier mariage(13) prend la tête d'une rébellion contre son père qui se réfugie en Normandie pour demander un soutien au duc Robert, son beau-frère. Les troupes associées des normands et des flamands sont victorieuses à la bataille d'Audenarde en Belgique, à l'issue de laquelle Baudouin IV réinvesti ses terres. L'alliance qui lie les deux hommes s'inscrit dans le temps et aboutit en 1050 au mariage de Guillaume, bâtard de Robert et de Mathilde de Flandres, petite fille de Baudouin IV.

Robert et Arlette

fontaine arletteLe duc Robert, chose étrange, ne s'est jamais marié. On lui connaît en revanche, deux « frilla ». Une Frilla est une concubine. Pour l'Église, elles n'ont pas de droits en tant qu'épouse et les enfants issus de cette union n'en ont pas non plus, notamment sur les questions de successions dynastiques. Le mariage « More danico » qui signifie « à la manière danoise » désigne un mode de polygamie en vigueur chez les vikings et pratiqué par les normands après leur christianisation. Les enfants de ces unions apparaissent dans le droit normand comme légitime. Les exemples de Guillaume Longue-Épée, fils de Rollon et de son épouse more danico Poppa qui hérite de son père, et de Guillaume le Bâtard qui hérite du duché du duc Robert en sont les plus connus.

Orderic Vital est le premier chroniqueur au XIIe siècle a évoquer la personne d'Arlette mais c'est surtout Wace et Benoit de Saint-Maure qui écrivent dans les années 1170 un récit détaillé et imaginaire de la rencontre du duc Robert et d'Arlette de Falaise : Robert chasse en compagnie de ses amis près de la ville de falaise. Il est séduit par une lavandière qui s'affaire à une fontaine. Cette lavandière, Arlette, la fille d'un tanneur(14) est invitée au château du duc et accepte de s'y rendre à la condition de venir à cheval par la porte principale du château. Au cours de la nuit qui s'en suit, Arlette fait un rêve ou un arbre jailli de son ventre, et dont les branches recouvrent la Normandie, la Manche et l'Angleterre (15). Peu de temps après naît Guillaume qui réalise quelques décennies plus tard le rêve prémonitoire de sa mère en s'emparant du trône d'Angleterre. Le couple a un autre enfant, Adélaïde, qui devient comtesse d'Aumale.

Dans l'impossibilité d'élever Arlette au rang de comtesse à cause de la bassesse de ses extractions, Robert l'aurait fait marier à l'un de ses vassaux, Herluin de la Risle. Ils ont deux enfants ensemble, Odon qui accède à la charge d'évêque de Bayeux et Robert, qui devient comte de Mortain.

Robert et le millénaire de la rédemption

L'année 1033 marque officiellement le millième anniversaire de la mort du Christ. Les courants millénaristes se multiplient et voient dans chaque évènement singulier une preuve de la fin des Temps. Une éclipse totale de soleil le 29 juin de cette année sème une peur singulière dans tout le nord de la France. D'autres ''signes'', moins factuels, alimentent le discours sur la venue de l'Apocalypse. On met en avant l'abandon d'une partie des valeurs chrétiennes en pointant du doigt le comportement des seigneurs qui n'obéissent plus au roi et qui se conduisent comme des tyrans avec leurs sujets, qui pillent les domaines et les biens de l'Église... Un retour à une foi pur apparaît comme la solution pour combattre ce mal ; retour qui se traduit par le développement des pèlerinages en France (Mont-Saint-Michel, Saint-Martin-de-Tours) et à l'étranger (Saint-Jacques-de-Compostelle, Rome, Jérusalem). Le pouvoir de l'Église se voit renforcé par les évêques qui forment un relai de la politique papale, et qui parviennent à imposer les Paix et Trèves de Dieu sur l'ensemble du royaume. C'est dans cet élan mystique que le duc Robert, à l'âge de 25 ans, décide d'effectuer le pèlerinage en Terre sainte. Certains y voient une volonté de se faire pardonner pour ses péchés commis contre l'Église au début de son règne, d'autres y ont vu un moyen d'expier le meurtre de son frère Richard...

Les raisons exactes de son départ restent un mystère, toujours est-il que le 13 janvier 1035, il prononce son vœu de pèlerinage « considérant que cette vie était courte et fragile (...) il choisit de se faire un pauvre du Christ, plutôt que de brûler dans les flammes de l'enfer ». Il associe son unique fils, Guillaume, âgé de 7 ans à la couronne ducale en le faisant reconnaître par l'ensemble de ses vassaux. La régence est assurée par le duc Alain de Bretagne et son oncle Robert le Danois l'archevêque de Rouen.

gravure robert janinDe Rouen, il se rend à Rome puis à Constantinople où il est reçu par l'empereur Michel IV le Paphlagonien. Il tombe ensuite malade et entre à Jérusalem sur une civière « porté au paradis par des diables vivants (16)» dit-il à un pèlerin normand, en désigner les sarrasins qui le transportent. Il meurt sur le chemin du retour dans l'Église Sainte-Sophie de Nicée le 2 juillet 1035. De son pèlerinage, il y gagne le surnom de « Libéral » ou « Magnifique (17) » pour les largesses qu'il témoigne, et peut-être la rémission de ses péchés, mais sa mort prématurée plonge le duché dans l'anarchie. Ses vassaux, notamment les ''vieux normands'', qui sont traditionnellement hostile à la politique ducale refusent de reconnaître la légitimité de Guillaume sous le prétexte qu'il est un bâtard. Le régent Alain de Bretagne est empoisonné par les partisans de Roger de Montgomery, un « richardiste », vicomte d'Exmes (ou Hiémois). Gilbert de Brionne, le tuteur de Guillaume est assassiné par Raoul de Gacé, fils de l'archevêque Robert le Danois (l'ecclésiaste en plus d'être marié est également père) qui se proclame tuteur et cherche à revendiquer le duché pour lui. Turold, le précepteur de Guillaume, est lui aussi assassiné par un opposant de Guillaume. Ce n'est qu'en 1047 et après la bataille de Val-ès-Dunes que Guillaume, âge de 19 ans peut légitimement faire aboutir ses prétentions et accéder pleinement au statut de duc.

Un personnage ambivalent que ce duc Robert, spoliateur des biens de l'Église au début de son règne, il promulgue ensuite de nombreuses dotations aux institutions religieuses et fonde ou restaure un certain nombre d'abbayes et monastères. Dans sa politique extérieure, il se montre toujours un allié fidèle du roi de France, son suzerain, mais obtient des territoires, le Vexin Français, pour prix de cette allégeance. Il réaffirme sa suzeraineté sur le duché de Bretagne et s'affirme face aux Flandres. À l'intérieur de son duché, il parvient en moins de trois années à rétablir la paix en usant de la force contre ses principaux vassaux et à asseoir l'autorité ducale après la période de trouble engendrée par la mort prématurée de Richard III en 1027. Tous ses efforts pour restaurer l'ordre sont réduits à néants lorsqu'il meurt en pèlerinage sans que l'avenir de sa dynastie soit assuré.

Bibliographie

Sources

- Recueil des Actes des ducs de Normandie (911-1066), éd, M. Fauroux. Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, t. XXXVI, Caen, 1961.

- JUMIEGES Guillaume de, Histoire de Normandie, coll. Des. Mém. Rel. à l'Hist. de France, trad. François Guizot, Paris, 1824.

- SAINT MAURE Benoit de, Chronique des ducs de Normandie, Texte établi par C. Fahlin, Uppsala, 1951.

- VITAL Ordéric, Histoire de Normandie, éd. François Guizot, trad.. Louis Du Blois, 4 tomes, 1825-1827.

- WACE, Roman de Rou, éd. A. J. Holden, 3 tomes, Paris, 1970-1973.

Ouvrages et études

- BOUARD, Michel de, « Robert le Magnifique », Guillaume le Conquérant, paris, paris, 1984, Fayard, p.77-101.

- FETTU Annie, Les Premiers ducs de Normandie (911-1035), éd. OREP

- GAZEAU Véronique, Normannia monastica, vol.2, Publication du Crahm, Caen, 2007.

- MUSSET Lucien, « Naissance de la Normandie », Michel de Boüard (dir.), Histoire de la Normandie, Privat, Toulouse, 1970, p.75-129.

- NEVEUX François, La Normandie des ducs aux rois Xe-XIIe siècle, éd. Ouest-France Université, Rennes, 1998.

Notes

1 Lucien Musset « Naissance de la Normandie », Michel de Boüard, Histoire de la Normandie, Privat, Toulouse, 1970, p.111.
2 Dudon de Saint-Quentin qualifie sous cette appellation les enfants et les petits-enfants du duc Richard Ier qui ont été exclus de la succession ducale mais qui détiennent un certain nombre de domaines parmi les plus puissants de Normandie, notamment les comtés, d'Eu, d'Évreux et du Mortain.
3 Il est comte d'Évreux.
4 Guillaume de Jumièges, Gesta Normannorum Ducum, éd. Guizot, 1826, livre VI, p.139.
5 Saint-Quentin-de-Blavou situé dans le canton de Pervenchères, Ornes.
6 « Profondément touché par la douleur qu'il ressentait dans son cœur, il mourut aussitôt », d'après Guillaume de Jumièges.
7 Au sujet de ces restitutions, voir les Actes de 1031-1034 et de 1032-1035, dans M. Fauroux, Recueil des Actes des ducs de Normandie (911-1066), Société des Antiquaires de Normandie, Caen, 1961.
8 Entre 1031 ou 1032 et 1035 d'après Véronique Gazeau, in, Normannia monastica, vol.2, Publication du Crahm, Caen, 2007, p.107.
9 Michel De Boüard, Guillaume le Conquérant, Fayard, Paris, 1984, p.78-79.
10 Svein, roi du Danemark conquiert l'Angleterre en 1013 et devient le seul roi légitime en novembre 1016 après la mort d'Edmond Côte-de-Fer, le fils du roi Ethelred II. Son fils Knut « le Grand » lui succède et épouse Emma, la veuve du roi Ethelred dans un souci de continuité dynastique. Édouard est donc le beau-fils de Knut, à qui il tente de reprendre le pouvoir.
11 Pour des informations au sujet de cette tutelle voir, François Neveux, L'aventure des Normands, Tempus, Perrin, Paris, p.91-92.
12 Il lui offrira en compensation de la perte de sa couronne le duché de Bourgogne.
13 Sa mère est Ogive de Luxembourg la fille du comte Frédéric de Luxembourg et de Moselle, morte le 21 février 1030.
14 Wace dit qu'elle était la fille d'un certain « Foubert » qui exerce le métier de polinctor, c'est à dire « tanneur » ou « embaumeur », une personne qui travaille le cuir.
15 Wace, Le Roman de Rou, v.7991-8060 : « A peine endormie / Elle eut une vision / Jeta un cri et tressaillit / Il s'en aperçut / Sire, dit-elle, je ne sais / Pourquoi j'ai rêvé / Qu'un arbre jaillissait de mon corps / Montait vers le ciel / Et ombrageait / Toute la Normandie / Et la mer / et la grande terre d'Angleterre.
16 On associe à tord le duc de Normandie Robert à Robert « le Diable », un personnage légendaire, à cause de cette phrase qu'il aurait prononcée. Cette anecdote est décrite par Wace qui se réfère à un témoin oculaire de la scène dans le Roman de Rou.
17 Il aurait offert son manteau en guise de sièges à ses hôtes, en invitant ses hommes à l'imiter.

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