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1944 americains normandieLa bataille de Normandie, qui s'est déroulée de juin à septembre 1944, est une bataille déterminante de la Seconde Guerre Mondiale. Elle commence le 6 juin 1944 par le débarquement massif de soldats alliés sur les plages normandes. Bien que très meurtrier sur certaines plages, le débarquement est une réussite. La surprise passée, l'armée allemande renforcée par des divisions blindées opposera néanmoins une résistance farouche sur le sol normand jusqu'au mois de septembre. 

  

Une opération logistique d'une ampleur inégalée

Le débarquement, prévu pour le printemps 1944, est à plusieurs reprises repoussé en raison d'un temps défavorable. Les spécialistes de la météorologie jouent alors un rôle si important qu'ils travaillent jour et nuit depuis des semaines. Mais au matin du 5 juin, ils annoncent que le temps va se dégager dans les prochaines heures. Les alliés décident que c'est le moment d'agir.

Au cours de la nuit du 5 au 6 juin, à partir de minuit, 25 000 parachutistes sont largués au-dessus de la Normandie par des avions et des planeurs, tandis que des plongeurs détruisent une partie des défenses sous-marines allemandes. Dès 5 heures 30, l'aviation et plusieurs cuirassés bombardent la défense côtière allemande. Sous le commandement du général Montgomery, environ 5 000 bâtiments, transportant 135 000 hommes et encadrés de 10 000 avions, quittent les côtes anglaises pour traverser la Manche. A 6 heures 30, par marée basse, les premières péniches de débarquement commencent à accoster, déversant des milliers de soldats, immédiatement pris sous le feu de l'ennemi.

debarquement Juin 1944Deux divisions américaines débarquent sur les plages situées à l'ouest du front de débarquement et baptisées pour l'opération « Utah » et « Omaha » (surnommée plus tard «Omaha la sanglante » en raison du grand nombre d'hommes qui y ont laissé la vie). Dans la partie située à l'est du front, les troupes britanniques débarquent à Gold et à Juno, et les troupes canadiennes a Sword, où sont également présents 177 fusiliers-marins des Forces françaises libres commandés par le capitaine Kieffer. De plus, deux divisions américaines sont larguées au-dessus de la base du Cotentin, et deux divisions britanniques au niveau de l'embouchure de l'Orne.

Un débarquement périlleux

Mitraillés par les Allemands depuis les blockhaus, des soldats meurent avant même d'avoir atteint le sol français. Certains se noient sous le poids de leur paquetage et l'avancée sur la plage s'apparente parfois à un véritable carnage, surtout à Omaha. Mais en dépit du grand nombre de soldats tués sur les plages, les troupes alliées avancent. Les Allemands sont pris au dépourvu. Leur chef, le maréchal Rommel, est absent : n'ayant pas pris de repos depuis six mois et rassuré par le mauvais temps, il s'est rendu en Allemagne pour fêter l'anniversaire de sa femme.

En raison de l'action de la résistance française, qui a dynamité les câbles téléphoniques, les communications allemandes ne fonctionnent plus, ou à peine. Aussi les forces concentrées dans le Pas-de-Calais ne sont-elles informées qu'en milieu d'après-midi qu'un débarquement a eu lieu le matin.

Mais les autorités allemandes persistent à croire qu'il s'agit d'une diversion. Même Hitler, qu'on a tardé à réveiller, continue à croire que le débarquement de Normandie n'est qu'un leurre et que le prochain, le vrai, est imminent dans le Pas-de-Calais. Grâce à cette méprise, les Alliés ne vont affronter que 17 divisions allemandes sur les 50 disponibles. De même, sur les 300 000 soldats allemands présents dans la région, seuls 50 000 sont présents pour affronter les forces alliées. Leur situation s'avère rapidement dramatique et ils perdent plusieurs milliers d'hommes au cours de la journée.

Des plages au bocage normand

Au soir du 6 juin, l'opération Overlord, l'opération aéronavale la importante et la plus célèbre de l'Histoire, est un succès. Certes, les Américains déplorent la perte de 3 400 hommes, les Britanniques, 3 000, et les Canadiens, 335. Mais les Alliés ont réussi à débarquer dix divisions et a installer une solide tête de pont sur la côte normande. Pour faciliter l'arrivée de nouveaux bâtiments, deux ports artificiels sont installés au cours des jours suivants à Arromanches et à Saint-Laurent-sur-Mer.

char allemand normandieFace aux Alliés, l'armée allemande est surprise : le débarquement était attendu dans le Pas-de-Calais où Hitler maintient des forces importantes parce qu'il pense que le débarquement de Normandie est une opération de diversion. À la fin de juin 1944, Cherbourg est conquis. Les Allemands ne peuvent plus qu'attendre l'offensive des Alliés, dont la supériorité aérienne est écrasante. La campagne de Normandie, qui suit le débarquement, s'avère bien plus difficile que l'état-major ne l'avait imaginé. Les Alliés s'engagent dans la « guerre des haies », surnommée ainsi en raison de la végétation du bocage normand qui freine l'avancée des chars et qui limite la visibilité face à l'ennemi. Les villes sont bombardées, surtout Caen, faisant 14 000 victimes civiles.

Falaise bataille normandieCe n'est qu'à la fin du mois de juillet, alors qu'ils sont parvenus à débarquer un total de 1,5 million de soldats et des centaines de milliers de tonnes de matériel (dont les 16 000 Français de la 2e DB du général Leclerc), que les Alliés réussissent à percer le front d'Avranches. La 7e armée allemande se retrouve encerclée dans la « poche » de Falaise avec 50.000 hommes qui finissent par se rendre le 21 août 1944. La bataille de Normandie est définitivement perdue par la wermacht et les dernières poches de résistances cédent :  Rouen est libérée le 30 août , Dieppe le 1er septembre.

Parallèlement aux opérations en Normandie, le débarquement de Provence, réalisé le 15 août, est également un succès. Désormais, la libération de la France est proche... A l'issue de la campagne de Normandie, les forces allemandes ont perdu 500 000 hommes : 250 000 ont été tués et 250 000 autres faits prisonniers.

 

Bibliographie

- D-Day et la bataille de Normandie de Antony Beevor. Calmann-Levy, 2009.

- Le Jour J et la Bataille de Normandie de Gérard Legout. 1998.

- Le débarquement : les 100 jours de la bataille de Normandie deAnthony Kemp. Editions Ouest-France 1996.

Pour aller plus loin

- Le Jour le plus long. Fiction DVD, Fox, 2005.

- La bataille de normandie - la reconquete de la France. Documentaire DVD, 2008.