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La grande égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt est décédée le 23 juin 2011, à l'âge de 97 ans. Ancienne résistante, elle est connue pour avoir contribué, avec André Malraux et l'UNESCO, au sauvetage des monuments de Nubie, au moment de la construction du barrage d'Assouan par l'Egypte de Nasser...


Son intérêt pour l'Egypte des Pharaons remonte à la découverte de la tombe de Toutankhamon en 1922 (elle n'a alors pas dix ans). Avec le soutien de son père, elle entre à l'Ecole du Louvre, où elle étudie l'archéologie et la philologie égyptiennes. Elle obtient une thèse pour chacune de ces disciplines, au Louvre et à l'EPHE de la Sorbonne.

desroches_noblecourtEn 1938, c'est la consécration : Christiane Desroches-Noblecourt devient la première femme nommée à l'Ecole du Caire. La guerre frappe à son retour en France en 1940. Christiane Desroches-Noblecourt entre dans la résistance, est emprisonnée puis relâchée.

La guerre terminée, la grande égyptologue reprend son travail mais la révolution de Nasser sème le chaos au sein de l'égyptologie, et les savants européens sont poussés au départ. Pas Christiane Desroches-Noblecourt. Elle tient tête au gouvernement égyptien, avec le soutien de l'UNESCO, quand le projet du barrage d'Assouan menace les monuments de Nubie en 1956. C'est grâce à son combat qu'Abou Simbel, entre autres, est sauvé des eaux. Quelques années plus tard, c'est elle qui guide le général De Gaulle lors de l'exposition Toutankhamon à Paris...

Christiane Desroches-Noblecourt a également publié de nombreux ouvrages de référence :

- Le secret des découvertes, Télémaque, 2006 .

- Toutânkhamon, Pygmalion, 1999.

- Ramsès II, la véritable histoire, Pygmalion, 1997.

- Les zélateurs de Mandoulis et les maîtres de Ballana et de Qustul, IFAO, coll. « Mélanges Gamal Eddin Mokhtar », 1985.

- Toutânkhamon et son temps, Petit Palais, Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1967.

- L'art égyptien, PUF, 1962.

L'égyptologie perd une grande dame.