Alors qu’elle n’est pas destinée à devenir reine, et encore moins impératrice, Victoria incarne pourtant à elle seule le siècle britannique, ce XIXe qui a vu la Grande-Bretagne victorieuse de Napoléon dominer le monde, tant militairement qu’économiquement et idéologiquement. Un tel destin se prêtait facilement au romanesque, surtout avec une reine d’une telle personnalité, devenue « la grand-mère de l’Europe » et le symbole vivant de l’Empire britannique. Le style de la biographie littéraire, choisi par Joanny Moulin pour son Victoria, reine d’un siècle, semble donc tout à faire approprié.