Rechercher dans le site
Lettre d'information

Découvrez notre lettre hebdomadaire avec toute l'actualité du site, ainsi que des éditions spéciales pour les concours que nous organisons !

S'inscrire à la lettre

Accueil Livres Essais Les Grandes scandaleuses (Philippe Valode)

Inscrivez-vous à notre lettre hebdomadaire: nouveaux articles, programmes télé, débats ! Lettre hebdo:   |  Ajoutez ce site à vos favoris !  |  HpT sur  |  

Les Grandes scandaleuses (Philippe Valode)

les scandaleusesLes Grandes scandaleuses de Philippe Valode sont des personnages féminins qui ont marqué l'Histoire par des scandales et/ou des actes, des propos, des attitudes qui indignent leurs contemporains, surtout au regard de la période pendant laquelle elles ont vécu, où leurs agissements et leurs positions étaient limités. Ce sont des femmes qui sont allées au bout de leur conviction, ayant une volonté farouche d'indépendance et de réussite, pouvant pourtant aller à l'encontre des bonnes moeurs.

 

Les « scandaleuses » de l'Ancien Régime...

Nous connaissons déjà certaines d'entre elles comme Diane de Poitiers, Anne d'Autriche renseignant l'Espagne tout en sauvant la France pendant la Fronde ou encore Marion de Lorme s'offrant au vieux et repoussant président de Mesme (d'après Tallemant des Reaux) pour obtenir la libération de son frère Etienne , séduisant Richelieu, devenant la Reine du Marais à Paris, et instaurant les codes de « l'amour raffiné » ; Madame de Maintenon, née en prison, épousant Scarron pour éviter le couvent et terminant comme préceptrice des bâtards royaux et épouse morganatique du Roi Soleil pendant 32 ans.

... et les suivantes

D'autres sont moins connues comme Hortense Schneider compagne d'Offenbach surnommée « la plus grande des emmerdeuses » car capricieuse, colérique, transformant les textes des pièces de théâtre pour s'attirer l'attention du public, obtenant une très grande popularité à tel point que les têtes couronnées se mettront à ses genoux ; La Castiglione, mettant sa grande beauté au service de l'Italie pour séduire Napoléon III et obtenir son aide, sachant tirer le meilleur de ses amants avec toujours la même idée : jouer un rôle politique, jusqu'à sa déchéance, terminant sa vie seule, laide, sans dents à 62 ans ; Marie Curie venue de Varsovie, partant de rien, sans diplôme, apprenant le français en 10 mois, se lançant dans la recherche sur le radium avec son époux, obtenant le prix Nobel de chimie en 1911 pour elle seule, provoquant un grand scandale en devenant la maitresse de Paul Langevin après la mort de son époux Pierre, réussissant à faire installer des appareils à rayons X pour soigner les malades pendant la guerre, recevant tous les honneurs à l'étranger, mais rarement en France ; Marie Marvingt née en 1875, libre et émancipée, 34 décorations, 17 records mondiaux sportifs en tout domaine, parlant 7 langues, faisant la guerre habillée en homme dans le 42è bataillon des chasseurs à pied et franchissant le mur du son à 80 ans ; ou encore Mademoiselle Coco Chanel dont les parents étaient simples marchands dans les Cévennes, créant son premier salon de modiste en 1910 à coté de l'hôtel Ritz à Paris, puis deux ans plus tard à Deauville et Biarritz, lançant la mode «Chanel » pendant la guerre en utilisant le jersey Rodier, comptant 300 salariés en 1918, augmentant sa gamme en lançant le premier parfum inédit, tout chimique, sans note florale en 1921 jusqu'à 1936 lorsque ses 4000 salariés se mettent en grève, se relevant enfin pour créer en 1955 le célèbre « tailleur Chanel », et s'éteindre seule, délaissée à 87 ans à Paris.

Sans oublier

Madame du Barry « la professionnelle du sexe » ranimant les désirs oubliés ou presque inconnus de Louis XV l'aimant tant qu'il abandonne ses nombreuses petites maitresses ; Madame Steinheil se donnant à Félix Faure afin que l'entreprise de son époux puisse survivre ; Colette dont le mari se servira de son nom pour faire fortune dans les romans, défrayant la chronique avec ses amies de cœur ; les sœurs Mitford aristocrates anglaises, séduites, subjuguées et presque possédées par la verve et les propos d'Hitler jusqu'à être régulièrement invitées auprès de lui.

Notre avis

Dans cet ouvrage réellement intéressant, le lecteur prend plaisir à découvrir de grandes femmes indépendantes, toutes attachantes les unes plus que les autres, qui à force de travail et de volonté, ont fait parler d'elles en réussissant dans leur vie, à l'époque où le tapage médiatique n'existait pas tant. Retenons la devise de Marie Marvingt « savoir vouloir, c'est pouvoir » !

Les Grandes Scandaleuses, de Philippe Valode. First Histoire, janvier 2015.

acheter-sur-amazon

A lire sur le forum



Discuter de cet article sur notre Forum Histoire