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liban nouvelles decouvertes pdt 51503Le Liban est un carrefour commercial et culturel majeur. Le patrimoine libanais est connu et reconnu dans le monde. Tyr, Sidon, Byblos, Baalbek ou Beyrouth sont des villes qui résonnent encore de nos jours. Cette histoire riche a laissé des traces qui depuis le XIXe siècle notamment permettent aux scientifiques et aux archéologues de mieux comprendre le berceau de la civilisation phénicienne. Le numéro 392 des Dossiers d’archéologie propose de revenir sur cet espace qui a déjà été le sujet de numéros précédents. Cette nouvelle parution se concentre sur quelques sites ayant bénéficié de fouilles récentes qui n’avaient pas été abordées dans les précédents numéros.


Beyrouth et ses environs

L’archéologie préventive est aujourd’hui une grande source de connaissances en particulier dans les villes les plus dynamiques à l’instar de Beyrouth. Après avoir présenté la direction générale des Antiquités libanaises et les principaux musées d’archéologie libanais, Beyrouth et ses fouilles sont présentés au lecteur. L’histoire de la ville, le bilan des fouilles urbaines des vingt dernières années et la gestion archéologique du patrimoine sont évoqués dans deux articles introductifs. Le faubourg oriental de Béryre (aujourd’hui à l’est de la Beirut Central District) a été fouillé depuis les années 90 et permet de mieux en comprendre l’histoire. Ce faubourg dynamique est proche des remparts et des voies de circulation qui ont évolué entre l’époque hellénistique et romaine. Originellement artisanal, celui-ci accueille au IIe siècle des sanctuaires qui sont ensuite abandonnés à la fin du IVe siècle. Le quartier reprend ses fonctions précédentes, en particulier artisanales. Les pratiques funéraires et le village d’Ej-Jaouzé font l’objet d’un focus. Le site romano-byzantin de Deir el-Qalaa fait l’objet d’un article qui permet de mieux comprendre le paysage religieux de cette époque et remet partiellement en cause l’idée d’une « résistance païenne », en tout cas pour le site.

Sidon

Le site de Sidon a aussi été l’objet de nombreuses fouilles récentes qui permettent notamment de mieux connaitre l’occupation du site à l’âge du bronze et du fer. Le sanctuaire extra-urbain d’Eshmoun est abordé dans une contribution. Datant au moins du VIe siècle av. J.-C., il a connu son apogée au IVe siècle av. J.-C., moment où le site adopte un registre architectural et stylistique davantage grec avant la conquête d’Alexandre. Cette dernière entraine un déclin du sanctuaire et de Sidon, bien que son histoire perdure jusqu’à l’époque romaine. Le site est converti à l’époque byzantine en église puis abandonné à l’époque musulmane. Les monuments funéraires de Sidon à l’époque romaine sont aussi l’objet d’une contribution qui reflète la diversité des courants culturels de la ville.

Tyr et le château de Beaufort

Chateau beaufort libanLa nécropole phénicienne de Tyr a été fouillée à la fin des années 90. Selon les archéologues, la création du cimetière urbain à Tyr à la fin du Xe siècle avant notre ère est précoce par rapport aux autres sites de la région. Cela traduirait le changement politique de la cité qui aurait atteint le rang de cité-État. Un sanctuaire phénicien a également été fouillé dans la ville et fait l’objet d’une contribution. Outre l’hippodrome qui fait l’objet d’un focus, un article conclut sur l’histoire des fouilles, de la ville et les dernières découvertes archéologiques. Le château médiéval de Beaufort est l’objet du dernier article de ce dossier. Restauré suite aux dégradations issues de la guerre civile au Liban, le chantier de fouilles avant la restauration permet de le redécouvrir et de mieux comprendre l’histoire du site.


Ce dossier est une bonne mise à jour sur les connaissances archéologiques du territoire libanais. La riche iconographie, toujours de très bonne qualité, agrémente et enrichit la lecture. La fin des Dossiers d'Archéologie est comme à l’accoutumée consacrée aux diverses actualités. Un article traite du film archéologique avec l’interview du réalisateur David Geoffroy. Enfin, la dernière contribution est consacrée à l’exposition de Louvres (Val-d’Oise) intitulée « Tomber sur un os. Quand les archéologues font parler les morts». Un bon numéro accessible des Dossiers d'Archéologie.

Liban, nouvelles découvertes. Dosssiers d'archéologie n°392. En kiosque et sur abonnement