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Entre le XIVe et le XVIIe, une grande vague d'obscurantisme traverse la Chrétienté. Les victimes en sont des hommes et surtout des femmes que l'on conduit au bûcher pour sorcellerie. Le mensuel L'Histoire nous propose ce mois un dossier consacré à cette "chasse aux sorcières" qui fit au moins 60.000 victimes.

 

LH456 InquisitionSorcieres Couverture smallEn cet automne du Moyen Age où les fléaux s’abattent sur les populations vulnérables, les jeteurs de sorts (après les albigeois, les lépreux ou les Juifs) sont « le nouveau bouc émissaire de la Chrétienté » (Martine Ostorero). Dans le pays de Vaud, les hommes représentent la majorité des condamnés. Les choses changent à l’aube des Temps modernes. En 1486, Le Marteau des sorcières, manuel d’inquisition écrit par deux dominicains allemands et appelé à une belle fortune, cible les femmes, « insatiables » et de « peu de foi ».

Dès lors, ça ne cessera plus. Lorsque la « grande chasse » s’ouvre en Europe de 1580 à 1640 (Michel Porret), les femmes représentent 7 sur 10 des victimes brûlées sur des bûchers, accusées des crimes les plus invraisemblables que - sous la torture - elles ont plus ou moins fini par avouer, et dont le principal est évidemment d’avoir forniqué avec le diable, grand bouc au sperme glacial et stérile qu’elles ont rejoint sur des balais volants.

L'inquisition contre les sorcières. Magazine L'Histoire, février 2019. En kiosque et sur abonnement.