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Accueil Actualité Expo : Hygiène au Moyen Âge (Tour Jean sans peur, Paris)

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Expo : Hygiène au Moyen Âge (Tour Jean sans peur, Paris)

Du 20 novembre 2010 au 3 avril 2011, la Tour Jean sans peur à Paris propose une exposition consacré à l'Hygiène au moyen Âge. L'objectif principal de cette exposition est de mettre fin aux nombreux préjugés qui entourent la vie quotidienne au Moyen Âge. Alors que les rues de la ville ressemblent à un grand égout à ciel ouvert, intérieurs de maisons et personnes sont d'une grande propreté...

Au Moyen Âge, les rois prennent des mesures visant à endiguer la malpropreté urbaine. Au XIIIe siècle, Philippe Auguste fait paver les grands axes de la Capitale, les parisiens au XIVe siècle sont soumis à une taxe pour l’enlèvement des ordures, le roi Charles VI fait promuguer une ordonnance afin que les immondices ne soient pas jetés dans les cours d’eau, que les métiers polluants s’implantent en aval des cités. Malgré toutes ces ordonnances, les rues médiévales restent mal entretenues.En témoignent leurs noms : rue Sale, rue Foireuse, rue du Merderon... Particuliers et professionnels déversent leurs déchets àmême la rue : on trouve en pleine ville des soues à cochon, des poulaillers, des étables et des écuries dont les rigoles pissoires déversent leur contenu sur la voirie. Les bouchers répendent le sang et les viscères des animaux, les barbier le reste des saignées et des cheveux de leurs clients. Le manque de fontaines publiques n’aide pas à améliorer la situation. Pour 200 000 habitants, Paris ne possède que six fontaines. Enfin, les latrines construites au-dessus des ponts ou bien au-dessus des ruelles augment encore la pollution. Il faut attendre le XVe siècle pour que des réponses fortent soient apportées à la pollution ambiante (généralisation du pavage des rues, multiplication des égoûts - paveurs et éboueurs se constituant en métiers).

Hygiène publique et domestique au Moyen Âge

Contrairement à l’extérieur, l’intérieur des maisons fait l’objet d’un entretien régulier.Les sols sont balayés et lavés. Dans les demeures bourgeoises, sont jetées des jonchées (des herbes fraîches coupées, mêlées à des fleurs). Les objets sont rangés dans des placards muraux ou bien accrochés sur des barres en bois qui peuvent servir également à suspendre les vêtements. Le peu de mobilier et les tables sur tréteaux, rangées contre les murs, rendent plus aisé le nettoyage de la maison. Parallèlement, des solutions sont apportées pour se débarrasser des insectes qui pullulent. Ainsi, pour piéger les puces, on n’hésite pas à placer sur les lits des peaux de moutons ou des draps rêches et blancs. En ville, toutes les maisons ne possèdent pas de latrines. Elles sont parfois construites sur un passage en hauteur reliant les deux maisons. Les habitants qui n’ont pas la chance d’avoir de latrines privées peuvent se rendrent aux latrines publiques, au-dessus des ponts. Dans les milieux aisés, les latrines sont construites soit en encorbellement sur la demeure (installées dans des édicules accrochés sur la façade arrière de la maison) ou bien intégrées à l’intérieur des murs, les déchets étant évacués dans une fosse à latrine.

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Dans les domaines de la médecine ou bien des soins de beauté, de nombreux traités recommandent l’usage du bain. Offrir un bain est également un gage de civilité. Dans certains métiers, se laver les mains est une obligation pour des raisons rituelles : le chirurgien doit se laver les mains avant d’opérer comme le prêtre avant de dire la messe. Si les bourgeois se font apporter leur baignoire dans leur chambre, les habitants moins aisés n’hésitent pas à se baigner soit dans les rivières, dans les fossés de la ville ou même dans leur cuveau à lessive. En ville, existent des bains publics ayant d’autres fonctions que celles de se laver simplement le corps : bains curatifs ou bien bains de plaisir appelés dès le Moyen Äge bordels. La peur de l’eau, rentrant dans la peau et vectrice d’épidémies, n’est pas encore à l’ordre du jour. Pour la toilette, les accessoires sont nombreux : rasoirs, miroirs, cures-oreille, cures-dent, shampoings et même dentifrice exaltant la blancheur des dents (pilules ou pates dentifrices à base d’os de seiche broyé ou de corail blanc pilé mélangé à des herbes tels que l’oseille ou la menthe pour donner une bonne haleine).

Chez l’apothicaire ou le mercier, le citadin peut acheter du savon, en pâte molle ou en pain, frappé d’une croix. Parmi les actes quotidiens liés à l’hygiène, outre la toillette, il faut citer notamment l’épouillage avec un peigne aux dents serrés ou bien son traitement par des lotions capillaires. Les femmes aritocrates, quant à elles, se doivent d’avoir la peau blanche. Elles y parviennent à l’aidre de poucre de nombril marin, un petit coquillage blanc, ou de céruse de plomb, dont l’excès opère à terme des ravages sur la peau. Elles s’épilent également le haut du front ainsi que tout le corps, pratique observée également chez les hommes, suivant une habitude venue d’Orient. Ainsi, l’hygiène corporelle fait l’objet de préceptes nombreux dans les traités de médécine et les livres de bonne manière et cela dès les XIIe siècle et XIIIe siècles. Jamais peut-être avant le XXe siècle, le souci de propreté personnelle n’aura été aussi fort qu’à la période médiévale lorsque chacun pensait que sa santé en dépendait.

Exposition : L'hygiène au Moyen Âge, Tour Jean sans peur (Paris 2ème), du 20 novembre 2010 au 3 avril 2011.

Voir aussi nos articles :

Hygiène et pollution au Moyen Âge

- La tour Jean sans peur

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