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Le Dernier voyage de l'Empereur (C-E. Vial)

dernier voyage empereurCharles-Éloi Vial, docteur en Histoire, actuellement conservateur au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, nous a offert à l'occasion du bicentenaire de la fin du Premier Empire un ouvrage consacré aux derniers jours de Napoléon en France : entre son départ de l'Élysée et l'embarquement sur le Bellerophon à l'île d'Aix.

Sur la route de l'exil

Ce récit précis est détaillé des événements n'est pas sans rappeler l'ouvrage de Jean-Paul Bertaud paru en 2011 : L'abdication. Mais l'ouvrage de Bertaud se limitait aux 21, 22 et 23 juin 1815 : jours fatidiques de l'abdication de Napoléon Ier. Charles-Elois Vial suit pas à pas l'Empereur déchu sur une période un peu plus vaste allant du 21 juin au mois d'aout 1815. Richement documenté, cet ouvrage de plus de 250 pages alternant récit et citation de documents sources nous permet de suivre au plus près le vaincu de Waterloo, son désespoir, ses illusions momentanées, ses hésitations... L'auteur nous trace le portrait d'un homme cherchant tantôt à quitter la France, tantôt à reprendre du service pour la sauver, se tenant informé de tout ce qui se trame contre lui : les complots royalistes visant à l'assassiner, les discussions entre alliés quant à son avenir...

Les derniers jours de Napoléon en France sont des plus tourmentés : quittant la Malmaison pleine des souvenirs de Joséphine, rejoignant Rambouillet puis l'Ouest du pays qui lui est relativement hostile pour atteindre le port de Rochefort. Jusqu'au bout, Napoléon garde des moments d'espoir. Il espère rejoindre les États-Unis ou, dans le pire des cas, obtenir une retraite auprès de son ennemi le plus constant : l'Angleterre. Finalement contraint et résolu à cette dernière option, c'est confiant qu'il s'en remet librement aux Britanniques et le désarroi en est d'autant plus grand quand il apprend que son ennemi lui refuse la retraite qu'il demande et profite de l'avoir en sa possession pour le déporter à Sainte-Hélène. Celui qui se croyait un « hôte » sur le Bellerophon, réalise qu'il est un prisonnier sur le Northumberland.

« Je proteste solennellement ici à la face du ciel et des hommes contre la violation de mes droits les plus sacrés en disposant, par la force, de ma personne et de ma liberté. Je suis venu librement à bord du Bellerophon, je ne suis prisonnier, je suis l'hôte de l'Angleterre. Je suis venu à l'instigation du capitaine, qui a dit avoir des ordres du gouvernement de me recevoir et de me conduire en Angleterre avec ma suite si cela m'était agréable. Je me suis présenté de bonne foi pour venir me mettre sous la protection des lois d'Angleterre. Aussitôt à bord du Bellerophon, je fus sur le foyer du peuple britannique. Si le gouvernement, en donnant des ordres au capitaine du Bellerophon de me recevoir ainsi que ma suite, n'a voulu que tendre une embûche, il a forfait à l'honneur et flétri son pavillon. »


Charles-Éloi VIAL, Le Dernier voyage de l'Empereur. Paris – Île d'Aix, 1815, éditions Vendémiaire, 2015.

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