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Henri IV et les femmes

couverture_henriIVConnaissez-vous la mère d’Henri IV ? Sa sœur, ses épouses ? Le nombre d’enfants légitimes ou naturels ? Ses conquêtes amoureuses des plus ordinaires aux plus ébouriffantes? …La légende du Vert-Galant ! On croit tout connaître mais on sait si peu de choses. Les femmes dans la vie d’Henri IV : leurs petites histoires racontées dans un livre de Maylène Vincent pour mieux comprendre la grande Histoire de France.

Le "vert galant" et ses femmes

Enfin le livre qui dévoile tout, à travers huit portraits de femmes toutes plus importantes les unes que les autres qui l’ont guidé, inspiré, influencé, dominé, régenté, trahi, entre amour, haine et violence : sa mère Jeanne très influente et désireuse pour son fils de la plus haute marche du pouvoir ; sa sœur Catherine maltraitée et humiliée ; Margot l’épouse infidèle qui lève une armée contre son mari; Corisande, son premier amour transformée en conseillère politique ; Gabrielle et l’amour-passion ; Henriette la comploteuse qui manigancera un assassinat ; Marie, l’italienne querelleuse, Charlotte, l’impossible passion, prisonnière à l’étranger pour qui il va déclarer la guerre ; et bien d’autres… L’une d’entre elles a-t-elle armé le bras de Ravaillac?

Toutes ses femmes se croisent, se mêlent et leurs petites histoires vont permettre de mieux comprendre la grande histoire de France. Un ouvrage pédagogique, écrit de façon journalistique, pour vivre au plus près des personnages et des expressions d’époque. Ce « livre-réalité » afin de s’immerger dans l’intimité du bon roi gaillard et paillard.

L'auteur

Née à Pau, dans la ville du bon roi Henri, professeur d’histoire et journaliste, Marylène Vincent, curieuse infatigable, a réussi, après deux années de recherche dans les archives de France et de Navarre, à relater de façon simple et non moins originale l’incroyable et complexe histoire d’Henri IV.

Interview de l'auteur paru dans le journal Sud-ouest

Sud Ouest. Qu'est-ce qui vous a poussée à écrire un livre sur Henri IV et les femmes ?

Marylène Vincent. Je suis née dans la ville du bon roi Henri et, comme tous les petits Palois, j'ai baigné dans la légende. Je souhaitais donc écrire quelque chose autour d'Henri IV. Un livre simple, accessible, ludique car j'ai trop souvent lu des livres d'histoire ennuyeux, écrits pour des puristes. Les femmes d'Henri IV se sont rapidement imposées à moi. Je me suis en effet aperçue qu'on les connaissait mal, qu'on les confondait, alors qu'elles ont joué un rôle majeur dans la vie du roi. J'ai également souhaité ne pas me limiter aux épouses ou aux maîtresses. C'est pourquoi j'évoque la mère d'Henri IV, Jeanne d'Albret, ou encore sa soeur.

In fine, les femmes l'ont-elles vraiment aimé ?

Certaines, oui. Diane d'Andoins par exemple, le premier grand amour d'Henri. Appelée « la grande Corisande » par Montaigne, elle a aimé Henri, puissamment, sincèrement, pour l'homme qu'il était. Elle va d'ailleurs lui donner une partie de son argent, car elle était très riche, son énergie, et même son fils pour aller se battre à ses côtés. Elle était aussi une vraie conseillère. Elle disait à Henri : « Parlez-moi, vous vous en porterez que mieux ». C'est elle qui lui conseille par exemple de porter l'écharpe blanche, signe de rassemblement, à la bataille de Coutras. Il va d'ailleurs lui dédier cette victoire.

Mais beaucoup de ses maîtresses étaient intéressées et cherchaient à tirer le maximum de bénéfices de leurs liaisons avec le roi...

C'est exact. Prenez Gabrielle d'Estrées par exemple, celle que l'on surnommait « la presque reine », elle ne pensera qu'à une chose : son ascension sociale et celle de ses enfants. Elle était terriblement intéressée. Globalement, Henri IV a dépensé énormément d'argent pour les femmes. Il leur offrait argent, terres, châteaux...

Une passion dispendieuse et parfois irraisonnée qui était très mal vue à l'époque...

C'était très mal vu de tout le monde, du peuple, des grands du royaume, des conseillers et proches du roi. Sully en tête. Ses conseillers craignaient surtout les conséquences politiques de ses amours irraisonnés. Henri IV était esclave de la passion amoureuse. L'amour et les femmes étaient son talon d'Achille. Il était fou de Gabrielle d'Estrées, le grand amour de sa vie. Il cédait ainsi à tous ses caprices. Pour sa dernière passion, la jeune Charlotte de Montmorency, il était prêt à déclencher une guerre afin de la récupérer à Bruxelles. Même si l'on sait qu'il y avait aussi d'autres raisons à ce projet de guerre. Il était vraiment capable de tout, quitte à se mettre en grand danger, à en tomber malade, à mettre en péril le royaume. Et plus il vieillit, plus il aime les jeunes tendrons, et plus il perd la raison. Du temps de son vivant, ce côté débauche et luxure était critiqué. C'est après sa mort que sa passion pour les femmes l'a rendu sympathique, plus humain, et plus proche des gens.

Ces frasques ont commencé à amuser, avant d'être magnifiées. C'est un peu comme les frasques amoureuses des hommes politiques aujourd'hui. Elles amusent plus qu'elles n'exaspèrent. En tout cas en France.

En amour, c'était un romantique, un galant ou bien un goujat ?

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Un peu tout cela à la fois. Goujat, il pouvait l'être. Il faut voir comment il a maltraité sa soeur par exemple. Cela ne le gênait pas de manipuler, voire d'humilier les femmes lorsqu'il ne les aimait plus. Mais il pouvait aussi se montrer très romantique. Il a écrit de magnifiques lettres d'amour, notamment avant les batailles. Car Henri IV écrivait très bien.

Était-il un bon amant ?

Henri IV, un excellent amant, cela fait un peu partie de la légende. Henriette d'Entragues, qui ne l'aimait pas, qui était une méchante, une mauvaise langue, disait qu'il « puait comme une charogne ». Sur sa virilité, elle l'appelait « le capitaine bon vouloir ». Mais, bon, les pannes sexuelles cela peut arriver à tous les hommes... Il faut aussi savoir que plusieurs de ses maîtresses l'ont trompé, on disait « encorner » à l'époque. C'était un peu l'arroseur arrosé. Et pourtant, il était très jaloux.

Que pensait sa mère de cette vie amoureuse pour le moins mouvementée ?

Jeanne d'Albret, cette femme austère, mère à la fois chérie et redoutée, le mettait en garde contre cette frivolité, tout en faisant mine de ne rien voir. De toute façon, en matière de coeur et d'amour, Henri a toujours suivi ses instincts.

Henri IV et les femmes, par Marylène Vincent, Editions sud ouest, janvier 2010.


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