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La bataille de Monte-Cassino (17 mai 1944)

montecassinoMonte Cassino, Italie, 17 Mai 1944. Voilà six jours que la bataille fait rage autour de la position centrale de la ligne Gustav, dite de Monte Cassino. Le Maréchal Kesselring, commandant en chef des troupes de l’Axe engagées en Italie, devant la percée des unités françaises du CEF (Corps Expéditionnaire Français du général Juin) ordonne l’abandon de cette position. La vallée du Liri est ouverte aux alliés, et avec elle la route de Rome qui tombera le 4 juin...la bataille la plus mémorable du théâtre Italien vient de trouver son issue sanglante.

Tout a commencé en janvier 1944. Après avoir débarqué en Sicile en juillet 43 (Opération Husky), puis dans le Sud de l’Italie continentale (Opération Avalanche) en septembre de la même année, les alliés ont entamé leur progression vers le nord de la Péninsule. Face aux Vème armée Américaine (Clark), VIIIème Britannique (Leese) et au CEF (Juin, 4 Divisions dont 3 Nord-Africaine) les allemands opposent le groupe d’armées C du maréchal Albert Kesselring.

La bataille de Monte-Cassino : cinq mois de combats acharnés

Si Albert « le souriant », comme on le surnomme, ne dispose que de deux petites armées (14éme et 10éme) à l’équipement moins important que celles de leurs adversaires, il peut compter sur des unités d’élites. D’autre part il va admirablement faire usage de la géographie tourmentée du théâtre d’opération. L’Italie est une péninsule étroite, dont le centre est occupé par la chaine montagneuse des Apenins. Kesserling a constitué autour des Apenins, des lignes de défenses successives, dont la plus puissante reste la ligne Gustave.

La ligne Gustave que les alliés abordent à la fin de 1943, a pour point fort la position de Monte Cassino. Elle y défend la grande route nord sud, passant par la vallée de la rivière Liri et qui représente le seul axe de progression valable vers Rome. Avec à son somment un monastère vieux de 14 siècles (qui sera détruit par des bombardements aériens), elle surplombe la ville de Cassino et constitue un obstacle formidable.

Les Alliés vont devoir s’y reprendre à plusieurs fois avant de briser la Ligne Gustav. Le XIVéme corps blindé (Panzerkorps) et les bataillons de parachutistes allemands vont opposer une résistance acharnée aux assauts des diverses unités engagées (Américains, Britanniques, mais aussi Français, Indiens, Néo-Zélandais et Polonais). Pour les alliés il s’agit tout d’abord de fixer les défenses allemandes, le temps qu’un débarquement de revers réussisse dans la région d’Anzio (Opération Shingle, 22 Janvier 1944).

Malheureusement les troupes débarquées à Anzio (dirigées par le général américain Lucas) ne parviennent pas à élargir leur tête de pont, pour prendre le XIVéme Corps Blindé à revers. Au début de février 1944, la situation est alors bloquée pour les alliés, que ce soit à Anzio ou autour de Monte Cassino et ce malgré les exploits des troupes coloniales françaises. Entre le 15 et le 18 février 1944, un nouvel assaut frontal sur la ligne Gustav sera encore repoussé par les allemands.

cassinoDans les mois qui suivent, les Alliés repositionnent leurs forces pour une nouvelle opération. Le plan de l’Opération Diadem, repose sur une manœuvre audacieuse proposée par le général Juin. Il s’agit de contourner les défenses de Cassino jugées trop fortes, par le sud-ouest à travers les monts Aurunci, que l’on considérait jusque là comme impraticables pour toute armée. Juin espère que ses troupes coloniales (goumiers et tirailleurs marocains notamment) rustiques et disposant d’une logistique assurée à dos de mules pourront progresser rapidement. Parallèlement les troupes Britanniques iront isoler la ville de Cassino en prenant contrôle de la route nationale, les Américains couvriront la progression des français au sud et les Polonais se verront attribuer la tâche ardue de s’emparer du monastère de Monte Cassino. Un plan ambitieux, dont Kesselring ne parviendra pas à percer les secrets.

Le 11 mai l’opération Diadem est lancée. Après des assauts initiaux d’une rare violence, les tirailleurs de la 2éme Division d’Infanterie Marocaine s’emparent du mont Majo. L’exploitation à travers les monts Aurunci est alors possible. Face à la ruée des troupes de montagne françaises qui commence, et confronté à un assaut généralisé sur le reste de la ligne, le commandement allemand réalise que le maintien de ses unités sur la ligne actuelle ne peut signifier à terme que leur encerclement. Lorsque les Polonais s’emparent du monastère le 18, le verrou qui gardait la route de Rome a sauté. Pour les troupes allemandes c’est le début du repli vers les positions de ligne Gothique (au nord de Florence) qu’elles conserveront tant bien que mal jusqu’au printemps 1945.

Fameuse pour l’intensité de ses combats de montagne, la bataille de Monte Cassino aura largement contribué à la réputation de bravoure des troupes coloniales françaises d’Afrique du Nord.

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