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Paris brûle-t-il?

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Paris brûle-t-il?

Messagepar Dallas » 10 Oct 2009, 10:29


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Messagepar Dallas » 11 Oct 2009, 10:32

A votre avis, quelles conséquences aurait eu la destruction complète de Paris en Août 44 ?
Une inssurection généralisée dans les territoires français encore occupés? Des actes de vengeances de la part des troupes alliées?

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Messagepar Eginhard 38 » 11 Oct 2009, 13:38

Peut-être des conséquences bien plus funestes sur le long terme. Les rapports franco-allemands ne seraient certainement pas devenus ce qu'ils sont aujourd'hui si Paris avait été délibérément rasée par les Allemands ; ils auraient sans doute été dominés par la rancoeur plutôt que par l'esprit de réconciliation.
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Messagepar Dallas » 14 Oct 2009, 12:22

Dans ce cas, si les relations franco-allemandes en auraient pâti, c'est la construction européenne qui en aurait fait largement les frais !
Aurions-nous pu bâtir l'Europe sans l'Allemagne?

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Messagepar Dallas » 17 Oct 2009, 18:50

Autre question: si De Gaule avait échoué dans sa conquète du pouvoir "provisoire" à l'été 44 et que les communistes avaient pris le dessus. On sait que ces derniers étaient bien plus radicaux. Est-ce que l'état major US aurait reconnu un tel gouvernement ? (on sait que De Gaule a dû se battre pour éviter une administration militaire américaine)

Si oui, quelles auraient été les relations franco-américaines jusqu'à la fin de la guerre? La France aurait-elle, au final, pu obtenir une zone d'occupation en Allemagne? (là aussi, il me semble, un tour de force de De Gaule)

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Messagepar Kara Iskandar » 17 Oct 2009, 19:14

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Messagepar Jean Dif » 15 Fév 2010, 19:04

Sans la réconciliation franco-allemande, l'Europe n'aurait évidemment pas vu le jour. Il ne faut pas oublier, qu'au début, l'Angleterre et les pays d'Europe du nord ne faisaient pas partie de ce qui fut l'embryon de l'Europe qui se bornait alors à la France, l'Allemagne, l'Italie et le Bénélux (Belgique, Hollande, Luxembourg). Il est clair que, dans cet ensemble, la France et l'Allemagne représentaient le noyau et, compte tenu de la division de l'Allemagne, la France y jouait un rôle prépondérant. Ce n'est plus le cas depuis l'élargissement et la réunification.

Il est difficile de savoir ce qui se serait passé si Paris avait été détruite. La réconciliation aurait peut-être eu lieu tout de même, car il ne faut pas oublier que le rapprochement fut imposé par la menace soviétique et que celle-ci aurait été présente Paris détruit ou non. Ce qui est sûr, c'est que le redressement de la France privée de sa capitale aurait été encore plus difficile. Et il a tout de même exigé une quinzaine d'années: en 1950 le rationnement existait encore et à la fin de la décennie les ponts sur la Loire n'étaient pas tous reconstruits.

La prise du pouvoir par le PC à la Libération est une hypothèse fantaisiste. Le PC était largement minoritaire dans les mouvements de résistance, ses militants étaient mal armés et les alliés, omniprésents, n'auraient jamais permis l'installation des communistes au pouvoir. S'ils avaient commis la sottise de tenter un coup de force, ils auraient été infailliblement écrasés. Mais les dirigeants communistes, conscients de leur faiblesse et satisfaits de leur position dans la résistance et dans les organes du pouvoir, ne le souhaitaient pas, pas plus Thorez que les autres. Par ailleurs, la France ne se trouvait pas dans la sphère d'influence soviétique telle qu'elle avait été définie par les alliés et Staline a respecté le partage de l'Europe qui avait été décidé. Si les communistes français s'étaient soulevés, ils auraient subi le sort des communistes grecs, au moins aussi importants, qui furent écrasés par l'armée anglaise. Les dirigeants du PCF savaient très bien à quoi s'en tenir à ce sujet. Pourquoi auraient-ils sacrifié leur position de premier parti de France (25% des suffrages) et leur place dans le gouvernement du général de Gaulle pour déclencher une Révolution qui n'avaient aucune chance de réussir? Une telle attitude eût été suicidaire.
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Messagepar Kara Iskandar » 15 Fév 2010, 19:55

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Messagepar stephane delogu » 23 Fév 2010, 21:24

Une citation de Rol Tanguy pour démontrer les clivages existants entre les différents groupes de resistance : " Paris vaut bien 200 000 morts !".

Von Choltitz n'avait plus véritablement le choix, il ne pouvait sacrifier Paris, car en excellent stratège qu'il était, n'ignorait pas que les carottes étaient cuites en août 1944. Les nouvelles de Normandie étaient désastreuses et depuis le 21 aout les unités allemandes refluaient vers la Seine, alors que dans le sud de la France, rien ne pouvait stopper la percée alliée, la France était perdue et il le savait. Il savait donc qu'il serait fait prisonnier et qu'en cas de destructions massives, il encourait une très lourde peine. Je pense qu'il a avant tout cherché à se sauver lui même. Von Choltitz avait certainement un coté francophile, j'en suis persuadé, tout je suis persuadé qu'en cas de défaite alliée en Normandie, il aurait tenté d'employer les mêmes moyens qu'a Sébastopol. A mon sens, ce n'est pas véritablement lors de son entrevue avec Hitler qu'il perdu ses dernières illusions, mais durant la bataille de Normandie où il s'est retrouvé à la tête du 84. armee Korps après le décès du generalleutnant Marcks.
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