5 Septembre 1972, la grande fête olympique qui se tient cette année à Munich entre dans sa deuxième semaine. L’atmosphère détendue et joyeuse du village olympique va pourtant être troublée par un événement des plus dramatiques. 8 terroristes palestiniens du groupe Septembre Noir vont s’attaquer à la délégation israélienne. Lorsque les armes finiront par se taire, le lendemain, 11 athlètes auront péri. Drame sans précédent, la prise d’otage de Munich amènera par la suite les forces de sécurité du monde entier à revoir de fond en comble leurs procédures antiterroristes. Elle aura de plus jeté une lumière crue sur l’acuité de la question palestinienne, toujours sans réponse.
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La sanglante prise d'otages des J.O de Munich (1972)
Après la parution d’un ouvrage regroupant les contributions de ses étudiants (Violences souveraines au Moyen Âge), la grande médiéviste Claude Gauvard se voit offrir des « Mélanges », une tradition universitaire qui veut que les collègues d’un professeur partant à la retraite participent à un recueil d’articles rendant hommage à son travail. Mais l’importance de Claude Gauvard dans la recherche et l’enseignement de l’Histoire médiévale fait d’Un Moyen Age pour aujourd’hui un ouvrage bien plus ambitieux et important.
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Un Moyen Âge pour aujourd'hui (collectif)

1954, dans la chaleur moite et étouffante de ce mois de mars, une poignée de soldats français exténués remonte une rivière tonkinoise. Une explosion ! Le mitrailleur s’écroule, l’eau rougie… Les balles soulèvent des gerbes d’eau, la riposte est immédiate, l’élément de tête ouvre le feu en direction du tireur embusqué, la jungle devient muette. Tout va très vite, le Doc est déjà sur le mitrailleur et constate sa mort, impuissant. On récupère le fusil mitrailleur, les munitions, la mort dans l’âme le corps est piégé et la course folle reprend. Une course à la vie, la mort aux trousses, dans cette jungle hostile où chaque racine peut cacher un piège, chaque arbre un ennemi… Essuyant d’un revers de manche la sueur qui dégouline sur leur front, les rescapés remontent les pentes escarpées du talweg, au loin une explosion résonne : un Vietminh a certainement sauté avec le cadavre piégé de leur camarade. « Coupez ! » Les caméramans reprennent leur souffle, le preneur de son repose sa perche : Bienvenue sur le tournage de « La section perdue ».
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La section perdue - Tournage
Nicolas Machiavel, de son vrai nom Niccolò di Bernardo dei Macchiavelli (en langue italienne), a suscité bon nombre d’ouvrages, et notamment de biographies. Sa philosophie politique marque tellement le monde depuis le XV è siècle qu’un concept a pris son nom : le « machiavélisme », qui prône la conquête et la conservation du pouvoir par tous les moyens, per fas et nefas. Hubert Prolongeau, reporter et journaliste indépendant, collaborant avec le Nouvel Observateur, signe ici une nouvelle biographie de ce grand personnage qu’est Machiavel, chez Folio biographies.
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Machiavel (Hubert Prolongeau)

L’enfance au Moyen Âge : en voilà un beau sujet ! Pierre Riché, éminent médiéviste et proche du remarqué antiquisant Henri-Irénée Marrou, s’est attelé à cette rude tâche, dans son ouvrage Etre enfant au Moyen Âge, anthologie de textes consacrés à la vie de l’enfant du V è au XV è siècle. Réaliser un tableau d’ensemble de la vie d’un enfant, ou plutôt de l’enfance à l’époque médiévale, ce n’est pas une mince affaire, tant ce « petit personnage », souvent considéré comme un « adulte en réduction », est largement oublié par l’Histoire.
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Etre enfant au Moyen Âge (Pierre Riché)
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« Jamais une femme dans l’histoire ne fut plus poursuivie par le malheur » affirmait non sans lucidité la Duchesse de Dino. Qui était réellement Marie Thérèse Charlotte de France, duchesse d'Angoulème, petite-fille d’Empereur, fille, sœur, femme, nièce et belle fille de Rois ? De cette « Aliénor » du XIX° siècle, « le seul homme de la famille » selon Napoléon, notre histoire a trop longtemps été ingrate et injuste. Redécouvrons ensemble cette femme méconnue, et « quelle femme !» s’exclamait Chateaubriand.
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Marie Thérèse Charlotte de France, duchesse d'Angoulème (1778-1851)
Débutée le 7 décembre 1941 à Pearl Harbor, la guerre du Pacifique a vu s’affronter des centaines de milliers de combattants sur le théâtre d’opérations le plus grand du globe, dans une guerre à la fois terrestre et aéronavale, des affrontements qui ont marqué la guerre contemporaine à plus d’un titre : prise de pouvoir du porte-avions au détriment du cuirassé, emploi des kamikazes du côté japonais,…Mais c’est surtout l’emploi de l’arme nucléaire à Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945 que l’on retient, et qui finalement amène à la capitulation japonaise du 2 septembre, au terme d’un lent processus politique.
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La capitulation du Japon (2 septembre 1945)
En France, il existe une sorte de mythe d’Al Andalus, présenté souvent comme une période de « sept siècles de tolérance », qu’on brandit face à l’obscurantisme religieux mais aussi face à ceux qui ne voient en l’islam que cet obscurantisme. Pourtant, au-delà des évidentes nuances qu’il faut apporter, on se rend compte que dans les faits les minorités vivant sous domination musulmane dans la péninsule Ibérique ne sont finalement pas si bien connues du grand public. C’est le cas tout particulièrement des mozarabes, et la parution de la thèse de Cyrille Aillet peut grandement nous aider à y voir plus clair.
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Les mozarabes (C. Aillet)
En France, les guerres d’Italie ne sont finalement connues que par la célèbre victoire de François Ier à Marignan, dont tout le monde se rappelle la date (1515, Marignan) sans souvent savoir à quoi elle correspond vraiment. Pourtant, les enjeux de ces guerres ont été très importants dès la fin du Moyen Age, pour la France et l’Italie, mais aussi dans les relations internationales. La situation en Italie centrale et septentrionale a eu son importance, avec l’apparition des seigneuries et des condottieres, et les rivalités entre cités ; mais finalement tout commence peut-être dans le royaume de Naples…
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Les guerres d'Italie (1/2)
Parmi les raisons invoquées pour justifier la Première croisade, la conquête turque en Orient figure en bonne place. D’abord esclaves au sein des armées abbassides, les Turcs ont pris de l’importance politique au cours du Xè siècle, et certains d’entre eux, grâce au titre de sultan donné par le calife, ont réussi à se tailler des principautés et à étendre l’influence turque jusqu’à la Syrie et à l’Anatolie. Parmi ces peuples turcs, les Seldjoukides, qui au cours du XIè siècle affirment leur autorité sur la région, allant jusqu’à menacer Byzance. C’est justement cette lutte entre les Seldjoukides et les Byzantins qui culmine avec la bataille de Manzikert. Pour quelles conséquences ?
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La bataille de Manzikert (26 août 1071)
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