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Accueil Histoire par Pays Histoire du Québec (3/6) : La chute de la Nouvelle-France

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Histoire du Québec (3/6) : La chute de la Nouvelle-France

drapeau-du-quebecLa Nouvelle-France a été fondée par une poignée d’individus où la proportion de militaires, de missionnaires, d’explorateurs et d’aventuriers était sans doute disproportionnée par rapport à celle des laboureurs. Ces individus se sont mêlés aux Indiens et en ont adopté parfois les mœurs pour devenir coureurs des bois. Ils n’ont pas été ménagés par leurs adversaires mais, bien qu’en situation de faiblesse numérique, ils ont résisté avec opiniâtreté. Habitués à faire face, les échecs et les calamités ne les ont pas rebutés. Ils ont tracé l’esquisse d’un vaste empire, mais se sont malheureusement montrés plus soucieux d’en repousser les limites que de le peupler. Ces origines vont peser lourd dans l’histoire de la colonie et dans celle du Québec.


Heurs et malheurs de l’Acadie

Voyons maintenant rapidement ce qui s'est passé du côté de l'Acadie. On l'a vu, celle-ci naît en 1604 pour disparaître trois ans plus tard, à la suite d'un différend commercial. En 1610, quelques colons sont de retour. Mais, en 1613, Samuel Argall ( ?-1626), de Virginie, s'empare du territoire et en chasse la population. En 1621, le gouvernement anglais baptise le territoire Nouvelle-Ecosse et y fait venir des colons écossais. En 1631, Charles de la Tour (1593-1666), lieutenant-général de l'Acadie pour le roi de France, construit des forts au cap Sable et à Saint-Jean. L'année suivante, le Traité de Saint-Germain-en-Laye attribue le territoire à la France. Environ 300 colons français remplacent les Ecossais. La mort du gouverneur Razilly (1587-1635), cousin du cardinal de Richelieu, entraîne une guerre civile entre les deux prétendants à la succession : de La Tour et Charles de Menou d'Aulnay (1604-1650), cousin de Razilly. Port-Royal est alors la capitale de la colonie française. D'Aulnay, qui voit l'avenir de l'Acadie dans l'agriculture, favorise la venue de nouveaux colons.

Après sa mort, un nouveau conflit éclate entre la France et l'Angleterre. En 1654, l’Acadie est conquise par les Anglais. Mais le Traité de Bréda, en 1667, la restitue à la France. A partir de 1670, Port-Royal essaime, donnant naissance à deux villages : Beaubassin et Grand-Pré. En 1690, William Phips, conquiert une fois de plus le pays, qui retourne à la France lors de la paix de Ryswick, sept ans après. Par le Traité d'Utrecht, en 1713, l'Acadie est cédée définitivement à l'Angleterre et redevient la Nouvelle-Ecosse. Les Acadiens sont autorisés à gagner des territoires français ; la plupart restent sur place.

Port-royalEn 1720, les Français construisent la forteresse de Louisbourg, sur l'île Royale (ou du Cap-Breton). Une importante immigration gonfle la population et, lors de la Guerre de succession d'Autriche (1740-1748), qui déclenche en Amérique la Troisième Guerre intercoloniale (1744-1748), les Français tentent en vain de reconquérir l'Acadie. C'est au contraire les Anglais qui prennent Louisbourg, en 1745. A la fin du conflit, le Traité d'Aix-la-Chapelle (1748) attribue l'île Saint-Jean (ou Île-du-Prince-Édouard) et l'île Royale à la France, ce qui est perçu comme un affront par les Anglais. En 1749, ils répliquent en créant Halifax, avec l'apport de 2000 colons. La situation ne cesse de s'envenimer, Anglais et Français se disputant l'allégeance des Acadiens et construisant des forts en préparation d'une nouvelle guerre.

Le Grand Dérangement

En 1755, pour régler définitivement la question, le gouverneur de la Nouvelle Ecosse, Charles Lawrence (1709-1760), décide la déportation massive des Acadiens. On tient d'abord la mesure secrète, afin qu'ils ne s'enfuient pas avec leur bétail. L'opération est ensuite conduite avec une grande brutalité. On les entasse dans des bateaux envoyés vers le sud (Massachusetts, Connecticut, Maryland...), dans des Etats où ils sont mal accueillis voire refoulés et conduits à errer sans asile ou encore assignés à résidence comme des criminels, ou bien encore ils sont transférés en Angleterre, où on les traite en prisonniers de guerre. Ceux qui cherchent à s'échapper sont fusillés. Beaucoup gagnent des territoires voisins sous juridiction française, au risque d'être chassés à nouveau, par suite des aléas de l'histoire. Plusieurs milliers reviennent en France, notamment dans le Poitou. D'autres se rendent en Louisiane ou aux Antilles ; d'autres encore atterrissent aux Malouines, puis en Amérique du Sud. Beaucoup se réfugient au Nouveau Brunswick. Ceux dont la présence demeure tolérée en territoire britannique sont condamnés à vivre en parias, à l'écart, sur les terres les moins fertiles, en évitant tout regroupement jugé trop important par les autorités, sous peine de travaux forcés. D'après des historiens américains, ce nettoyage ethnique, qualifié de Grand Dérangement, entraîna la mort de 7500 à 9000 personnes sur les 12000 à 18000 habitants que comptait l'Acadie. Il traumatisa les autres habitants de la Nouvelle-France dont il marqua pour longtemps la conscience collective. La chute de Louisbourg, en 1758, sonne le glas définitif de la colonisation française sur le territoire actuel des Provinces Maritimes.

Revenons maintenant au bord du Saint-Laurent. Au début du règne de Louis XV, l'expansion de la Nouvelle-France se poursuit. Mais on parle de plus en plus de Canada et de moins en moins de Nouvelle-France. L'Acadie est perdue depuis 1713, mais les possessions françaises sont encore immenses. Seulement, il devient de plus en plus évident qu'elles  manquent d'assises solides du fait d'un peuplement insuffisant. Elles comptent encore moins de 20000 habitants alors qu'il y en a plus de 400000 en Nouvelle-Angleterre ! Les Français, bénéficiant d'un pays tempéré et d'une agriculture prospère, n'émigrent pas volontiers, à la différence d'autres peuples européens moins bien lotis. A partir de 1730, 648 personnes condamnées pour délits mineurs sont déportées en Nouvelle-France. Mais c’est insuffisant ; il est facile de prévoir que la colonisation française pourra difficilement s'imposer face à une colonisation anglaise beaucoup plus dense et que la question se règlera certainement, en dehors du vœu des populations locales, sur le théâtre des affrontements européens.

L’expansion de la Nouvelle-France vers l’ouest

Les explorations de la première période du règne sont l'œuvre de Pierre Gaultier de Varennes de La Vérendrye (1685-1749). Natif de Trois-Rivières, cet homme entreprenant est le fils d'un officier du régiment de Carignan-Salières. Elève du petit verendrye-rocheusesséminaire de Québec, il commence sa vie de soldat à 12 ans, comme cadet à l'académie navale. Au début des années 1700, il fait ses premières campagnes, notamment à Terre-Neuve contre les Anglais. En 1706, il est nommé enseigne en second. Il entre dans les troupes coloniales à 20 ans, puis sert en Europe pendant la Guerre de Succession d'Espagne ; blessé et fait prisonnier à Malplaquet, en 1709, il est promu au grade de lieutenant. De retour en Nouvelle-France, en 1712, il se livre à l'agriculture et à l'élevage, sans abandonner ses fonctions militaires. En 1715, il obtient la permission d'ouvrir un comptoir pour traiter avec les Indiens et commence à se détourner des travaux agricoles, en s'associant à un de ses frères qui commande un poste dans la région du lac Supérieur.

En 1729, fort des renseignements qu'il a obtenu des Indiens, il sollicite du gouverneur de la Nouvelle-France, Charles de Beauharnais de la Boische (1671-1749), une aide financière en vue de partir à la découverte de la mer de l'ouest, dont parlent les Indiens, le Pacifique. L'intendant, Gilles Hocquart (1694-1783), et le gouverneur appuient sa requête auprès du roi. L'autorisation de monter une expédition lui est accordée, mais sans aide financière. Il doit donc s'endetter pour financer le projet, mais il compte rembourser sa dette en construisant des forts de traite de fourrures le long du  chemin ; il obtient d'ailleurs le monopole de la traite des fourrures pour trois ans. En 1731, il est prêt à partir en compagnie de trois de ses fils et quelques autres personnes. L'expédition se dirige vers le lac Supérieur, puis le lac à la Pluie. Le fort Saint-Pierre est construit. En 1732, un poste secondaire s'élève sur la Rivière-Rouge. En 1734, alors que La Vérendrye revient à Montréal dédommager ses créanciers, d'autres membres de l'expédition marchent vers le lac Winnipeg où ils construisent le fort Maurepas. Malheureusement, alors que le chef de l'expédition revient vers l'ouest, un de ses fils ainsi qu'un Jésuite, le père Jean-Pierre Alneau de la Touche (1705-1736), et 19 compagnons sont tués par des Sioux sur le sentier de la guerre au lac des Bois. Les survivants continuent d'avancer vers l'ouest.

En 1738, ils érigent le fort La Reine sur la rivière Assiniboine et le fort Rouge à l'emplacement actuel de Winnipeg. Ils bifurquent ensuite vers le sud et pénètrent dans le territoire de l'actuel Dakota, au pays des Mandanes. Déçu de ne pas rencontrer de rivière coulant en direction de la mer de l'ouest, contrairement aux dires des Indiens, La Vérendrye revient à Montréal tandis que ses fils poursuivent vers la rivière Saskatchewan, les lacs Manitoba et Winnipeg. En 1741, de retour, il décide la construction des forts Dauphin, sur le lac Manitoba, et Bourbon, au nord du lac Winnipeg. Ces deux forts seront établis en 1742. En même temps, deux de ses fils s'enfoncent vers l'ouest, remontent le Missouri, puis la rivière Yellowstone et parviennent jusqu'aux Rocheuses, que leurs guides indiens refusent de franchir sous prétexte qu'ils se trouveraient alors en territoire ennemi. Tout le monde rentre à Montréal opportunément car les autorités françaises commencent à s'interroger sur les motivations réelles de La Vérendrye : la découverte de nouveaux territoires ou le commerce lucratif des fourrures ?

Cinq ans plus tard, peu de temps avant sa mort, Pierre Gaultier obtient du roi la Croix de Saint-Louis, suprême récompense, une seigneurie héréditaire et le grade de capitaine. Il a fait reculer les frontières de la Nouvelle-France jusqu'au Manitoba et, en transformant une partie des Grands Lacs en mers intérieures françaises, il a détourné vers le Saint-Laurent une bonne part du trafic des fourrures qui passait jusqu'alors par la Baie d'Hudson anglaise.

Pendant ce temps, que s’est-il passé dans la colonie ? En 1721, un violent incendie détruit une grande partie de Montréal. L'intendant Michel Bégon de la Picardière (1669-1747), natif de Blois, petit cousin par alliance de Colbert, intendant de Nouvelle-France depuis 1710, ordonne que les maisons soient reconstruites en pierre. La pierre étant plus coûteuse que le bois, cette ordonnance oblige les moins fortunés à quitter la ville ; des faubourgs commencent à se développer à l'extérieur de l’enceinte. En 1730, François Poulin de Francheville, seigneur de Saint-Maurice (1692-1733), crée les Forges Saint-Maurice. Mais l'expérience tourne court ; le fondateur de l'entreprise disparaît prématurément et l'Etat devient propriétaire de la Compagnie en 1743.

En 1734, un nouvel incendie détruit l'Hôtel-Dieu de Montréal et une quarantaine de résidences ; on accuse (probablement à tort) une esclave noire, Marie-Josèphe, dite Angélique ; condamnée à mort, elle est pendue en public puis brûlée. La colonie vit essentiellement de la traite des fourrures qui représente 70% de ses exportations. Elle est toujours considérée en France comme un moyen d'écouler les produits de la métropole pour engranger de l'argent : mercantilisme oblige. Cependant l'orage se prépare. Les colonies anglaises veulent en finir avec les possessions françaises. C'est d'ailleurs en partie parce qu'elles craignaient leur intervention dans le conflit qu'elles ont si impitoyablement dispersé les Acadiens. Au milieu du siècle, la colonie française compte 85000 habitants, la politique de peuplement a donc porté ses fruits, essentiellement d'ailleurs en raison d'une forte natalité, mais c'est insuffisant car la Nouvelle-Angleterre compte près de 1,5 millions d'habitants.

Le guet-apens de Washington

En 1747, Rolland-Michel Barrin (1693-1756), comte de La Galissonière, gouverneur intérimaire de la Nouvelle-France, milite ardemment pour la création d'une chaîne de postes reliant le Canada à la Louisiane, en suivant la vallée de l'Ohio, qui devient ainsi un lieu de friction privilégié entre Français et Anglais. En même temps, il s'efforce de maintenir sur leur territoire les Abénakis alliés de la France, de manière à assurer une zone tampon entre le Canada et l'Acadie. En 1754, George Washington (1732-1799), depuis peu promu lieutenant-colonel, recrute une petite armée et se dirige sur l'Ohio. Il surprend un parti français commandé par Joseph Coulon de Villiers, sieur de Jumonville (1718-1754), un officier militaire canadien français né à Verchères, simplement en reconnaissance. Les circonstances de l'engagement restent obscures ; on dit que les blessés et les prisonniers furent froidement achevés. Cet assassinat pèsera sur la mémoire du chef de l'indépendance américaine ; il explique en partie la froideur avec laquelle les Canadiens français accueilleront la révolution américaine. Le meurtre de Jumonville constitue le premier acte de la Guerre de Sept ans, que l'on appelle Guerre de la Conquête, en Amérique.

De la guerre de conquête à la chute de la Nouvelle-France

MontcalmEn 1756, Louis Joseph de Montcalm-Gozon, marquis de Montcalm (1712-1759), natif de Nîmes, arrive au Canada, ex-Nouvelle-France, avec trois mille hommes, pour commander les troupes françaises. Il accepte mal d'être subordonné au marquis Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnal (1698-1778), natif de Québec, fils d'un précédent gouverneur, gouverneur à son tour. Les premières campagnes de Montcalm contre les Britanniques sont couronnées de succès. Il accroît les défenses du fort édifié sur le lac Champlain. Il capture et détruit le fort Oswego, sur le lac Ontario. Il triomphe au fort William Henry en 1757. Il remporte encore une victoire inespérée au fort Carillon, en 1758. On le récompense en le nommant lieutenant général.

Québec, assiégée par l'Anglais Wolfe, résiste pendant près de trois mois, en 1759. Mais, le 13 septembre, sur les Plaines d'Abraham, Montcalm est mortellement blessé alors que son armée défaite bat en retraite : il mourra avant que les Anglais ne s'emparent du pays qu'il avait pour mission de défendre. Son adversaire, le général anglais, lui aussi touché mortellement, l'accompagne dans l'autre monde. Québec tombe. Les rescapés se réfugient à Montréal. En 1760, sous les ordres de Lévis, les Français lancent une contre-offensive. Ils remportent la victoire de Sainte-Foy. Les Anglais se retranchent derrière les remparts de Québec ; ils résistent jusqu'à l'arrivée de leur flotte qui contraint Lévis à lever le siège. Au cours des combats, Jean Vauquelin (1728-1772), un officier de marine né à Dieppe, se couvre de gloire avec sa frégate l'Atalante, échouée à la  Pointe-aux-Trembles ; il résiste jusqu'au bout à la flotte anglaise et son bateau n'est plus qu'une épave lorsqu'il est fait prisonnier, après avoir réussi à faire débarquer la plupart de ses hommes ; les Anglais, fortement impressionnés, le laissent rentrer en France.

Trois colonnes de troupes anglaises convergent vers Montréal, dernier bastion de la résistance française, l'une en provenance de Québec, l'autre depuis le lac Champlain et la troisième par le cours supérieur du Saint-Laurent. Toute résistance est vouée à l'échec. En effet, la flottille chargée de vivres et de renforts venant de France, sous les ordres de François Chenard de La Giraudais (1727-1776), après avoir essuyé bien des épreuves au cours de la traversée, a été contrainte de se réfugier dans la Baie des Chaleurs, puis dans la rivière Ristigouche où, après plusieurs jours de furieux combats contre la marine anglaise, elle s'est sabordée, le 8 juillet. Le 1er septembre, le fort Chambly, construit en bois en 1665,  contre les Iroquois, et rebâti en pierre en 1709, contre les Anglais, tombe aux mains de ces derniers. Vaudreuil, dernier gouverneur du Canada français, capitule le 8 septembre 1760, tandis que Lévis brûle ses drapeaux. Les Amérindiens alliés des Français ont capitulé quelques jours plus tôt au fort La Présentation. Douze jours plus tard, la reddition de Trois-Rivières met un point final à la grandiose aventure coloniale française en Amérique.

Vaudreuil sera d'abord traduit en justice, puis acquitté. Qui est donc responsable de la perte des possessions françaises ? Certains auteurs désignent Montcalm qui n'aurait pas su les défendre efficacement. D'autres incriminent la mauvaise conduite des derniers intendants, comme François Bigot (1703-1778), natif de Bordeaux, qui trafiquait des fourrures et des armes entreposées dans l'immeuble joliment baptisé  La Friponne , pour s'enrichir au détriment du fisc, et qui fut embastillé après son rappel en France ! Mais c'est plus vraisemblablement le déséquilibre démographique déjà signalé, le désintérêt de l'opinion publique française pour ces « arpents de neige » et surtout la défaite de nos armes en Europe qui expliquent le désastre. Le Traité de Paris, qui met fin à la Guerre de Sept ans, en 1763, attribue la Nouvelle-France à l'Angleterre ; seules les îles Saint-Pierre et Miquelon restent françaises ; la Louisiane, opportunément espagnole depuis 1762, échappe aux convoitises anglaises ; elle redeviendra française en 1800, mais Napoléon la vendra aux États-Unis en 1803, conscient de son incapacité à la défendre ; l'aventure américaine de la France aura alors pris fin.

Lire la suite : Le régime britannique

A propos de l'auteur

Poète, Passionné d'histoire et grand voyageur, Jean Dif a rédigé des ouvrages historiques et des récits de voyage.(voir son site).

Bibliographie

Histoire de l'Amérique française de Gilles Havard. Champs Histoire, 2008.

- Québec : Capitale de la Nouvelle-France 1608-1760 de Raymonde Litalien. Belles lettres 2008.

- Histoire Populaire du Quebec T 01 des Origines a 1791 deJacques Lacoursière

Pour aller plus loin

Ressources du ministère de la culture sur la Nouvelle France.

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