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En période de crise, la tentation est grande pour l'Etat de se séparer d'une partie de son immense patrimoine immobilier pour tenter de combler son déficit abyssal. Ainsi il y a un peu plus d'un an, la perspective de la vente de l'hôtel de la marine à Paris avait suscité un vif émoi. Ce projet avait fini par être abandonné début 2011, mais l'Etat n'a pas pour autant renoncé à trouver de nouvelles recetttes par ce procédé, ce qui inquiète de nombreux élus...

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Ainsi Françoise Férat, sénatrice centriste de la Marne, s’étonne des conditions dans lesquelles l’État compte vendre plusieurs de ses hôtels particuliers. En effet, l’hôtel de Clermont, l’hôtel de Broglie, l’hôtel de Vogüé et l’hôtel Mailly-Nesle devraient être mis aux enchères en mars. « Aujourd’hui des hôtels particuliers, demain peut-être le Parc de Saint-Cloud menacé par le béton et qui risque de se transformer en aire d’accueil… et après, pourquoi pas l’Arc de Triomphe ? ».

La sénatrice regrette à ce sujet que le décret du 10 février dernier relatif à la commission pour la transparence et la qualité des opérations immobilières de l’Etat ait élargi ses compétences sans prendre en compte l’aspect culturel et propose que : « plutôt que de brader des morceaux de notre histoire, on pourrait engager une réflexion sur leur valorisation dans le cadre d’une politique patrimoniale touristique qui ne manquerait pas d’apporter des devises à notre pays. On ne cesse de parler de la relance de notre compétitivité, ce pourrait être une piste. »

On ne peut que rejoindre les inquiétudes de nos élus. Ce patrimoine est le bien commun de tous, on a du mal à imaginer qu'il puisse devenir celui de groupes privés, sans garanties quant à leur conservation ou à leur accessibilité au public.