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Nous avons évoqué à plusieurs reprises sur histoire-pour-tous les débats autour de l'enseignement de l'histoire, et de sa « vulgarisation » (terme auquel on peut préférer « popularisation »). A chaque rentrée, depuis plusieurs années déjà, les mêmes journaux (Le Figaro Histoire, Valeurs actuelles, Causeur,...) et les mêmes personnages (Casali, Deutsch, Bern, Ferrand,...) s'attaquent à l'histoire enseignée...

 


Histoire scolaire et « vulgarisation » : violentes polémiques ?

Le Sénat a examiné, au cours de sa séance du 13 janvier 2016, une proposition de loi visant à instaurer un Jour de Mémoire pour perpétuer notre histoire, sensibiliser les jeunes aux sacrifices de leurs anciens et aux valeurs républicaines de la nation française. Commre pour les précédentes tentatives de légilstaion sur les questions mémorielles, cette proposition risque de faire débat.

 


Une proposition de loi visant à instaurer un jour de mémoire

Lors de la présentation du projet de nouveaux programmes au printemps dernier, une polémique avait éclaté suite aux interventions médiatiques de personnalités n'étant pour la plupart pas enseignants en histoire (ou alors il y a très longtemps), qui profitaient de l'aubaine pour tenter d'imposer leur vision de l'histoire scolaire, n'hésitant pas à employer des contre-vérités, tant sur le projet que sur les programmes actuels et le travail des enseignants sur le terrain...

 


Les nouveaux programmes d'histoire en primaire et en collège

Le 7 juin, divers courants d'extrême droite organisaient une « journée Charles Martel » à Poitiers, en souvenir de la bataille de 732, où le Franc avait vaincu les Sarrasins. Deux jours plus tard, Génération identitaire célébrait la victoire du duc Eudes d'Aquitaine, contre les Sarrasins encore, cette fois en 721, devant Toulouse. Deux personnages, deux batailles, le même adversaire, et une récupération qui interroge sur les usages de l'histoire par l'extrême droite, avec ses ambiguïtés et ses contradictions. Car Eudes et Charles étaient loin d'être des alliés...

 


Eudes d'Aquitaine, nouveau héros des identitaires ?

Il faut encore sauver le soldat Louis XVI... ou pas. « Réhabilitons-le ! ». Pour la énième fois la télévision reprenait cette antienne dans un « Secrets d'histoire » dédié à Louis XVI le 19 mai dernier. Mais qu'entend-on au juste chez Stéphane Bern quand on veut réhabiliter Louis XVI ? C'est là toute la question. Faisons une petite plongée rétrospective dans les 1h50 de ce programme.

 


Louis XVI, l'inconnu de Versailles : anatomie d'un Secret d'histoire

L'ancien ministre de l'Education Nationale, Luc Ferry, était invité à s'exprimer à propos de la réforme du collège, sur l'antenne d'Itélé. Il a également commenté l'actualité, notamment le risque de la destruction de Palmyre par les troupes jihadistes. Cela l'a conduit, par d'hasardeux détours, à affirmer publiquement qu'il y a eu un génocide en Vendée pendant la Révolution. Une sortie qu'a rien d'anodine, et qui pose même de sérieuses questions.

 


Luc Ferry soutient la thèse du génocide vendéen

Tropisme très français, le projet (car cela reste un projet) des programmes d'histoire fait polémique, allant même jusqu'à mettre au second plan l'autre polémique, celle sur la réforme plus générale du collège. Ce n'est pas la première fois, loin s'en faut, que cela se produit, et c'est même systématique depuis la fin des années 70, quand Le Figaro Magazine et Alain Decaux s'inquiétaient « qu'on n'enseigne plus l'histoire aux enfants ». Cela en dit surtout beaucoup sur la France d'aujourd'hui*.

 


Polémique sur la réforme des programmes d'histoire

Mis sur le devant de la scène médiatique en 2012 le papyrus qui évoquerait la femme de Jésus de Nazareth refait la une en 2014 suite à la publication de sa datation. Ce fragment, que certains ont déjà surnommé l'Evangile de la Femme de Jésus, est daté entre le VIe et le IXe siècle, ce qui permettrait de réfuter l'idée d'un faux réalisé récemment. Toutefois, une analyse posée des méthodes de datation et un peu de bon sens méthodologique tendent à relativiser cette découverte montée en épingle par des journalistes amateurs de Dan Brown.

 


L'Évangile de la femme de Jésus ?

Philippe Charlier, médecin légiste à l’hôpital de Garches, grand spécialiste des énigmes historiques à qui l’on doit de savoureux ouvrages, comme « les secrets des Grands Crimes de l’Histoire » et l’équipe de l’Institut de biologie évolutive de Barcelone dirigée par Carles Laluela-Fox viennent de mettre en évidence « un profil génétique commun à Henri IV et Louis XVI, passant par leurs pères ». Sept générations séparant ces deux rois de France, Louis XVI descendrait donc directement d'Henri IV. Ce qui prouverait non seulement que la tête d’Henri IV retrouvée en 2008 est bien la sienne mais également que Louis XIV est bien le fils de Louis XIII !

 


La généalogie des Bourbon confirmée ?

La rentrée de septembre a vu s’ouvrir une nouvelle page du débat sur l’enseignement de l’histoire. Celui-revient à chaque rentrée, tel un marronnier, mais cette fois-ci l’intensité est montée d’un cran, voire plus. En effet, l’offensive est partie du Figaro, d’abord Le Figaro Magazine fin août, puis Le Figaro Histoire en octobre...

 


Débats autour de l'enseignement de l'histoire en France

Éric Zemmour est l’une des personnalités les plus médiatiques de ces dernières années. Entre rejets, polémiques et procès, ses interventions ont scandé l’actualité médiatique. Pourtant, outre cette activité médiatique, Éric Zemmour est aussi un écrivain qui a publié l’un des livres d’histoire le plus vendu de ces dernières années Mélancolie Française.

 


Retour sur Mélancolie Française (E. Zemmour)

Le vœu du groupe Front de Gauche parisien, demandant à la municipalité de cesser la promotion du Métronome, a provoqué une polémique, et des réactions caricaturales, accusation de censure à l’appui. M. Deutsch, silencieux au début, a finalement réagi, mais de façon scandaleuse et mensongère, tentant de faire croire que la critique de son travail n’émanait que d’un seul étudiant en histoire, en mal de notoriété, et qui plus est « militant actif du Front de Gauche ».

 


Métronome : dernière (?) mise au point

Mardi 29 mai 2012, l’Association Culturelle Juive de Nancy accueillait dans ses locaux, le professeur Jean-François Sirinelli pour une communication. Le thème : le nouveau contexte politique français au regard de l’Histoire, analyse des résultats de l’élection présidentielle à la lueur des résultats du 22 avril et du 6 mai, en replaçant ceux-ci en perspective historique.

 


Le nouveau contexte politique français au regard de l’Histoire

TaubiraLe 10 mai 2001, la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité, est définitivement adoptée par le Parlement français. Ce n’est pourtant que quatre ans plus tard qu’elle devient célèbre, suite à l’affaire Pétré-Grenouilleau, et plus globalement aux polémiques sur « les lois mémorielles ». Autre conséquence de la loi Taubira, le choix par le Président de la République Jacques Chirac de faire du 10 mai la journée de commémoration des mémoires et des abolitions de la traite et de l’esclavage.

 


La loi Taubira et les historiens

article_glieresL’entre-deux tours de l’élection présidentielle est le bon moment pour revenir sur le « sarkozysme historique », terme employé entre autres par l’historien Nicolas Offenstadt. Celui-ci, dans L’histoire Bling-Bling (Stock, 2009), a étudié comment Nicolas Sarkozy et ses conseillers ont tenté de faire renaître le roman national, volonté clairement affichée durant le « débat » sur l’identité nationale, et relayée par des projets comme la Maison de l’histoire de France. Le 16 mars dernier, Nicolas Offenstadt donnait une conférence sur le sujet, intitulée « L’histoire au service du néo-nationalisme ». Histoire pour tous y était.

 


Le sarkozysme historique, par N. Offenstadt

LaiciteLes professeurs d’histoire-géographie sont en première ligne sur les questions de laïcité à l’école. En effet, ils doivent non seulement enseigner le fait religieux en historicisant les principaux monothéismes, mais également introduire le principe de laïcité dans leurs cours d’éducation civique, dès la sixième. Alors que le candidat aux présidentielles François Hollande parle d’intégrer le titre premier de la loi de 1905 à la Constitution, que les polémiques ne cessent quasiment pas autour de l’islam, et plus globalement autour des mutations de la société française, on peut s’interroger sur le rôle de l’enseignant et les difficultés qu’il rencontre en abordant ces sujets fondamentaux. Une occasion donnée par une conférence organisée par le CCEFR à la Sorbonne, et qui avait pour thème : « L’école de la République et le fait religieux ».

 


Le fait religieux, la laïcité et le professeur d’histoire

classe3Les Rendez-vous de l’Histoire à Blois permettent chaque année aux historiens et aux enseignants, mais également aux passionnés et aux élèves et étudiants, de se rencontrer, de débattre et d’échanger sur l’histoire, de la recherche à l’enseignement. Outre les nombreuses conférences et expositions, sont proposées des tables rondes où des professionnels réfléchissent sur leur métier. Histoire pour tous s’est ainsi intéressé à la présentation du collectif Pour un aggiornamento de l’enseignement de l’histoire-géographie. Nous résumons ici l’intervention de Laurence De Cock, l’une des initiatrices de ce projet.

 


Pour un aggiornamento de l’enseignement de l’histoire-géographie

fairehistoire3La définition de l’historien et de son métier provoque souvent des débats interminables : qui peut se prétendre historien ? Qu’est-ce que faire de l’histoire ? Quel est le rôle de l’historien dans la société ? L’historien a-t-il le droit à l’émotion ? L’histoire est-elle une science ? Les réponses sont complexes mais essentielles tant l’histoire, souvent manipulée, garde une place importante dans la société, et tant l’historien est sommé de se prononcer, y compris sur des débats contemporains.

 


Qu'est-ce qu'être historien ?

A l’heure où la tendance est à la fois à l’écriture d’une « histoire officielle » et à la concurrence mémorielle, il est souhaitable de mettre les choses à plat : quelles différences et convergences entre Histoire et mémoire, y a-t-il un devoir de mémoire, quelle place peut avoir l’historien dans les débats de société qui ne cessent de le prendre à témoin ? Des questions que tout candidat au CAPES doit se poser.

 


Histoire et mémoire