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Tycho Brahe. Line engraving after T. Gemperlin 1586. Wellcome V0000744Tycho Brahé (Tyge Ottesen Brahe), né en 1546 en Scanie, ancienne province du Danemark, et mort en 1601, est mondialement connu pour ses travaux en astronomie. Il a entre autres réfuté le système héliocentrique de Copernic au profit d'un système géohéliocentrique (comme celui d'Héraclide), travaillé sur les supernovae et dressé des cartes des astres. Sa démarche, novatrice pour l'époque, inspira notamment l'un de ses assistants, Johannes Kepler, pour ses lois sur les mouvements des planètes autour de leur étoile.

 


Tycho Brahe, Astronome Danois

machiavel-histoireL'Histoire est la base de la pensée politique de Machiavel. En rejetant l'habituelle autosatisfaction de l'historiographie et en ne partageant pas fondamentalement la vision traditionnelle de l'idéalisation de l'Antiquité, Machiavel recherche dans l'Histoire les raisons de l'échec politique de son époque.

 


Machiavel et l'Histoire

FlorenceLa Toscane est une destination touristique très prisée des amateurs d'art. Berceau de la Renaissance, Florence attire chaque année plusieurs millions de visiteurs qui viennent découvrir les œuvres de Botticelli ou de Michel-Ange. Lorsqu'on évoque les Médicis, c'est le mécène Laurent le Magnifique qui vient immédiatement à l'esprit. Pourtant, Florence et la Toscane actuelles doivent beaucoup aux grands-ducs du XVIe-XVIIIe siècle. Loin d'être des descendants peu glorieux de Cosme l'Ancien et de Laurent le Magnifique, ils ont régné sur un duché qui eut une place particulière en Europe. S'intéresser à ce grand-duché, c'est s'intéresser au passage d'une république au principat à l'époque moderne et à la construction de l'État moderne.

 


Le grand-duché de Toscane des Médicis (XVIe-XVIIIe siècle)

monument-des-decouvertes_940x705bDans le phénomène que les historiens ont longtemps appelé « Les Grandes Découvertes », les Portugais font figure de pionniers. En effet, dès la première décennie du XVe siècle, les navires lusitaniens commencent par longer les côtes occidentales de l’Afrique, continent qu’ils vont finalement contourner à la fin du siècle pour entrer dans l’océan Indien et s’y installer durablement. Parallèlement, dans le contexte de la rivalité avec l’Espagne, le Portugal découvre son Amérique, avec ce qui deviendra le Brésil, et échoue en Chine au début du XVIe siècle.

 


Les découvertes portugaises (XVe-XVIe siècles)

FraMauroMapA la veille de ce que l’historiographie a appelé « les Grandes Découvertes », l’Occident chrétien a une vision géographique du monde où se mêlent influences grecque, religieuse et empirique, avec une pointe de mystères, bien loin de ce que les explorations et conquêtes des XVIe et XVIIe siècles vont permettre, changeant de manière décisive la façon d’appréhender le monde, pour entrer dans la modernité. Les premiers explorateurs, tel Christophe Colomb, sont ainsi encore des hommes du Moyen Âge.

 


Le monde vu par les Européens au XVe siècle

cornaroLe XVe siècle est le moment où tout bascule pour la Chypre des Lusignan. Maîtres de l'île depuis la fin du XIIe siècle, les seigneurs latins plient devant les pressions conjuguées de Gênes et du sultanat mamelouk. Leur choix de se tourner vers Venise les mène à leur perte : à la mort de Jacques II, c'est sa femme la Vénitienne Catherine Cornaro qui monte sur le trône, avant qu'elle cède finalement la place au gouvernement de la Sérénissime, en 1489. Chypre devient une colonie vénitienne pendant près d'un siècle, jusqu'à ce qu'elle attise l'appétit des grands rivaux de Venise, les Ottomans.

 


Chypre, de Venise à Constantinople

squelettes-ferte-loupiere-728a1A la fin du Moyen Âge, les princes mobilisent le système du mécénat pour leur dernière demeure, édifiée de leur vivant. La société de l’époque est marquée par le phénomène de la mort, comme le montrent par exemple les danses macabres. Se développe ainsi un ars moriendi, des ensembles d’instructions visant à préparer le chrétien à la mort. On publie des guides illustrés où l’on montre le combat entre les forces du mal et celles du bien, ayant pour théâtre le lit du mourant. Pour bien mourir, il faut éviter certains écueils, comme l’orgueil ou l’avarice. Or, les princes organisent de façon somptuaire leur mort. L’art funéraire qui se développe à la fin Moyen Âge est-il alors la manifestation d’une piété particulière, ou une manifestation artistique contingente aux nécessités dynastiques ?

 


Le prince, les arts et la mort (XIVe-XVIe siècles)

250px-Jugement_dernierA la fin du Moyen Âge, de retour à Rome, le pape est le seul à pouvoir rivaliser avec le roi de France, car il est à la fois souverain spirituel et temporel. Ce pouvoir et cette rivalité s’expriment par le biais des arts avec, en ce qui concerne la papauté, l’importance centrale et retrouvée de Rome, fondement du pouvoir du pape et de sa légitimité par l’héritage de saint Pierre, et ce même si plusieurs papes exercent leur mécénat dans d’autres villes, comme Sienne, Savone ou Florence. Durant la période, le lien avec Rome ne fait que s’accentuer.

 


Les papes, Rome et les arts (XVe-XVIIe siècles)

tordesillasLes réflexes ethnocentristes sont tenaces et, au moment où les Borgia redeviennent à la mode grâce à une fiction bien peu fidèle à l’histoire, certains en sont encore à considérer le monde du tournant XVe-XVIe siècle comme uniquement européen, et centré sur les enjeux du Vieux Monde. Or, le « concert des nations » au XVIe siècle, ce n’est pas uniquement « quatre, cinq pays : l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, l’Angleterre et la France »*, bien au contraire. L’année où Rodrigo Borgia est élu pape, 1492, est même ce que l’historien Bernard Vincent appelle « l’année du monde ». Partons donc à la découverte de ce monde, accompagné par les Borgia, entre l’élection d’Alexandre VI et la mort de Lucrèce (1519).

 


Le monde à l'époque des Borgia

borgia_mosseL’année 2011 est l’année des Borgia, cette famille mythique, qui a défrayé la chronique à la Renaissance. Parmi les figures emblématiques de l’accession au pouvoir par tous les moyens possibles, nous avons Rodrigue le père, Lucrèce la fille, la palme d’or revenant à César le fils qui a servi de modèle à Machiavel pour son ouvrage « Le Prince », un des plus grands criminels de la Renaissance. Tout est bon pour parvenir à ses fins, par tous les moyens, sans scrupules aucuns. Enfin, François qui relève le niveau chrétien de la famille et qui fut béatifié.

 


Les Borgia : Une famille de la Renaissance

festins_nocesEpoque d'innovation, la Renaissance ne connaît pas seulement l'essor des arts mais un prodigieux changement dans la manière de s'alimenter offrant pour les puissants une vision totalement différente de leur représentation du monde. La fascination pour l'Italie, les réflexions des humanistes, l'invention de l'imprimerie, la découverte de l'Amérique, la réforme protestante, tous ces événements ont une influence sur les façons de manger, de cuisiner, et aussi sur les ''bonnes manières'' de table des contemporains de François Ier et de Catherine de Médicis.

 


Festins et cuisine de la Renaissance

paolo-sarpiL’idéologie du patriciat vénitien, classe dirigeante de la République de Venise à l’époque moderne, se caractérise par la forte imprégnation de la pensée juridictionnaliste. La suprématie de la noblesse de la Sérénissime s’exprime, de façon liminaire, par un juridictionnalisme exacerbé, qui permet de défendre les intérêts de l’État en matière de politique étrangère et, donc, de préserver l’omnipotence du groupe patricien au sein de la société vénitienne elle-même. Plus qu’une politique anticuriale, il s’agit d’une idée politique à part entière, proche de la raison d’État, qui vise à la conservation et à la perpétuation des intérêts vénitiens face aux velléités pontificales.

 


Le juridictionnalisme vénitien à l’époque moderne

camp_du_drap_dor_-_tenteLe Camp du Drap d’or, surnommé le Bivouac de Luxe, est la rencontre de deux rois, le 7 juin 1520 : François Ier roi de France et Henri VIII roi d’Angleterre, afin de conclure un traité d’amitié pour combattre l’offensive de Charles Quint. Il en aura couté deux cent mille livres à l’Etat en festivités, mais aucun traité d’alliance n’est signé et Charles Quint gagne encore la partie…

 


L'entrevue du Camp du Drap d'Or (1520)

FlorenceAu sein de l’histoire universelle, les complots, conjurations et attentats furent nombreux, et alimentèrent de nombreuses polémiques, changeant parfois le cours des choses. La conjuration des Pazzi, qui se déroula à Florence en 1478, est l’exemple caractéristique de l’échec d’un complot politique à l’époque moderne. Ange Politien, intellectuel et membre de renom de la chancellerie florentine, proche de Laurent de Médicis, a notamment écrit l’histoire de cette conjuration, qui bouleversa considérablement les Médicis et leur façon d’appréhender et d’exercer le pouvoir au sein de la République florentine. Dès lors, suite à l’échec de la conjuration des Pazzi, les Médicis entrent dans la légende, et Laurent de Médicis devient le « Magnifique ».

 


La conjuration des Pazzi (1478)

buongovernoLe « miroir aux princes », si l'on s'en tient à la définition proposée par l’historien Einar Már Jónsson, est un genre littéraire, corrélé au traité politique, qui apparut au sein du monde carolingien au cours du IXe siècle, et qui émergea dans l’historiographie allemande au début du XXᵉ siècle, d’abord chez Albert Werminghoff, puis chez Ernst Booz. Ces ouvrages étaient destinés aux princes, comme leur nom l’indique. Ils consistaient en des recueils présentant une somme de préceptes moraux à suivre par le souverain dans l’optique du meilleur gouvernement religieux possible.

 


Le miroir aux princes (IXᵉ - XVIᵉ siècles)

Palais des Doges, Venise.Selon l’historien moderniste italien Marino Berengo, l’Italie, à l’époque moderne, est un espace composé de « patriciats » dans chaque ville, autrement dit de groupes sociaux dirigeants, qui détiennent l’essentiel du pouvoir, et qui appartiennent aux strates supérieures de la société. Hérité de la tradition romaine et de la notion antique éponyme, le patriciat se distingue de la noblesse par la charge publique qu’il détient au sein de la cité.

 


Le patriciat vénitien à l’époque moderne

machiavel

La « ragione di Stato », en français la « raison d’État », est un concept de philosophie politique qui apparut dès le XVIe siècle dans l’espace italien. Cette idée permettait alors aux États de justifier leurs actions, si illégales soient-elles, au nom du bien public et dans l’optique de la conservation et de l’exercice du pouvoir politique. Pendant longtemps, l'on a considéré Nicolas Machiavel comme l'inventeur du concept. Mais qu'en est-il vraiment ?

 


La raison d’État (XVIe - XVIIe siècles)

francoisLa transition entre le Moyen Âge et l’époque dite « moderne » est généralement appelée la Renaissance. Ce terme est cependant plus attaché au domaine artistique que politique, et l’on sait les débats qu’il provoque, et pas uniquement sur ses bornes chronologiques. Ce qui nous intéresse ici est de savoir si, entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle, la notion de prince a évolué, s’il y a vraiment rupture entre le prince du Moyen Âge et celui de l’époque moderne. Nous nous concentrerons sur le « modèle » italien, puis sur l’évolution en France.

 


Le prince à la Renaissance

aztquesLe récit de la « découverte » des Amériques par Christophe Colomb et ses successeurs, qui deviennent bien vite des conquérants, est connu. C’est moins le cas de la situation du continent à la veille de cette conquête, à l’exception des Aztèques et des Incas, parce que ce sont des empires qui entrent en conflit avec les Européens dès leur arrivée. Quelles étaient alors ces Amériques à la veille de la conquête ? Tous ces peuples étaient-ils connectés, comme l’étaient ceux du Vieux Monde ?

 


Les Amériques avant la conquête

CharlesV_FranoisILa Paix des Dames, appelée aussi Traité de Cambrai est l’aboutissement final et heureux d’une grave situation opposant deux cousins ennemis: François Ier et Charles Quint. Seules deux grandes dames pouvaient résoudre ce conflit : Louise de Savoie, mère du premier et Marguerite d’Autriche, la tante du second. La paix sera pourtant de courte durée, le conflit entre les deux ennemis jurés de l'Europe reprenant dès 1536...

 


La paix des Dames : le traité de Cambrai (1529)

captura_atahualpa66Le 16 novembre 1532, l’empereur Inca Atahualpa fut capturé au milieu de sa suite par un petit groupe d’Espagnols dirigé par Francisco Pizarro. Cette attaque audacieuse, doublée d’un effroyable massacre, allait sonner le glas de l’empire inca et amorcer sa conquête par les Espagnols. Pourtant, rien ne laissait présager qu'une poignée d'aventuriers espagnols allaient, en un seul jour, porter un coup fatal au plus vaste empire de l'Amérique précolombienne.

 

28416926marignan-gifL’histoire mouvementée de la dynastie angevine, vassale du roi de France, dans le royaume de Naples est centrale dans le déclenchement des guerres d’Italie, au moins autant que les rivalités entre cités de l’Italie du Nord, Venise et des Etats pontificaux. C’est donc avec Charles VIII que commencent vraiment les guerres d’Italie, à savoir l’intervention directe du roi de France dans la péninsule. Elles vont avoir une importance considérable pour l’Italie, mais aussi pour la France et la situation internationale, au-delà même de la Méditerranée.

 

Cateau-CambresisLe 3 avril 1559 avec la signature du traité de Cateau-Cambrésis, prennent fin les guerres d'Italie (1494-1559). Signé par le Roi d'Espagne Philippe II et le Roi de France Henri II, ce traité résulte de négociations menées près d'Arras. Il marque incontestablement la défaite des menées françaises en Italie, puisque les Valois n'auront pu mettre la main ni sur le Milanais, ni sur le royaume de Naples.