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7 Wonders, une merveille à la française !

7-Wonders-Boite-du-jeu_forum_largeSur les étals depuis fin 2010, 7 Wonders d’Antoine Bauza a réussi l’exploit de mettre toute la communauté ludique au diapason. Ainsi après 2 ans d’une courte carrière, 7 Wonders a reçu un grand nombre de prix tel que le Tric Trac d’or 2010, l’As d’Or 2011 et le très prestigieux Spiel des Jahres 2011 catégorie gamer.  A cela s’ajoute une longue série de prix de festival et de conventions plus ou moins importantes. Le reste du secret réside dans un système simple, capable de contenter un public occasionnel comme les joueurs les plus expérimentés, le tout autour d’un thème fort et fédérateur.

Des merveilles au nombre de sept

Ce n’est pas une surprise, 7 Wonders se joue jusqu’à sept joueurs chacun prenant en main la destinée de l’une des sept merveilles du monde antique. Le tout est superbement illustré par Miguel Coimbra, un nom bien connu du monde du jeu (on le doit notamment Small World, Cyclades ou Cargo Noir). Les Pyramides de Gizeh surplombent un Sphinx en construction,  le Phare d’Alexandrie domine une mer déchainée, le Colosse trône majestueux à l’entrée du port de Rhodes. Les trois sets de cartes qui accompagnent les merveilles plongent dans une ambiance antiquisante avec leurs marchés, temples, aqueducs et forums. En terme de jeu, les merveilles orientent le joueur de manière historique : Alexandrie est ouverte vers le commerce, Ephèse est une cité riche et prospère, Gizeh a grand besoin de granite pour élever ses pyramides, Rhodes n’a que peu de  scrupules lorsqu’il s’agit d’aller se servir en ressources chez le voisin.  Au-delà du jeu, 7 Wonders grâce à ses illustrations de grande qualité  est un véritable bond en arrière, une plongée au cœur du monde antique.

Le draft, un système dynamique

7-Wonders-Le-colosse-de-Rhodes_forum_largeLe jeu repose sur un unique principe : le draft. C'est-à-dire qu’à chaque toujours de jeu, le joueur choisit dans sa main une carte qu’il met en jeu et transmet le reste de sa main à son voisin de gauche et reçoit celui de son voisin de droite et ainsi recommencer la manœuvre jusqu’à épuisement de stock de carte. Au départ, chaque joueur pioche au hasard une merveille, quelques pièces d’or et le premier âge peut commencer. La partie est divisée en trois âges représentés par trois sets de cartes. En progressant dans les âges, les cartes sont plus chères, plus puissantes et rapportent plus de points. Les cartes en question sont elle-même séparées en plusieurs catégories figurées par des couleurs. Les cartes brunes représentent les matières premières (granite, argile, bois et fer), les grises produisent les ressources manufacturées (tissu, papyrus et verre), les cartes jaunes favorisent le commerce avec vos voisins (marché, comptoir), les bleues servent à ériger des monuments ou des bâtiments administratif qui rapportent des points de victoire  (temple, théâtre…), les cartes vertes sont consacrées aux sciences et à la connaissances (bibliothèque, scriptorium…), les rouges augmentent votre puissance militaire pour vous expliquer avec les autres joueurs (arsenal, tour de garde…) enfin, les guildes en violet  n’apparaissent qu’au troisième âge et rapportent des points par rapport aux constructions des joueurs à votre gauche et à votre droite.

De l’art du bon voisinage

7-Wonders-Le-temple-d-Artemis-a-Ephese_forum_largeComme mentionné plus haut, une bonne partie du jeu repose sur les bonnes (ou mauvaises) relations entretenues avec vos voisins directs, assis à votre gauche et votre droite. Dans un premier temps, il est possible d’aller chercher les ressources qui vous manquent dans les cités voisines. Contre deux pièces d’or vous pouvez utiliser une ressource que vous ne pouvez produire vous-même. Il est possible de fonder sa stratégie sur le commerce, de nombreuses cartes jaunes (commerce) permettant  d’acheter  à moindre coût. Ensuite, à la fin de chaque âge on calcule le potentiel militaire de chaque cité. Les cartes rouges (militaire) vous fournissent des symboles « boucliers », l’accumulation de ces derniers est  comparée à celle de vos voisins, le dominant ramasse des points de victoire et inflige des malus aux dominés. Il n’est donc pas rare de voir une véritable course à l’armement se mettre en place entre les joueurs les plus belliqueux, le représentant de Rhodes n’hésitant jamais longtemps avant de suivre cette politique.

A l’ombre des pyramides

7-Wonders-Le-phare-d-Alexandrie_forum_largeComme expliqué plus haut, à chaque tour de jeu vous allez devoir jouer une carte de votre main avant de la passer à votre voisin. Cette carte vous pouvez l’utiliser de trois manières : construire le bâtiment, défausser la carte contre de l’or ou pour construire votre merveille.  Et oui ! Ce n’est pas le tout de jouer Gizeh, la pyramide ne se fera pas toute seule ! Selon la Merveille, il y a entre deux et quatre « étages » à construire. Chaque étage rapporte des points ou déclenche une capacité spéciale, il est alors important de bien choisir le bon moment pour bâtir votre merveille. Babylone peut apporter des avantages dans le domaine scientifique, Gizeh ne rapporte que des points de victoire mais en grande quantité, Alexandrie peut vous fournir des ressources, Ephèse beaucoup d’or et Rhodes plus de symboles « boucliers » qui vous octroieront un avantage non négligeable sur vos concurrents.

A l’issue du troisième âge, la partie prend fin et les joueurs font les comptes. Pour cela, ils additionnent les points rapportés par les bâtiments, la merveille, la guerre et l’or. A cela s’ajoutent les guildes qui profitent du développement des voisins pour gonfler votre score et les constructions scientifiques, ces derniers vous permettent d’accumuler des symboles tablettes, roues et compas. Pour chaque combinaison des trois symboles, vous gagnez sept points de victoire, ensuite vous calculez le nombre de symboles identique qui élevés au carré (ainsi trois roues apportent neuf points de victoire). Le joueur  avec le plus grand total remporte la partie !

En conclusion, 7 Wonders est un jeu complet et riche. Si il est peut être un peu difficile de premier abord, le système devient rapidement instinctif. La durée de vie est large, chaque merveille pouvant se jouer de manière différente. De plus, grâce à son immense succès, l’éditeur édite régulièrement des extensions qui renouvèlent le jeu en ajoutant de nouvelles cités (Byzance, Petra…) et de nouveaux mécanismes.

Site de l'éditeur: http://www.rprod.com/

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