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Le 25 janvier 1515, François d'Angoulême était sacré roi de France. Le 14 sep­tembre, il battait les Suisses à Marignan, petite bourgade du duché de Milan. Commémoration oblige, le souverain et sa bataille font l'objet de publications, expositions et recons­titutions. L'heure est au bilan : fut-il un bon ou un mauvais roi ?

 

coll histoire 68De l'avis de tous, le jeune prince est une nature brillante et joyeuse, une tête brû­lée qui chasse le sanglier jusque dans les couloirs d'Amboise, défonce les portes de ses châteaux du Val de Loire et manque de se tuer à cheval. Mais, contre une légende tenace, il est aussi d'une grande intuition politique et un maître de la propagande. Profitant de la diffusion de l'imprimé, il lance en 1518 une véri­table campagne pour remporter l'élection impériale contre Charles Quint. En vain.

Reste que, métamorphosé en César, en dieu Mars ou même en saint par les plus grands artistes du temps, il fait l'objet d'une exaltation exceptionnelle. La transformation de Marignan en victoire mythique n'a pas d'autre explication.

S'il n'est pas encore question d'absolutisme, son règne voit se développer l'État monarchique. Autoritaire, François Ier élimine les seigneurs trop puissants, comme le connétable de Bourbon, et n'hésite pas à faire taire le parlement en 1527. Roi-chevalier, il charge ses ennemis à Marignan, ce qui lui vaut la gloire universelle, puis dix ans plus tard l'humiliation à Pavie. Mais il promeut aussi les canons et range son épée après 1525. La guerre continuera sans lui. Sur le plan religieux, ce Roi Très-Chrétien défend le courant évangélique, avant d'être contraint par le Parlement et la Sorbonne de réprimer les « hérétiques » dans le sang.

C'est cependant sur les plans intellectuel et artistique que son règne se détache, accompagnant cette Renaissance française qui, influencée par l'Italie, suit une voie spécifique, comme le montrent l'architecture des châteaux, mais aussi la musique, la cuisine ou les Lettres. Au-delà des clairs-obscurs, c'est décidément ce qui restera de ce roi, pour toujours l'enfant d'un « beau xvr siècle » auquel il a contribué à donner ses couleurs.

La Rennaissance de François Ier. Collections L'Histoire juillet 2015. En kiosque et sur abonnement.