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La Guerre d'Indochine (1946-1954)

lgion indo

Des conflits ayant impliqué la France depuis 1945, la guerre d’Indochine reste certainement la moins bien connue. Débutée dans le délicat contexte de la reconstruction, elle fut souvent reléguée au second plan des préoccupations des français, avant de céder la place à un conflit autrement plus mobilisateur : la guerre d’Algérie. Pourtant « l’ Indo » (pour reprendre l’expression consacrée de ses vétérans français), cette guerre coloniale de huit ans, représente à bien des égards  un épisode historique de grande importance. Premier feu de l’incendie de la décolonisation, il annonce aussi les enjeux de la Guerre Froide dont l’un des épisodes les plus marquants se jouera au même endroit une dizaine d’années plus tard.

 

 

Aux origines de la guerre d’Indochine

Ce que l’on appelle à partir de 1905, l’Indochine représente un ensemble disparate de possessions et de protectorats français qui englobent les états actuels du Vietnam, du Cambodge et du Laos, conquis entre 1858 et 1896 (voire 1907). Si la partie méridionale du Vietnam actuel, nommée alors Cochinchine (région du delta du Mékong) est une colonie, l’Annam (Vietnam du centre, avec à sa tête les empereurs de la lignée des Nguyễn), le Tonkin (Vietnam du nord), le Cambodge et le Laos sont des protectorats (au même titre que le Maroc ou la Tunisie).

indochine franaise

Ce découpage fruit de diverses opérations militaires, répond avant tout à des impératifs administratifs et constitue évidemment un sujet de mécontentement pour les populations locales. C’est encore plus vrai dans ce qui va devenir le Vietnam, pays héritier d’une longue tradition de résistance à la domination étrangère (autrefois chinoise) dont les milieux patriotes vivent très mal la division en plusieurs entités.

Ce sentiment d’aliénation est encore renforcé par la volonté des française de faire de l’Indochine une colonie d’exploitation sur le plan économique. Paris y prélève des taxes et des impôts importants et se réserve le monopole des commerces stratégiques de l’opium, de l’alcool, du sel et du riz. Les ressources naturelles de la région sont exploitées de manière intensive (ce qui se traduit d’ailleurs par de forts investissements), notamment le caoutchouc produit à partir des plantations d’hévéas où les conditions de travail des paysans vietnamiens sont réputées très dures. A cela s’ajoute enfin le fort prosélytisme de missionnaires chrétiens, qui malgré de nombreuses conversions, suscite la colère de nombreux Indochinois.

Ces facteurs expliquent que dès le 19 siècle des résistances diverses à la présence française en Indochine se développent. Avec le développement économique et l’apparition d’une bourgeoisie et d’un prolétariat (pour reprendre un vocabulaire marxiste) locaux à partir des années 1920, les mouvements  patriotes indochinois se modernisent et se renforcent. Il faut d’ailleurs y inclure les communistes, avec leur tête Nguyên Aï Quoc dit Ho Chi Minh, qui comme leurs camarades chinois, se réclament de sentiments patriotiques sans renier leur engagement Marxiste-léniniste.

ho chi minh

Le rôle déterminant de la Seconde Guerre Mondiale

Si dans les années 30 les révoltes populaires sont encore contenues par les Français, la Seconde Guerre Mondiale va donner aux divers groupes nationalistes indochinois l’occasion  de s’affirmer de manière irrémédiable. A partir de l’été 1940, les Japonais par le chantage armé et les pressions diplomatiques soumettent peu à peu les autorités coloniales françaises (par ailleurs fidèles à l’Etat Français de Pétain). La position des quelques 34 000 français d’Indochine est alors grandement affaiblie par la perte de prestige qui en résulte. Se développe une résistance armée antijaponaise et antifrançaise, dont le Viet-Minh (ligue politique rassemblant communistes et nationalistes vietnamiens) d’Ho Chi Minh constitue la frange la plus active. L’incurie des autorités coloniales françaises face à la dégradation de la situation, trouve son expression la plus dramatique dans son incapacité à faire face à la terrible famine de 1944-1945.

En mars 1945, les Japonais décident de s’emparer directement de l’Indochine et balaient brutalement les garnisons françaises. Ce faisant ils détruisent ce qu’il restait d’influence aux français et jouent par la suite la carte des nationalismes locaux en promouvant l’établissent de régimes autochtones amis. Ce sera notamment le cas en Annam avec l’empereur Bao Dai. S’ajoute à cela les plans des alliés, qui entendent reprendre l’Indochine aux Japonais et la partager en deux zones d’influence : britannique au sud, chinoise (nationalistes) au nord.

De tels plans seront conjurés de justesse par le GPRF du général de Gaulle, avec l’envoi dès l’automne 1945 d’un Corps Expéditionnaire Français d’Extrême Orient (CEFEO) aux ordres du général Leclerc et constitué pour partie d’anciens de la fameuse 2e DB et de légionnaires. La situation qu’ils y trouvent en débarquant à Saigon est particulièrement chaotique. Leclerc qui a été chargé de rétablir l’autorité de la France sur l’Indochine, doit composer avec les Britanniques et les Chinois mais surtout avec le Viet-Minh. En effet ce dernier a déclenché le 13 août une insurrection générale contre Bao Dai (qui a été contraint à l’abdication, tout en étant associé au niveau régime comme « conseiller spécial ») et a proclamé à Hanoi une République démocratique du Vietnam (RDVN).

leclerc

1945-1946 : Les occasions perdues

Lelcerc qui partage son autorité avec l’amiral Thierry d’Argenlieu (Haut Commissaire pour l’Indochine et donc à la tête du volet civil de l’opération) parvient à obtenir des chinois et des britanniques leur retrait progressif. Néanmoins ces derniers insistent lourdement sur la nécessité de négocier avec les nationalistes locaux, qu’ils aident parfois matériellement.

Le général de Gaulle a d’emblée compris qu’il ne serait possible de rétablir l’Indochine française dans sa forme d’avant guerre et a donc laissé à Leclerc une marge de manœuvre suffisante pour négocier un compromis avec le Viet-Minh. Il s’agit d’établir une fédération Indochinoise qui intègre le concept d’un Vietnam unifié. Après des négociations serrées  est signée le 6 mars 1946 une convention qui reconnait le Vietnam comme « un Etat libre avec son gouvernement, son Parlement et ses finances, faisant partie de la Fédération Indochinoise et de l’Union Française ». L’Unification de l’ensemble Vietnamien (Annam, Cochinchine, Tonkin) est soumise à référendum et a pour contrepartie l’installation de troupes françaises à Hanoï.

Il faut dire qu’entre 1945 et 1946, les effectifs du CEFEO gonflent et que Leclerc a procédé énergiquement au rétablissement d’une présence militaire française sur une bonne partie de l’Indochine…sauf au nord du Vietnam (Tonkin) bien entendu. A l’été 1946 la situation qui aurait pu inspirer un certain optimisme va soudain se tendre. A Paris et à Saigon les groupes de pressions colonialistes ont repris leur influence passée et pèsent de tout leur poids sur le processus décisionnel. L’amiral Thierry d’Argenlieu, qui contrairement à Leclerc (avec qui il ne s’entend guère) ne fait pas confiance à Ho Chi Minh, décide de faire proclamer le 1er juin une république de Cochinchine, ce en complète contradiction avec les accords du 6 mars qu’il a personnellement désapprouvé.  Ho Chi Minh qui est alors en France, constate avec le départ de Leclerc pour l’Afrique du Nord (juillet 1946) et l’échec de la Conférence de Fontainebleau (juillet-août 1946) qu’un accord avec Paris s’éloigne de plus en plus.

Pressé par les « durs » de son propre mouvement, le leader communiste vietnamien va présider à la dégradation de la situation. Le mois de novembre voit éclater une crise gravissime dans le port d’Haiphong (à 100km d’Hanoi).  Après l’installation d’un bureau douanier français et des échauffourées entre militaires vietnamiens et français, la ville se couvre de barricades. Le commandant français de la place : le colonel Dèbes, réagit avec la plus grande fermeté et face à la résistance armée du Viet Minh fait donner l’artillerie navale sur le port. Ce 23 novembre, ce sont plusieurs milliers de civils vietnamiens (6000 ?) qui vont périr. La guerre d’Indochine vient de débuter.

La guérilla Vietnamienne

Le bombardement d’Haiphong provoque la rupture totale et définitive entre les français et Ho Chi Minh. Celui-ci appelle alors le peuple vietnamien à la résistance et à la guerre contre les français : « Que celui qui a un fusil se serve de son fusil, que celui qui a une épée se serve de son épée… Que chacun combatte le colonialisme ». Cette guerre de partisans, organisée politiquement par le Viet Minh, va se faire dans le cadre d’une armée populaire vietnamienne fortement marquée par la personnalité de son créateur et plus célèbre dirigeant : le général Giap.

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Ce professeur d’histoire et communiste vietnamien historique, n’a rien d’un officier de carrière, mais fait montre de grandes qualités militaires. Organisateur hors pair, réputé intransigeant, très au fait de la psychologie des combattants, il met en place des structures dédiées à la conduite d’une guérilla sans merci.  Il sait admirablement tirer parti du soutien de la population vietnamienne (parfois obtenu par la force), face à un CEFEO (et ses alliés locaux) certes composé de troupes d’élite mais disposant de trop peu d’effectifs pour réagir rapidement en tous lieux.

Giap mise sur la mobilité des troupes et la fluidité des opérations, imposant de lourdes pertes aux troupes françaises en se prenant systématiquement à sa logistique. Bien vite il apparait à Paris que le CEFEO n’est en en mesure de contrôler que certaines villes et axes routiers, le reste du pays et notamment les campagnes lui échappant la plupart du temps.

Néanmoins la situation de l’armée populaire du Vietnam n’en reste pas moins difficile. Ses combattants et officiers bien que formés de manière efficace et originale, ne disposent que d’un armement très léger et d’approvisionnements erratiques. Surtout, sur le plan international, Ho Chi Minh ne jouit encore que de très peu de soutiens. Les USA de Truman bien que peu favorables au colonialisme français ne montrent pas encore beaucoup d’intérêt pour la région. Moscou se focalise sur d’autres zones géographiques (de Berlin à l’Iran) et quant aux communistes chinois ils sont encore empêtrés dans leur affrontement avec les nationalistes de Chang Kai Check.

Le tournant de 1949 et l’Internationalisation du conflit

Après près de 3 ans de conflit, la guerre d’Indochine commence à devenir nettement impopulaire dans une métropole qui souffre encore des privations consécutives à la guerre mondiale. Avant de reprendre l’initiative et en vue de forcer Ho Chi Minh à un compromis, les français décident de mettre en avant l’ex empereur Bao Dai qui avait été exilé à Hong Kong. Ils le placent à la tête d’un Etat du Vietnam, nominalement indépendant, regroupant Cochinchine et Annam (le Tonkin restant sous le contrôle d’Ho Chi Minh et de sa RDVN. Cet état est même doté d’une armée (armée nationale vietnamienne), qui comme les armées du Laos et du Cambodge, participe à la guerre contre les forces de Giap.

Cette tentative de « vietnamiser » (pour reprendre une expression qu’emploieront plus tard les américains) le conflit se révèle un échec relatif. L’Etat dirigé par Bao Dai est miné par le factionnalisme et la corruption, et l’armée entend y jouer un rôle de plus en plus important qui augure mal de l’avenir. Face à cela l’armée populaire vietnamienne se renforce de nouvelles recrues et se paie même le luxe de défaire le CEFEO dans affrontements frontaux (comme la bataille de la Route Coloniale n°4 en octobre 1950).

Il faut dire que l’année 1949 a vu Ho Chi Minh s’extraire de son isolement international. Avec la victoire des communistes de Mao en Chine et l’intensification de la guerre froide, le leader d’Hanoï peut compter sur le soutien du bloc socialiste. Ses troupes sont désormais rééquipées avec du matériel moderne et voient leur situation logistique s’améliorer grandement. Giap qui dispose de bases arrières sures, est donc en mesure d’envisager des opérations de plus en plus ambitieuses.

Le général de Lattre de Tassigny (surnommé le « roi Jean », commandant de la 1ére armée française Rhin et Danube en 1944-45) arrivé sur le théâtre Indochinois en 1950 met toute son énergie pour rétablir la situation à l’avantage de Paris. Il parviendra notammentà obtenir une aide croissante de la part des Etats-Unis (qui n’en négligent pas moins de se trouver des alliés locaux dans l’optique d’un éventuel départ des français), qui se traduit par une augmentation drastique des moyens aériens. Cela lui permet de mèner une contre offensive énergique et initialement couronnée de succès (notamment dans le delta du fleuve rouge).Cependant miné par la maladie (un cancer) et le chagrin (son fils est tué en opération en mai 51 au Tonkin) il laisse son commandement en décembre 1951.

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De Dien Bien Phu à Genève

Les opérations menées par De Lattre, furent les dernières offensives françaises significatives et couronnées de succès de la guerre. Les dirigeants de la IVe République connaissent le prix à payer pour de nouveaux succés et l'estime exorbitant. En métropole, cette guerre coloniale est largement condamnée par la gauche qui dénonce la corruption du sytème colonial. Acculé à la défensive, le CEFEO cherche à maintenir ses positions au sud et le long de la ligne « De Lattre ». Quant à Giap et Ho Chi Minh, ils mènent les opérations qui devront amener la France à la table des négociations. Au cours de l’année 1952, l’armée populaire vietnamienne, peu économe de ses hommes, lance des offensives couteuses mais efficaces contre les français et pénètrent jusqu’au Laos.

En novembre 1953 le nouveau commandant du CEFEO, le général Navarre décide d’attirer l’armée de Giap dans un piège en créant un point de fixation sur laquelle elle viendra se briser, en raison de la supériorité matérielle française (garantie par l’aide US). Il s’agit de l’opération Castor qui voit deux bataillons de parachutistes s’emparer de Dien Bien Phu (dans le haut Tonkin). Cette cuvette est l’un des seuls endroits à pouvoir accueillir un terrain d’aviation dans la région et stratégiquement situé à proximité des frontières laotiennes et chinoises.

Au cours des quatre mois suivants, un important déploiement de matériel (acheminé par air) permet de transformer Dien Bien Phu en un camp retranché, a priori imprenable. Au début de mars la garnison française s’y monte à plus de 14 000 hommes, parachutistes et paras coloniaux, légionnaires, tirailleurs algériens et marocains, pelotons de cavalerie blindée, artillerie…le meilleur de l’armée française commandé par des officiers prestigieux (dont un certain commandant Bigeard…).

Giap bien qu’impressionné par ce déploiement de force, relève le défi qui semblerait à priori insurmontable en raison de la puissance de feu française. C’était sans compter sur l’ingéniosité des logisticiens vietnamiens (et l’aide matérielle chinoise). Bravant les obstacles de la jungle, ils parviennent à installer sur les hauteurs surplombant la cuvette de Dien Bien Phu, un important dispositif d’artillerie (Division lourde 351, comprenant des canons de 105 et des lances roquettes multiples russes Katiousha).

Le 13 mars 1954 se sont 4 divisions vietnamiennes (l’ensemble du dispositif de Giap se monte à 80 000 hommes) qui se lancent à l’assaut de Dien Bien Phu. Les légionnaires de la 13e DBLE qui tiennent le point d’appui « Béatrice » sont écrasés sous un pilonnage que l’Etat Major Français n’avait pas su prévoir. Malgré une résistance héroïque, les légionnaires sont finalement anéantis…le sort que vont bientôt subir leurs frères d’armes du reste du camp retranché.

La stratégie du général Navarre, s’est retournée contre lui, Dien Bien Phu de point de fixation contre Giap va devenir le tombeau des meilleurs éléments du CEFEO. La cuvette déjà isolée sur le plan terrestre sera finalement coupée de ses bases logistiques lorsque les Vietnamiens parviennent à interdire toute utilisation des pistes d'aviation. Malgré le parachutage de renforts et de matériel, la bataille est sans issue pour les français, elle va pourtant va durer jusqu’au 7 mai. Une fois de plus les Vietnamiens vont payer très cher leur succès (25 000 morts ? ), mais il est total. Au soir du 7 mai, ils ont fait 11 000 prisonniers (70% décédèront en captivité dans des conditions effroyables) et tués 2000 soldats français.

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Parallèlement à Dien Bien Phu, le début de 1954 voit les négociations entre le Viet Minh et la IVe République entrer dans leur phase ultime. Avec la capitulation du camp retranché, Ho Chi Minh se sait en position de force. Le nouveau président du Conseil français : Pierre Mendès France (qui est préoccupé par la situation en Algérie) s’engage à régler la question Indochinoise au plus vite.

Celle -ci trouve sa résolution (bien provisoire il est vrai) par les accords de Genève du 20 et 21 juillet 1954. Ils entérinent les indépendances du Laos, du Cambodge et le partage (temporaire) du Vietnam en deux entités : au nord la République Démocratique d’Ho Chi Minh au sud l’Etat de Bao Dai. Comme en 1946, un vote populaire, sous forme d’élections générales, est prévu (en 1956) pour résoudre définitivement le problème de la division du Vietnam. Parallèlement les troupes françaises entament leur retrait, cédant la place à des conseillers américains de plus en plus nombreux…

La fin d’une époque

Avec la défaite de Dien Bien Phu, s’amorce dans ce qu’il reste d’empire colonial  à la France, un mouvement de fond irrépressible qui est celui de la dernière phase de la décolonisation. Si ce processus trouvera une issue pacifique en Afrique noire  au Maroc et en Tunisie, il se traduira cependant par un bain de sang en Algérie, eu égard au statut particulier de ce territoire.

Pour l’Asie du Sud Est, la défaite française en Indochine aura des conséquences profondes. L’influence du régime communiste nord-vietnamien et la reprise de son affrontement avec le sud en 1959, poussera Washington à s’impliquer d’avantage dans la région de peur du fameux « effet domino ». En résultera la très brutale guerre du Vietnam qui affectera aussi le Laos et le Cambodge constituant l’un des épisodes les plus « chauds » de la Guerre Froide. Comme l’armée françaises, les forces américaines trouveront leur mesure dans leur adversaire Vietnamien, mené par un Giap toujours aussi déterminé et peu regardant sur les pertes…

Bibliographie

- Michel Bodin, Dictionnaire de la Guerre d'Indochine 1945-1954, Paris, Economica, Hautes Études Militaires, ISC, 2004.
- Jacques Valette, La guerre d'Indochine, 1945-1954, Armand Colin, 1994
- Marcel Bigeard, Ma guerre d'Indochine, Hachette, 1994.
- Georges Fleury, La Guerre en Indochine, Perrin, 2003

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