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Accueil Education Baccalauréat d'Histoire Bac : Conseils sur la dissertation d'Histoire

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Bac : Conseils sur la dissertation d'Histoire

BacFranceIl serait illusoire de croire qu'une seule et unique méthode permette d'obtenir une bonne note à l'épreuve d'Histoire-Géographie du bac. Pourtant, quelques éléments peuvent aisément faire grimper une note, de même que d'autres peuvent la faire chuter. Quelques conseils sur les attentes des correcteurs, les erreurs à éviter, et les astuces qui rendront votre copie singulière.

Les attentes

Les correcteurs, tous professeurs d'Histoire-Géographie, ont des attentes bien spécifiques que tout lycéen se doit de respecter et que voici:

- L'organisation des idées: Pour ce faire, il est recommandé, bien que cela ne soit pas nécessairement obligatoire, d'effectuer un plan en trois parties et trois sous-parties, plan qui doit répondre à une problématique, laquelle doit être dégagée d'après un sujet. Pour ne prendre qu'un exemple avec ce sujet volontairement vague: "La bipolarisation du monde (1947-1991)". La problématique pourrait être celle-ci - bien que de nombreuses peuvent être dégagées -, "En quoi le monde de l'après-guerre à la disparition de l'URSS peut-il être défini de bipolaire ? Quels en furent les causes et comment cette division se manifesta-t-elle dans les domaines politique, économique et culturel ?".

- Du bon usage de la langue française: D'aucuns sont horripilés par les fautes d'orthographe. A défaut donc de pouvoir influer sur le comportement du correcteur, le lycéen a quelque intérêt à utiliser une langue claire, non trop encombrée de mots mal maîtrisés (ce qui arrive parfois avec des lycéens souhaitant maladroitement étonner le correcteur), et qui doit rester rigide. En effet, il n'est aucunement attendu du lycéen qu'il fasse montre d'un talent littéraire mais bien plus qu'il sache maîtriser les fondamentaux de la langue français (conjugaison, ponctuation, grammaire, etc).

- La connaissance des personnages principaux: C'est là une nécessité que de connaître les principaux personnages de la période étudiée. Ainsi est-il nécessaire d'avoir une connaissance, certes non encyclopédique mais de base, sur un De Gaulle, un Staline ou encore un Eisenhower. Il peut être aussi utile de savoir les placer dans le temps, et évidemment dans l'espace: quand de Gaulle quitte-t-il la présidence de la République et quand décède-t-il ? Quel âge a Brejnev lorsqu'il accède au pouvoir (ce sera l'occasion de parler de la gérontacratie) ?

Les erreurs à éviter

- L'érudition: Certaines copies sont des énumérations "à la Prévert", et c'est tout ce que les professeurs détestent. Tous font attention à ne plus privilégier l'érudition au détriment de la culture. En l'occurrence, cela signifie qu'il n'est guère utile d'énumérer une dizaine de dates successives si celles-ci ne viennent pas compléter utilement des connaissances.

- Une problématique calquée sur le sujet: Elle ne doit pas reprendre mot pour mot les termes du sujets. Les professeurs insistent en effet sur le fait que l'élève doit lui-même reformuler la problématique, ce qui, selon eux, est un gage de compréhension du sujet.

- La subjectivité: Même si l'on ne demande pas aux candidats d'être des "Marc Bloch" ou des "François Furet" en puissance (ces deux hommes étaient des grands historiens respectivement spécialistes de la France féodale et de la Révolution Française), il serait très mal vu de prendre parti dans une copie. Ainsi une évocation de la création de l'Etat d'Israël en mai 1948 ne doit pas être accompagnée d'un éloge ou d'un blâme du nouvel Etat. Il convient d'être objectif. Exemple à ne jamais écrire: "De Gaulle, le plus grand président de la Vème République". Non seulement le correcteur ne serait pas nécessairement en accord avec vous et vous briseriez cette règle très importante de l'impartialité.

Les astuces

Citations: Les professeurs sont très sensibles aux citations intelligemment utilisées pour appuyer vos propos. Une copie commençant par une citation (dans l'introduction) sera immédiatement valorisée.

Exemple sur un sujet portant sur la construction européenne et montrant que la France y participe sans toutefois renoncer à son indépendance: "Dante, Goethe, Chateaubriand appartiennent à toute l'Europe dans la mesure même où ils étaient respectivement et éminemment Italien, Allemand et Français. Ils n'auraient pas beaucoup servi l'Europe s'ils avaient été des apatrides et qu'ils avaient pensé, écrit en quelque espéranto ou volapük intégrés". Par ces mots exprimés en 1962 lors d'une conférence de presse, le général de Gaulle, au pouvoir depuis quatre ans, ironisait sur une possible Europe confédérale.

L'historiographie: Ce terme désigne (les étudiants ayant étudié le grec peuvent facilement en connaître le sens = "écriture de l'histoire"), pour faire vite, l'histoire de l'histoire. En évoquant un livre d'Histoire, rédigé par un historien, on fait référence à l'historiographie. Là aussi, en citant des ouvrages majeurs, vous montrez que vous ne vous intéressez pas uniquement aux cours donnés par votre professeur mais que vous allez chercher l'information ailleurs. Une évocation à Vichy peut ainsi être illustrée de l'ouvrage fondamental de l'Américain Robert O.Paxton (La France de Vichy).

Mais vous pouvez aussi citer de la littérature, à l'instar des Mémoires du général de Gaulle (en trois tomes, parus chez Plon à partir de 1953-1954 et qui relatent principalement sa vie entre 1940 et 1946, c'est-à-dire entre le départ pour Londres et le début de la traversée du désert en janvier 1946) ou encore des écrits d'Herta Müller, écrivaine ayant reçu le prix Nobel de littérature en 2009 et qui a dénoncé à plusieurs reprises, souvent de manière subtile, le régime dictatorial de Nicolas Ceausescu en Roumanie.

Une culture véritablement générale: La discipline historique s'intéresse certes à l'histoire, mais non uniquement à l'histoire politique et économique, comme on l'étudie principalement dans le secondaire. Ainsi est-il apprécié d'évoquer des traits culturels d'un pays, d'une période, d'un mouvement (par exemple la production culturelle des blocs américain et soviétique lors de la guerre froide). Par culture, il faut comprendre à la fois l'histoire des arts (musique, peinture, sculpture), l'histoire de la littérature, des sciences, que l'histoire des représentations.

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