Cher lecteur, chère lectrice. La survie de notre site dépend intégralement des recettes publicitaires.
Pour nous soutenir et continuer de profiter à l'avenir des services offerts par notre équipe de bénévoles, merci de désactiver votre bloqueur d'annonces pour le site https://www.histoire-pour-tous.fr en l'ajoutant dans la liste des exceptions ;)

L'Italie du XVI è siècle est symbole de Renaissance, mais également de brutalités et dépravations, caractéristiques des grandes familles comme les Borgia. Ceux-ci ne sont pas pires que d'autres ; mais ils sont d'origine espagnole et veulent devenir maîtres de l'Italie.

 

Sang et beautéLors du conclave, les prétendants sont nombreux pour obtenir le siège papal, les pouvoirs d'influence et la corruption règnent. Rodrigo Borgia est modeste, doué et riche, mais espagnol dans une ville italienne, lorsqu'il devient le pape Alexandre VI en août 1492. Au début, il agit en Saint Père et tout le monde l'apprécie, même ses ennemis. Généreux, il ouvre son portefeuille pour de somptueuses fêtes comme les dix jours de célébration du pontificat. Pour s'imposer et afin que les Borgia deviennent les maîtres, Alexandre VI, diplomate et politicien va devoir utiliser sa famille ; ses enfants deviennent alors des pions que l'on pousse et déplace sur un grand échiquier.

Tout au long de ce roman, ce ne sont que des stratégies de guerre avec l'annulation des vœux de César puisqu'il fait partie de l'église et qu'il ne peut combattre ; des alliances et leurs conséquences avec le mariage de Lucrèce avec un Sforza pour obtenir l'état de Milan ; puis celui de Juan avec une espagnole pour avoir un pied en Espagne ; enfin le mariage de Jofré avec la fille du roi Alfonso pour avoir Naples ; le pape doit en outre s'accommoder des trahisons et des conspirations de ces anciens alliés et prévoir de nouvelles alliances pour contrecarrer les vues de Venise.

Ce roman s'ouvre par une introduction situant bien les états d'Italie aux mains des différentes dynasties avant l'arrivée du nouveau pape Rodrigo Borgia. La lecture est très agréable et le roman est plein de vie. L'auteur s'appuie sur les récents travaux d'historiens qui révisent leur vue sur certains faits comme la mort de Juan qui ne serait pas l'œuvre de César, ou le premier enfant de Lucrèce ... De plus, elle décrit des rapports normaux et tendres entre frère et sœur et non incestueux comme il est de coutume de le raconter.
Une intéressante suite risque de voir le jour et nous montrer agréablement le sort de Lucrèce à Ferrare dans une cour de poètes et musiciens ainsi que sa magnifique descendance.

Sang & Beauté, le roman des Borgia, de Dunant Sarah. balland, décembre 2013.

 

Commentaires sur cet article