1gm_attaqueOcculté par les noms des grandes batailles telles que Verdun, la Champagne ou encore l’Artois, le Vieil-Armand ou Hartmannswillerkopf demeure largement méconnu, bien que l’intensité des combats qui s’y déroulèrent en font l’un des champs de bataille les plus meurtriers de la guerre, compte tenu de la petitesse du terrain. L’aspirant Martin, soldat ayant servi au Hartmannswillerkopf, écrivit notamment dans un témoignage : « Je n’ai jamais vu pareil charnier et durant les années suivantes je ne verrai pas, même à Verdun, pareil entassement de cadavres en un terrain aussi chaotique sur un si petit espace ».


14 -18 : Le Hartmannswillerkopf, le mangeur d'hommes

plage_Gallipoli25 Avril 1915, la Péninsule de Gallipoli, point stratégique entre la Mer Egée et le détroit des Dardanelles, est prise d’assaut par la Force Expéditionnaire de Méditerranée (MEF: Mediterranean Expeditionary Force). Comprenant des unités britanniques, australiennes, néo-zélandaises et françaises, la MEF est placée sous le commandement de généraux britanniques. Son débarquement à Gallipoli est en réalité la deuxième phase d’une opération combinée, qui a commencé dés le 19 février 1915.


Les alliés débarquent à Gallipoli (25 avril 1915)

chemindesdamesLe 16 avril 1917 la vallée de l’Aisne voit se jouer le début de la plus grande offensive française depuis 1914. Le général Nivelle commandant en chef des armées françaises a choisi de faire porter son effort sur un plateau calcaire du nom de Chemin des Dames. Ce sont deux armées françaises (Vème et VIème, soit près de 30 divisions et 200 chars) qui s’ébranlent en ce jour, avec en tête ces quelques mots du généralissime : l'heure est venue, confiance, courage et Vive la France !


Le Chemin des Dames (16 avril 1917)

Brest-LitovskTreatyA cause de la guerre civile qui oppose les bolchéviques aux "russes blancs", un traité de paix est signé le 3 mars 1918 entre le gouvernement de Russie et les Empires centraux (Allemagne, Autriche-Hongrie et Turquie) à Brest-Litovsk. Convaincu alors de la nécessité de la paix immédiate pour donner un avenir à la révolution d'Octobre, Lénine signa un cessez-le-feu dès novembre 1917 et engagea des négociations de paix avec l'Allemagne. Un répit pour les bolchéviques acquit au prix d'humiliantes concessions territoriales.


Le traité de paix de Brest-Litvosk (3 mars 1918)

verdun

Le 21 février 1916, dans le secteur du Bois des Caures, les 56e et 59e bataillons de chasseurs à pieds du lieutenant colonel Driant sont assaillis par des forces trés supérieures (4 régiments de la 21éme DI allemande)...la bataille de Verdun vient de commencer. Deux millions d'obus vont s'abattre sur les positions françaises de la région en à peine deux jours. Cette bataille d'attrition, conçue par le général von Falkenhayn, doit saigner à blanc l'armée française et provoquer la démoralisation du pays.


Début de la bataille de verdun (21 février 1916)

chars1ereGMFin de notre série sur les blindés de la première guerre mondiale. L’Entente aura ainsi produit plus de 6000 chars durant la Grande Guerre. Des chars que l'on allait bientôt baptiser « les chars de la victoire ». Des chars qu’une poignée d’officiers allemands zélés, dont un certain Guderian, allaient étudier après la guerre en vue de venger la défaite de 1918.


Les blindés dans la grande Guerre (5/5)
Mark_IV_tank_at_WaillySuite de notre série sur les blindés de la première guerre mondiale. Malgré des débuts incertains sur la Somme, les britaniques engagent en 1917 leurs chars de type Mark. A la suite de la bataille de Cambrai, une évidence s’impose à tous les Etats-major : engager des chars de manière massive était le moyen le plus efficace de percer les lignes ennemies en déplorant un minimum de pertes humaines, même face à des tranchées très bien défendues.

Les blindés dans la grande Guerre (4/5)

27tankConvaincus de l'utilité de ces chars, les britanniques sont les premiers à les engager sur le front en 1916. Afin de garder secrète la présence de ces chars en France, les Britanniques les dénomment « tanks », plutôt que l’appellation officielle de « landships ». Ils laissent ainsi croire que les plaques de blindage sont destinées à des réservoirs de pétrole. Le Tank Museum de Londres rapporte par ailleurs le témoignage du Secrétaire de l’Amirauté du Landhips Committee Albert Stern, qui précise que d’autres termes comme « water tank » ou « cistern » avaient été étudiés.


Les blindés dans la grande Guerre (3/5)

Schneider_CA1_M16_tank

Si en 1914, de nombreux prototypes de véhicules blindés tout terrain avaient déjà étaient imaginés, c’est bien du fait de la Grande Guerre que s’accélère leur développement, le Colonel de l’Armée française Jean-Baptiste Eugène Estienne ayant affirmé dès le 23 août 1914 que « la victoire appartiendra[it] dans cette guerre à celui des deux belligérants qui parviendra le premier à placer un canon de 75 sur un véhicule capable de se mouvoir en tout terrain ».


Les blindés dans la grande Guerre (2/5)

Char_St_ChamondLe 15 septembre 1916, l’Etat-major britannique engage pour la première fois de l’Histoire 49 « tanks » dans le cadre de la bataille de la Somme. Ces « engins blindés à chenille » devaient bientôt devenir des chars capables de franchir les cours d’eau et les massifs forestiers. Des chars capables de mettre un terme à la guerre de position. Des chars à même de décider de l’issue de deux guerres mondiales, révolutionnant par là même l’art de la guerre. Prenant notamment appui sur la genèse de leur conception, cette étude se propose ainsi d’analyser le rôle des engins blindés durant le premier conflit mondial.


Les blindés dans la Grande Guerre (1/5)