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Stalingrad. Le nom résonne encore. Comme celui de Verdun pour la guerre d'avant. Un sommet de l'horreur pour les combattants; un drame à un million de morts dans le décor apocalyptique d'une ville industrielle ; un retournement de situation spectaculaire : le chasseur pris à son piège, l'assiégeant assiégé ; une défaite historique pour les forces armées allemandes ; le grand tournant de la Seconde Guerre mondiale (avec Guadalcanal et El-Alamein, les batailles contemporaines). On pensait avoir tout dit sur Stalingrad...

gh_stalingradSauf une chose : Staline voulait deux Stalingrad. L'autre devait détruire une seconde armée allemande, à 1 500 km au nord, autour de la ville de Rjev, dans la Russie centrale. L'ensemble du front se serait désintégré et, au Kremlin, on a rêvé d'un Barbarossa à l'envers. Ce second Stalingrad a été un échec sanglant. Les Soviétiques l'ont tenu caché ou l'ont travesti en diversion utile à Stalingrad, en grande partie parce que le nouveau saint Georges des Russes, le maréchal Joukov, en était responsable. Les deux grands spécialistes du front de l'Est, l'Américain Glantz et le Russe Isaïev, le disent en chœur dans les pages de ce bi-mensuel : on ne peut comprendre Stalingrad sans comprendre Rjev, étudier l'un sans étudier l'autre.

Fidèle à sa ligne, Guerres & Histoire a donc choisi cet angle particulier pour ce dossier motivé par les 70 ans de la bataille. Quels sont les liens entre les deux batailles de Stalingrad et de Rjev? Que voulaient faire les Soviétiques en cet hiver 1942-1943? Qu'ont-ils réussi? Le lecteur retrouvera ici un des thèmes préférés du magazine : comment fait-on pour gagner face à la meilleure armée du monde en lui étant très inférieur tactiquement ? La réponse s'appelle l'art opératif, une autre dimension de la guerre découverte dans les années trente par un quarteron de penseurs rouges.

Guerres & Histoire : Stalingrad, nouvelle vision d'une bataille mythique. Février 2012. En kiosque et sur abonnement.