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Dans les draps de l'histoire (H. Pigaillem)

draps-histoire-pigaillemL'auteur de cet ouvrage, Henri Pigaillem nous présente par ordre alphabétique le sens des nombreux mots et expressions connues ou à découvrir dans le domaine de la sexualité ! Dans ce véritable dictionnaire historique de la passion amoureuse, nous voici plongés de l'antiquité à nos jours dans l'intimité de personnages célèbres, où nous sont dévoilés et expliqués l'origine de pratiques et sentiments ancestraux.

 

Lettres d'amour

Les premiers messages d'amour retrouvés en Mésopotamie remontent au IIIe millénaire avant Jésus-Christ. Ils étaient incrustés sur des tablettes d'argile à l'aide d'un roseau taillé en pointe. La correspondance amoureuse n'était réservée dans l'antiquité romaine qu'aux intellectuels, aux membres de famille aisée et aux marchands qui seuls savaient écrire.

A la fin du Moyen-Age et à la Renaissance il était de bon ton de déclarer son amour à travers un poème ou un chant. S'il appartenait à un rang social élevé, l'auteur pouvait s'adresser à un troubadour, voire à un poète de cour.

idylle-thebes-viottiAu siècle des lumières, les missives amoureuses se dépouillèrent de la préciosité des salons pour se faire plus licencieuses. Au XIX e siècle elles changèrent à nouveau de fond et de forme, romantisme oblige ! La passion se déchaîne encore aujourd'hui, mais les outils modernes ont supprimé la lettre d'amour manuscrite.

Les grandes horizontales

Cette appellation était attribuée aux riches courtisanes (travaillant toujours en position couchée) apparues au XIX e siècle sous Napoléon III. Elles demeuraient dans les quartiers chics de Paris avec un luxe indispensable au maintien de leur rang ! Les plus célèbres étaient La Païva, Cora Pearl, Valtesse de la Bigne (entretenue par Jacques Offenbach) Apolline Sabatier (maîtresse de Charles Beaudelaire) La Castiglione pour ne citer qu'elles. Cultivées, salonnières, ayant le goût de la musique, elles pouvaient mener parallèlement une carrière d'actrice, de danseuse, d'écrivain, de cantatrice.

Les grandes horizontales recrutaient leurs clients parmi les hommes de lettres, les financiers, les banquiers, les ministres, les députés. Elles recevaient dans leurs salons et fréquentaient aussi les maisons de rendez-vous pour acquérir une indépendance financière. Reines de l'élégance régnant sur toutes les autres courtisanes elles mirent à la mode tous les raffinements du maquillage moderne. A la fin du XIXe siècle, elles se nommaient Liane de Pougy, Mata Hari, la Belle Otero, Sarah Bernard. La grande Guerre sonna leur déclin.

Bois de Boulogne

La prostitution au bois de Boulogne est très ancienne. Le château de Madrid servit à François I er pour abriter ses amours adultères, puis au XIX e siècle il fut l'un des rendez-vous des grandes courtisanes sous Napoléon III. Au lendemain de la première guerre mondiale ce fut le début « des grandes débauches ». Dans les années 1950 la police arrêtait jusqu'à 150 personnes pour ''outrage public à la pudeur'' : l'on y rencontrait prostituées, travestis, homosexuels , voyeurs, exhibitionnistes. Malgré un décret interdisant la circulation pédestre nocturne, les irréductibles demeurent toujours nombreux.

Les Bordels

Charlemagne tenta en vain de chasser de Paris les prostituées, tandis que, quatre siècles plus tard Luis IX les relégua aux limites de la capitale. On leur avait assigné des cabanes nommées « bordeaux » situées au bord de l'eau, lieux insalubres, sans hygiènes où elles vivaient à la merci des maladies. Il fallu attendre, en 1367 une ordonnance de Charles V pour voir surgir à Paris des lieux propres et décents, surveillés par un garde chargé de faire respecter la pudeur .

Ces femmes étaient soumises, dans le reste du royaume, à la vigilance d'un « roi des ribauds » souvent le bourreau de la ville. Les curés en appelèrent au prévôt pour supprimer les bordeaux, mais les commerçants dont les ventes périclitaient réclamèrent leur rétablissement. Plus tard, les prostituées formèrent une corporation avec ses règlements et statuts. Les rues qu'elles occupaient furent baptisées Pute-y-musse (la putain qui s'y cache) Trotte-putain, Tire-vit (vit signifiant pénis) poil-au-con (rue Pélican) Gratte-cul, Trace-Putain (rue Beaubourg)... autant d'appellations significatives !!

La Brayette

Celle-ci est l'ancêtre de la braguette, apparue au Moyen-Age pour mettre en valeur le pénis des cavaliers. Dans l'armure elle se présentait sous forme d'un petit sac en maille de fer entourant les attributs sexuels. Comme le montre son armure conservée à la tour de Londres, le roi Henri VIII était réputé pour avoir la plus grosse brayette de la cour !

Demi-mondaine

mata-hari-mondaineDu second empire à la première guerre mondiale, la demi-mondaine était une femme de mœurs légère entretenue par de riches libertins. Elle était désignée sous le nom de « cocotte » par allusion à ses rires exagérés semblables au cri d'une poule. L'expression ''sentir la cocotte'' ou ''cocotter'' signifie émettre un parfum de basse qualité. En effet certaines cocottes ou demi-mondaines ne connaissaient ni les manières ni les lois d'un monde distingué.

Quelques expressions érotologiques

Quand la femme monte sur l'homme cela s'appelle ''monter son âne''
Quand l'homme baise la femme à la cave cela s'appelle ''mettre la boîte au tonneau''
La femme est couchée mettant ses deux jambes sur les bras de l'homme cela s'appelle ''presser le dos '' ou à la ''culbute''
L'homme et la femme se baisent tout droit cela s'appelle ''faire le pieds de grue'
La femme assise retroussée jusqu'au nombril s'introduisant une chandelle dans sa partie cela s'appelle ''la bougie de Noël''
Lorsque la femme est à la renverse et l'homme au-dessus, c'est à ''l'ordinaire'' ou en ''bons chrétiens''
L'homme étant à genoux, la femme les jupes retroussées se courbe en présentant le derrière à l'homme cela s'appelle ''la confession des jésuites''
La femme se présente nue devant le dieu Priape c'est ''la sainte extase''

Opéra de Paris

L'opéra de Paris fut longtemps le principal sérail de la capitale. Les souverains, les ministres, les grands seigneurs, les notables, les banquiers venaient y puiser leurs maîtresses parmi les jeunes danseuses. Les tsars, les rois, les princes en visite officielle à Paris se faisaient un ''devoir'' de réserver une loge à l'opéra. Les ambassadeurs et les souverains d'Orient prétendaient qu'entretenir une danseuse était accéder au paradis de Mahomet. Le shah d'Iran offrit d'acheter toutes les danseuses pour compléter son harem . Le chef du protocole parvint à l'en dissuader (sans provoquer d'incident diplomatique) !

La seconde partie de cet ouvrage s'intitulant 'Extraits de lettres d'amour' comprend des passages inédits de lettres de personnes célèbres telles qu'Henri IV, Pierre de Ronsard, François I e, Héloïse et Abélard, Gabrielle d'Estrées, Anne d'Autriche , Jean-jacques Rousseau, le marquis de Sade, Mozart, Marie-Antoinette, Napoléon Bonaparte, Ludwig Van Beethoven, Honoré de Balzac, Richard Wagner, Auguste Rodin, Claude Debussy, Albert Einstein ..et tant d'autres !!

L'auteur, traitant cet ouvrage d'une façon crue et réaliste nous entraîne sans ambages dans la narration de termes et de situations très libertines pas forcément connues du grand public. Peut-être est-il préférable de le conseiller aux adultes. Néanmoins selon Henri Pigaillem l'histoire (sans faux semblants) de la passion amoureuse recèle encore bien des mystères et demeure un sujet inépuisable !

Dans les draps de l'histoire. Dictionnaire historique de la passion amoureuse, d'Henri Pigaillem. Ed Telemaque, 2016.

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