Le Sénat a examiné, au cours de sa séance du 13 janvier 2016, une proposition de loi visant à instaurer un Jour de Mémoire pour perpétuer notre histoire, sensibiliser les jeunes aux sacrifices de leurs anciens et aux valeurs républicaines de la nation française. Commre pour les précédentes tentatives de légilstaion sur les questions mémorielles, cette proposition risque de faire débat.

 

Le Sénat a décidé de renvoyer en commission une proposition de loi visant à instaurer un jour de mémoire. Estimant que les quinze journées de commémorations réparties sur l'année "manquent l'un de leurs principaux objectifs : développer le devoir de mémoire, en particulier auprès de la jeunesse", les auteurs de ce texte souhaitent l'instauration d'un "Jour de Mémoire associant les jeunes [afin de les] sensibiliser et promouvoir auprès de ceux-ci l'histoire de notre pays, les sacrifices de nos anciens et les valeurs républicaines de la nation française". Ils proposent ainsi d'insérer un nouvel article dans le code de l'éducation.

Le gouvernement, par la plume de son secrétaire d'Etat aux anciens combattants Jean-Marc Todeschini, a déja donné son avis, estimant que la mémoire n'était pas l'affaire d'un jour et que la jeunesse avait plutôt besoin d'outils pédagogiques et d'investissements dans les nouveaux vecteurs de transmission, dans le but, comme l'espérait en son temps Jean Zay, de donner à la jeunesse "assez de doctrine offensive, assez de convictions intangibles, assez d'impératifs, assez d'armes pour affronter les dangers d'une époque, pour défendre par tous les moyens l'héritage de nos libertés".