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Longtemps réduit aux moeurs de la cour de Constantinople et aux "subtilités oiseuses", l'empire romain d'orient - dit byzantin - a pourtant légué un héritage culturel, politique, religieux et littéraire considérable. Les Collections de L'Histoire nous propose de rédécouvrir cet empire oublié et pourtant familier auquel nous devons beaucoup.

 

byz coll lhistoirePendant mille ans, après la chute de Rome, Byzance a maintenu à l’est de la Méditerranée un empire à la fois hellénophone, romain et chrétien qui rassemblait, selon les époques, des Grecs mais aussi des Latins, des Slaves, des Arméniens, des Géorgiens ou des Arabes. La très forte idéologie mise en place dès Constantin, celle d’un empereur tout-puis­sant, délégué par Dieu au gouvernement d’une société hiérarchisée, cache mal le pragmatisme de ses souverains. Toute règle, si elle n’aboutissait pas au bien com­mun, pouvait être transgressée. Ce principe d’« économie » a permis à Byzance de s’adapter et d’être le seul État antique, Chine mise à part, à survivre tout au long du Moyen Age.

Sans cesse convoité, cet autre empire du Milieu a su manier l’art de la diplomatie et subjuguer ses puissants voisins. Soieries, or et reliques envoyés aux princes du Caucase ou d’Italie assuraient son softpower. Seul le calife de Bagdad, plus riche, pouvait y rester insensible. Lorsqu’en 1453 les Turcs prennent Constantinople, l’État byzantin a disparu, mais pas l’idée impériale. Mehmed II se fait reconnaître comme le nouveau basileus. Avant que les tsars de Russie ne captent son double héritage impérial et orthodoxe.

Byzance : l'empire de mille ans. Les Collections de l'Histoire, été 2018. En kiosque et sur abonnement.