Cher lecteur, chère lectrice. La survie de notre site dépend intégralement des recettes publicitaires.
Pour nous soutenir et continuer de profiter à l'avenir des services offerts par notre équipe de bénévoles, merci de désactiver votre bloqueur d'annonces pour le site https://www.histoire-pour-tous.fr en l'ajoutant dans la liste des exceptions ;)

Mai 1945. Alors que la fin de la Seconde Guerre Mondiale se profile, un avion militaire américain s’écrase en plein Pacifique Sud, dans une vallée absente des cartes et totalement oublié du temps, une vallée peuplée dit-on d’indigènes cannibales et de soldats japonais cachés. Qu’advient-il de la poignée de rescapés alors que l’équipage comptait plusieurs femmes ? C’est leur histoire méconnue que Mitchell Zuckoff nous propose avec Les disparus de Shangri-La.


Véritable récit d’aventures mais ne cédant jamais à la fiction, il nous livre également une minutieuse et passionnante enquête passant tant par l’histoire que l’ethno-anthropologie.

Une longue et redoutable enquête

Les_disparus_de_Shangri-LaLa couverture du livre tendrait à l’exposer comme un roman d’aventure où le sensationnel serait de mise. Si l’histoire présentée est indéniablement incroyable, elle n’en demeure pas moins véridique et racontée tant avec émotion – malgré un ton assez froid – que précision. Et cette précision, nous la trouvons dès la première ligne de l’ouvrage, indiquant la première note. Documents d’archives déclassifiés par l’armée américaine, lettres et journaux des survivants, photographies – illustrant l’ouvrage – ou enregistrements d’époque, entretiens directs, investigation sur place, etc., Mitchell Zuckoff n’a laissé aucune liberté dans l’interprétation des faits au point que même les sources des dialogues sont citées et que la bibliographie pourtant sélective donne plus qu’il n’en faut au lecteur pour approfondir le sujet. Vous l’aurez compris, la première qualité de cet ouvrage – une qualité devenue aujourd’hui si rare dans les ouvrages d’histoire grand public – c’est avant tout l’extraordinaire travail de recherche qui a été mené légitimant cette histoire hors du commun. Mieux encore, la minutie de l’auteur ne gène nullement la lecture. Si au départ, le lecteur pourrait être troublé par la masse d’informations et de détails, la plume se dévoile rapidement fluide et simple. Nous nous retrouvons alors embarqués pour une aventure de survie permettant au lecteur de plonger également dans l’histoire et l’ethnologie.

Une rencontre entre deux mondes

Plus que le récit d’une poignée de rescapés en territoire hostile et de leur invraisemblable sauvetage, Les disparus de Shangri-La se présente comme la rencontre entre deux peuples, deux civilisations qui s’étaient jusque là totalement ignorés. Mitchell Zuckoff nous fait découvrir les Papous de Nouvelle-Guinée, leur vie, leur rite et leur confrontation avec l’homme blanc, qu’ils prennent pour un esprit descendu du ciel à l’aide d’une liane. Et cette rencontre, ce « choc » se révèle véritablement intriguant et captivant. L’auteur n’en n’oublie pas non plus l’aspect historique, exposant par exemple la vie des WAC (les Women’s army Corps), ces femmes militaires engagées pendant la seconde guerre mondiale.

Au final, nous sommes conquis par cette histoire véridique qui vous immerge en pleine Seconde Guerre mondiale et en même temps dans un inconnu hors du temps et du monde.coup-de-coeur

Mitchell Zuckoff, Les disparus de Shangri-La, Éditions Flammarion, 2012.

Voir également : http://lesdisparusdeshangrila.fr/

 

Commentaires sur cet article