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La table du Titanic, 40 recettes avant l'iceberg

Titanic

En l’espace de 150 minutes, le célèbre paquebot Titanic sombre et emporte avec lui les merveilles et le symbole de l’art de vivre de la fin du XIX è siècle ! Xavier Manente, passionné de cuisine et d’histoire nous plonge dans cette ambiance raffinée et pleine de délicatesse, grâce à son ouvrage « La Table du Titanic, 40 recettes avant l’iceberg ».

 

 

 

L’époque du grandiose

La fin du XIX è siècle est une époque de gigantisme et une rivalité entre l’Angleterre et l’Allemagne, au pays qui construirait le plus grand paquebot, la mode étant de se promener, de voyager, d’aller vers le Nouveau Monde.

Ces navires conçus pour servir une clientèle privilégiée, tout est fait afin qu’elle passe un moment inoubliable de détente : piscine, salle de sport avec professeur de gymnastique, bains turcs…et bien sûr des cabines de luxe et restaurants non moins prestigieux.

Trois classes distinctes

L’auteur nous explique les traditions et les rituels sur ce genre de paquebot, les trois classes de voyageurs admises étant accueillies, logées et nourries différemment.

Pages après pages, nous découvrons les cabines de luxe meublées dans le style Renaissance ou Louis XV, avec dorures, lustres en cristal, climatisées pour certaines ; la salle de réception dont l’un des murs est orné d’une tapisserie d’Aubusson représentant « la chasse du duc de Guise » ; alors que les troisièmes classes sont pourvues de cabines pour quatre à huit personnes, les chambres étant à deux ou quatre lits jumeaux, en bois.

Les restaurants comme celui « à la carte » surnommé le « Ritz » et les cafés « Parisien et Véranda » avec un personnel français, ambassadeur de la cuisine française, sont bien significatifs de l’art de bien vivre, mais établis eux aussi pour chaque classe de voyageurs. Alors que les premières classes s’installent à des tables éclairées par des lampes à pied de cristal surmontées d’abat-jour rose et agrémentées de bouquets composés de roses et marguerites , les secondes classes n’auront que de la vaisselle blanche décorée de branches et de fleurs bleues.

Titanic_menu_3_classeQuant à la nourriture, ce sera notamment caviar, homards, cailles d’Egypte, œufs de vanneau, le menu présenté en onze services pour la première classe ; ceux de seconde classe sont dans les traditions anglaises et américaines avec la dinde rôtie appelée à l’origine « poule d’Inde »…le « plum-pudding » si cher aux Anglais, un menu qui pourrait être servi dans une grande brasserie parisienne de l’époque. Pour les passagers de troisième classe, c’est une Première que de pouvoir s’asseoir et se faire servir un repas, car d’habitude ils devaient emporter leurs couverts et leur nourriture.

Des chiffres gigantesques

Le bateau a cassé juste au niveau des cuisines et du garde manger, mais en fonction des déclarations de perte pour les assurances, on découvre des objets les plus hétéroclites qu’il soit, allant des caisses de sardines en passant par des ballots de gutta-percha jusqu’à une caisse automobile…ou encore un costume arabe et un bouledogue français champion de concours…

L’auteur nous dresse une liste impressionnante concernant le « ventre » du Titanic : 885 membres d’équipages, 21 000 pièces de couverts, plus de 3 000 plats et soupières, 40 000 œufs frais, 70 marques de champagne…tre avis

Xavier Manente nous montre bien que tout est grandiose et gigantesque sur le Titanic, ce paquebot qui alliait aussi puissance, luxe, raffinement. Promenons-nous sur les ponts de ce navire, puis asseyons-nous à l’une des merveilleuses tables du Ritz, tous nos sens en éveil. Choisissons l’une de ces quarante superbes recettes et approchons de l’extase gustative !

Mais nous apprécions particulièrement que l’auteur « ne se soit pas borné » qu’à la classe luxe, il évoque également les moins privilégiés, des humains malgré tout qui se sont retrouvés, comme les autres dans cet enfer de glace, ce 14 avril 1912…

 

- La Table du Titanic, de Xavier Manente. Alma Editions, février 201.

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