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Fredegonde la sanguinaireAprès Aliénor d'Aquitaine et Isabelle de France, les Éditions Delcourt s'attaquent dans leur collection « Les Reines de sang » à une nouvelle figure historique haute en couleur : la sanguinaire Frédégonde, reine mérovingienne du VIe siècle, dont l'opposition à sa rivale Brunehaut est restée dans l'Histoire par l'impitoyable vendetta que se livrèrent les deux reines.

 

Résumé

560, au sein du royaume franc de Neustrie. Frédégonde, femme de basse-extraction avide de pouvoir ne cache pas son ambition, celle de devenir reine en séduisant le roi mérovingien Chilpéric Ier qui lui promet secrètement de l'épouser. Pour autant, l'alliance à une paysanne ne saurait prévaloir sur celle d'une vraie princesse en la personne de la frêle Galswinthe du royaume wisigothique. Pour parvenir à ses fins et accéder à la couronne, Frédégonde n'a d'autre choix que de comploter dans l'ombre et d'ourdir des trahisons pour se débarrasser de sa rivale lui barrant la route au trône quitte à déclencher une guerre entre les deux royaumes. Car si la timide et prude Galswinthe ne représente pas une véritable menace pour Frédégonde, sa sœur, la puissante et autoritaire Brunehaut mariée au roi d'Austrasie, Sigebert, est prête à tout pour protéger sa sœur.

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Notre avis

A l'issu de ce premier tome, nous ne pouvons cacher une certaine déception au niveau du scénario pourtant bien ficelé mais qui avance avec lenteur. En effet, l'histoire semble se perdre en d'interminables discussions pré ou post relation sexuelle entre Frédégonde et Chilpéric. Il en ressort à la fin de la lecture de ce premier volet, une impression de ne voir la sanguine Frédégonde qu'alterner les coucheries et les explosions de colères vengeresses. Car historiquement, il s'agit d'une époque vraiment propice à la retranscription en bande dessinée, où les guerres, les complots, les assassinats et autres trahisons s'enchainent frénétiquement et inlassablement sur de nombreuses générations. Ce n'est pas pour rien que la rivalité entre les deux reines franques, Frédégonde et Brunehaut, est restée dans l'Histoire. Et nous ne pouvons que nous demander comment les auteurs vont-ils poursuivre leur récit tant il reste d'événements à introduire dans l'histoire de Frédégonde dans le second et a priori dernier tome. Nous pouvons également nous demander si les difficultés de narration ne proviennent-elles pas de la présence de deux reines de sang ? Car Brunehaut mériterait tout autant ce titre face à son ennemie jurée. C'est d'ailleurs elle qui ouvre l'album et occupe près d'un tiers des planches, ralentissant de facto l'avancée du récit consacré à Frédégonde.

Visuellement, cette BD apparaît assez séduisante sur le plan historique – plus que le scénario –. D'un style classique et réaliste, Alessia de Vincenzi nous entraine dans ce monde franc du VIe siècle notamment grâce aux décors, aux costumes, au trait assez appuyé mais assez fidèle à la réalité, bien aidée par les couleurs de José Luis Rio. À noter parfois un petit manque de détails dans les arrières plans mais qui relève plus de l'anecdotique. L'ensemble reste de très bonne facture. Reste à savoir ce que nous réserve le second opus qui devrait être, gageons-le, plus guerrier et surtout plus sanguinaire.

Frédégonde la sanguinaire, tome 1

Scénario : Virginie Greiner
Dessin : Alessia de Vincenzi
Encrage : Luca Sotgiu
Couleur : José Luis Rio
Éditions Delcourt

 

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