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Selon la tradition chrétienne, le suaire de Turin aurait contenu le corps de Jésus de Nazareth. En 1988 une étude au carbone 14 datait ce tissu de lin du XIIIe-XIVe sièle. Pourquoi tant de gens ajoutent-ils foi à l'authenticité du « suaire » de Turin, ce linceul censé avoir enveloppé le Christ à sa mort ? La volonté de croire défie la raison. le dernier numéro du mensuel L'Histoire revient longuement sur l'histoire passionnante d'un des faux les plus illustres de la chrétienté.


lhistoire_fevrier2012Dès son émergence au Moyen Age, chez les chanoines de Lirey, en Champagne, les autorités ecclésiastiques locales dénoncent la « fraude ». Régulièrement des clercs, et non des moindres, tel Ulysse Chevalier de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, au xixe siècle mettent en garde les fidèles tentés de vénérer un objet nullement contemporain de Jésus. En 1988, l'étude au carbone 14 confirme que le linceul en question date des environs de 1340. Rien n'y fait. Les « sindonologues » n'en démordent pas, la ferveur populaire les encourage, les tentatives de démonstration se succèdent contre les travaux scientifiques : le suaire de Turin porte la marque indélébile de Jésus-Christ mort en croix et ressuscité, rien ne pourra les convaincre du contraire.

Le suaire de Turin : la vrai histoire d'un faux. Magazine L'histoire, février 2012. En kiosque.