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Marie ne fut pas toujours très appréciée «quel dommage que cet enfant n’ait pas la beauté d’Hortense, ni le piquant d’Olympe,». Pourtant, elle fut remarquée par le Roi et son seul but est de se faire aimer, de devenir son épouse et non une de ses maitresses : elle l’a aimé pour lui. Marie de Mancini nous le raconte dans son Journal Intime.

j ai aimé le roi soleilDans les pages écrites de sa main, Marie revient sur l’origine de sa famille, les études au couvent en Italie, l’arrivée en France, les jours difficiles de son oncle le cardinal de Mazarin lors de la Fronde et la Cour. Affermie, cultivée, elle parle bien le français, elle a du maintien, elle s’habille joliment, et finalement invitée à faire la lecture à la reine Anne et son fils Louis, elle met rapidement le roi en émoi ! En mars 1658, lors de la guerre dans la région d’Amiens et Calais, le roi étant malade, Marie est éprouvée et délire. Son oncle le cardinal comprend enfin l’amour que sa nièce porte au roi, jusqu’à s’en servir. A son rétablissement, alors que Louis l’affectionne, Marie doit se battre contre les mauvaises langues ; à Fontainebleau, le roi lui déclare finalement sa flamme et Marie reçoit les sollicitations des courtisans.

Même si le cardinal n’a pas d’objections, la reine Anne veut un mariage de raison et d’alliance avec une princesse. Seule, malgré les promesses de Louis, Marie est aidée par la Grande Mademoiselle qui lui remonte le moral, jusqu’à comprendre que Louis n’est malheureusement pas « un homme normal, ni un simple gentilhomme ». Et, même si Louis l’assure de sa fidélité et de son amour, Marie est évincée et obligée de partir pour Brouage en juin 1659. Bien qu’elle ait reçu un petit chien portant un collier-bracelet en souvenir, elle abdique en septembre 1659 et préfère se sacrifier. C’en est terminé de son journal intime !

C’est un petit manuel cartonné, format poche, bien agréable aux pages « découpées » : le journal intime d’une jeune fille de 17 ans, rappelant bien les nôtres, mais à une autre époque dans un langage bien français. Finalement, pas grand-chose n’a vraiment changé, le fond est le même, le langage seul diffère.

J’ai aimé le Roi-Soleil, journal intime de Marie Mancini, 1656-1659 de Christine Féret-Fleury.